‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dans (volume 3)Chapitre 24 sur 54 · MARCS · texte numérisé non relu

MARCS

Ou résidui du iesHvage des $oude$ artifidelUs, tmptoyé» oommpmûrtieP'cinwru.

Dans pluflieurs fabriques ofaimiqoes oa jetle c«rtaios jrésidua qae Too juge inutiles, seulement parce qa'on ii*a pat cherohé à quels usages ils pourraient servir. Un fabricant de savon,. ne sachant que faire du dépôt noiir et sulfuré qui résulte du lessivage des soudes d4a commerce, retendit encore humide dans les allées de son jardin. CeUe couche prit une grande consistance, et devint bientôt 'presque imperméable à la piuie; les tàLéés semblaient toufours sèches. Aucune herbe, aucune 'végétation ne se manifesta sur cette espèce de ciment ; mais les plantes qui en étaient voisines à quelques pouces périrent. Ce fabricant fot enchanté ^'avoir ainsi 4rouvé un moyen de tenir ses allées propres, sans que le Jardinier eût la peine de les nettoyer. Il les sabla par-dessns Ten*dnll, et les conserva ainsi toujours sèches. Quelque temps après^, ayant besoin de faire repaver sa cour ^ il se servit du résidu de soude «n platce de mortier. Gela réussit parfaitement, et les pavés adhérèrent avec tant de force , que les plus lourdes voitures n'ont pu depuis les 4i>rai»ler.

MASSICOT C Fabrication du J.

Le procédé le plus usité dans les arts pout çt^^^^x

l44 ^E8 SECRETS MODERNES

le massicot y consiste à convertir directement le plomb en cet ozide , par i*actipn simultanée de l*air et de la chaleur.

Pour la préparation du massicot, on se sert d'un grand fourneau à réverbère, dont l'aire est légère-^ ment concave jusqu'à son centre , et dont les bords sont presque plans : on j place le plomb j qu'on y entretient fondu à Taido d'un foyer situé au-dessous de Taire. La surface du métal éprouvant un commencement d'oxidaiipn, se convertit en une pellicule que Ton retire sur les bords au moyen d'un ringard; il se forme bientôt et successivement d'autres pelli* cules , qu'on sépare de la même manière jusqu'à ce que la totalité du plomb soit réduite en pellicules. A cette époque, on augmente le feu Jusqu'au rougebrun 9 pour achever l'oxidation des pellicules» et les amener, pour la plus graudp partie » à l'état de protoxide jaune ou massicot. Quand la matière a acquis cette couleur, on la fait tomber sur le plancher de l'atelier, et on la refroidit en l'arrosant avec de l'eau ; mais comme elle contient encore une certaine quantité de plomb métallique qui a échappé à l'oxidation , et qu'il faut séparer avec soin de 'la portion oxidée, on triture la matière , puis on l'agite daos des tonneaux remplis d'eau : le plomb métallique se dépose en raison de sa pesanteur ^ tandis que le protoxîde reste quelque temps en suspension dans l'eau, que l'on décante avec promptitude. Pour mieux diviser le massicot, et le rendre plus propre aux usages auxquels on le destine , on le broie sous la meule avec de l'eati) puis on le délaie dans ce liquide, et on le laiiie dépo$er.

DES ÀBTS BT HÉTIBR8. 1^5

BIASQUES C Fabrication desj.

Cette fabrication exige de l'adresse , une certaine habitude , et beaucoup de moules , qu'on appelle creux. Ces moules, qui ordinairement sont en plâtre , ne le sont pas exclusivement. M. Chol, de Paris, successeur de Marassi, et qui a une fabrique considérable de masques , se sert pour les moules d'une composition qui lui est particulière, qui se mOuIe aussi bien que le plâtre, et présente une plus grande solidité. Ces moules sont cuits et ont l'aspect de la brique.

On distingue deux genres de masques, quant à la matière dont ils sont formés : les masques en cartoUf les masques en cire.

Masques en carton. Le papier dont on se sert pour former ce carton , est connu dans le commerce sous la désignation de papier tfos-à-homme ; c'est une sorte de papier assez fort, gris-blanc, non collé, don,t la rame pèse de 17 a 18 kilogr. On prend ce papier feuille à feuille , on les plie en deux dans le sens du pli que la feuille présente déjà lorsqu'elle a été mise en main ; on colle avec de la pâte de farine ces deux parties Fune sur l'autre, ce qui donne l'épaisseur du carton. On entasse toutes ces feuilles ainsi collées Tune sur Tautre ; et lorsque le tas est assez considérable, on le couvre d'une planche de bois dur, et on met dessus un poids assez lourd. On laisse bien prendre la colle, et l'on n'emploie le papier que lorsqu'il est desséché au point seulement de conserver encore de la moiteur.

l46 LES SECRETS MODERNES

Alors on plie chaque feuille de carlou en deux dans sa longueur^ comme on pHe le papier dans, une imprimerie pour former rin'4'** On pose ensuite sur ce carré un patron en carton qui 4Qnne la moitié de la figure qu'qp v.eut iiniter, et, à l'aide d'un outil en laiton fait en langue de carpe^ dont le tranchant est bien arrondi, on trace tout autour les traits nécessaires pQur indiquer la p^^oe de la coupure. Dans la vue d'éconoii^iser le papier., on plape la partie droite du patron sur le bçrf} de la. feuille du ca]:ton doublée, opposé au pli qu'on avait fait avant de niarquer. les traits. Ou pose^ensuUe la feuille dpubléje sur le bord de la table ; et, appuyant la main gauche à plat sur le côté où. est ie pli, on4^chirç^ ep smyant:les:|tra^ts, les deux épaisj^eurs de carton d'un seul coup. Il est important, dans cette opération, de ne pas se. servir de ciseaux , afin qu'il reste de^ rebarbes de papier sur les bords qui doivent se coller l'un sur l'autre.

On découpe ainsi deux moitiés .du même masque, et le carton qui reste entre ces deux parties c^t étendu et sert à d'autres masques..

"Voici comment on prépare le patron,.: On prend le quart d'une feuille de papier , on le coupe d'un côté de manière à ce que, placé vertica^çmcjut dans la direction, du miilieu du front, du menton et 'du nez» il touche tout le fond du moule ; ensuite on Je couche sur la moitié delà figure, afin qu'il remplisse bien exactement toute la moitié du moule : par tâtonner ment on .parvient à le perfectionne^.

Lorsque le carton est préparé aiftsi que nous venons de l'expliquer, et qu'il conserve uçe moiteursuûjsanle, on le livre à l'ouvrier chargé de le mouler*

BBS à&SS Et 'HiTIERS. 14?

Celui-ci prend le moule devant lui,- et ^ à Taide d*uii pinceau , il le frotte légèrement aveo du saindoux , afm que la colLe puisse ii4B pas y ppendi^e. li enduit ensuite Tintérieur de la moilié du moule aveo de là colle de farine^ à l'aide d'un pinceau; il place dessus une des deux pièces de carton « et la force, avec les doigts^ à s'appliquer sur toutes les parties delà? figure et du creux^ de manière que Je carton ^ dépasse le bord de deux à trois lignes au plus.

Ce côté à peu près terminé , il passe d9 la pâte sur Tautre moilié de la figure, et il pose dessui le cartOD^. dont il colle aveo soin d'abord la ligne sur laquelle ils se joignent ; ensuite il opère comme il a fiait pour l'autre moitié, et il rectifie le tout. Il laisse suffisamment sécher dans le moule , et passe' à un autre. ■-

On fait sécher à l'air libre lorsqu'il fait très-seo et très-chaud, ou bien on se sert d*une étuve» Alors on procède au réparage , qui consiste à voir %\ toutes les parties sont bien collées. Lorsqu'on aperçoit quelque défaut, on soulève le papier en le^ déchirant ave6 une pointe , on fait passer de la colle de farine, pardessous, et Ton applique dessus les parties qu'on avait soulevées. On répare de la même manière toutes les imperfectioDg;

Sur six jours dont se compose la semaine.ouvrable, cinq :Sont employés au moulage, et le sixième au réparaj;e. C'est dana cet état que le mouleur livre sei pièces au coloriste.

Cet ouvrier porte à la cave les masques entassés , et il les y laisse toute une nuit; là ils reprennent une légère hunaidité , nécessaire à la réussite des. opéra-

148 LES SBCaStS MODBRltM

lions subséquentes y qui consistent à les peindre et à les vernir.

.^>vànt d'aller plus loin, il est nécessaire de dire que Touvrier, dans toutes les opérations qui vont suivre, doit avoir une quantité sufiBsante de moules en relief de la même figure qu'il travaille , afin de déposer sur cbacon d'eux le masque, au fur et à mesure du Ira- Vriil , pour qu'il se sèche séparément et sans que les masques soient entassés les uns sur les autres. Sans cette précaution , l'intérieur des masques se salirait; et il est important de conserver cet intérieur très-propre^ puisqu'il doit s'appliquer sur le visage. Ces moules se font comme les masques , et dans le okème creuft^la seule différence consiste en ce qu'on y emploieune plus grande quantité de cartons, afin de leur donner une plus grande solidité.

L'ouvrier coloriste passe d'abord sur toute la surface de chaque masque une couche uniforme de eouleur de chair très-pâle , délayée avec de la colle de peaue Cpettc cc^le est nécessaire pour donner de la consistance au carton. Il laisse sécher sur les reliefs^ eMorsque la couleur est bien sèche, il porte à la. cave pour faire prendre, pendant une nuit, la moiteur nécessaire pour le second réparagCi que les towrrier» appellent éiniuehagh.-

Le lendemain matin , il examine chaque masque l'un après i^autre; et lorsqu'il aperçoit que quelque partie n'a pas bien pris la forme du moule, il le replace! dans le creux, et à l'aide d'un instrument en buis ou en ivoire bien arrondi, ou avec une dent de loup enfoncée solidement dans un manche, il

|>B8 ABTS ET Vll^TIER9. l^Q

tai fait prendre, par le frottement, U forme da moule 9 qui avait échappé d'abord au premier travail. Il répare ainsi tous les défauts qu'il .peut remarquer, et les fait disparaître avec tous les soins que Tadreswe et rintelligence peuvent lui indiquer.

Le même ouvrier passe une seconde couche ou teinte de couleur de chair> délayée avec de la colle de farine. Cette teinte est appropriée à Tâge ëtatt sexe. Il y a quatre nuances différentes : la première^ qui est la plus rosée, est pour les enfans et les feai* mes; la seconde pour les jeunes gens; la troisième pour Tâge mûr, et la quatrième pour les vieillards.

Après cette opération , on les farde avec du rouge de toilette, dans lequel on mêle un quart de carmin « Pour étendre le fard, on se sert d*un tampon de laine filée et non tordue. Ce tampon , de la grosseur du petit doigt et d*environ six pouces de long, lorsqu'il est neuf, est formé de fils de laine étendus et roulés dans un morceau de papier collé par^-dessus, présen<^ tant l'aspect d'un petit bâton très-solide. On enlève sept à huit millimètres de papier par les deux bouts, on éparpille la laine , ce qui forme une espèce de brosse. Un côté sert à prendre le fard , Tautre sert à l'étendre et à le fondre , en termes d*ouvrie> ; c'està-dire^ à adoucir la nuance sur les bords, comme le pratiquent les petites-mattresses pour donner le ton incarnat aux joues, au front, au menton, etc.

On peint ensuite les différentes parties qui doivent Télre, avec les couleurs les plus fines délayées à la gomme arabique, et employées pour la miniature. Ces couleurs, appropriées, soit au caractère de la figure , soi^ à ses différentes parties y soûl xiv\^^% ^w

l5o XBS SECRETS SOlDERUBlS

œuvre par des mains exercées , qui peignent aussi les dourcils, les favoris ^ les cils, les lèvres, etc. Lorsque ces couleurs sont sèches, on passe sur le tout un encollage de colle de farine claire > qu'o» laisse bien sécher. Cet encollage est indispensable pour empèoher quele vernis, qu'on passera plus tard, ne tache la figure. On couvre ensuite toute la surface avec un vernis blanc à Fesprit-de-vin , lorsque TencoUage est parfaitement sec. On laisse sécher toutes ces couches «ur les moules en relief.

Alors on perce les yeux, les narines, la bouche» avec des espèces de serpettes bien trempées et extrêmement tranchantes. On rogne les masques avec des fiiseaux , c'est-à-dire qu'on enlève Texcédant do carton qui dépassait le moule ou creux. On les met en douzaines, par paquets, pour les livrer au com:meree.

Masques en cire. On les distingue en deux sortes^ qu'on désigne sous tes dénominations de masques de Paris, qui sont légers et très-diaphanes, et masques de Venise à qui sont moins transparens et presque le double plus lourds. Il y a donc deux manipulations y qui >ne diffèrent qu'en très-peu de chose l'une de l'autre, et que nous allons faire connaître. Nous commencerons par ceux de Paris.

La base de ces masques n'est pas le carton, comme dans les préoédens, mais la toile de lin fine et à demi usée. On achète de vieilles chemises ou tout autre linge très-fin; on coupe la toile avec des ciseaux, sur des patiy)tis, comme nous l'avons indiqué pour les pitemiers masques.

Aprèa aroir graissé le moule, et avoir passé la colle

DtS ÂtitS ET HétfBRS. l5l

sur le creux , comme nous Tavon» dit pour tes masques en carton , on pose une toile sur la moitié de la figure^-^n retend bien, et, pour lui faire prendre toutes les formes , on tape sur la toile atee une brosse à poils courts, a6n de forcer la coite' à bien imbiber la toilcsèche. On l'étend ainsi parfattemèdt ; mais il arrive souvent que la toile fait des plis qu*dn ne peut pas faire disparaître: alors on pince ce pli, qo^on relève verticalement, on te coupe avec des ciseaux, on fend un peu la toile de chaque côté , et on la colle Tune sur l'autre; cela évite des épalsàreurs qui troubleraient la transparence. On place de même l'aiitre morceau de toile qui doit faire la seconde moitié de la figure.

Sur ces deux tiioi'ceftux de toile , on en place deux autres semblables , de la même manière et avec les lùêmes précardtions. Il fant avoir soin , dans ces deux opérations successives, de bien coller les deux jointures, qui doivent se recouvrir de quelques millK mètres.

Après i|ue te mssque est bien sec , on lui fait subir toutes les opérations du r^parage et de Véifauchagc que nousavons décrites pour les masques en carton.

On les peint ensuite avec plus de soin et plus d'art que les autres. Toutes les couleurs doivent être trèsfines. La manière de composer les teintes exige un travail particulier. Le masque de Paris ne reçoit qu*une sente teinte uniforme; il faut par cette raison qu'elle soit bien appropriée au caractère de la figure, l^orsque cette première teinte est bien sèche , on peint le masque avec soin , et Ton n'emploie, comme nous l'avons dit , que des couleurs fines déla^ée^ qc<(^^

iSa LBS SECRETS MODfeBNES

de la gomme arabique légère, et on laisse ' bien sécher.

Alors on les plonge verticalement l'un après l'autre dans un vase qui contient de belle cire blanche presque bouillante. Après quelques instans d*immepsion, on retire le masque, on le laisse un moment •'égoutter : la cire se fige , et le masque est alors prêt à être verni , comme nous Tavons dit pour les précédons. Telle est la fabrique deSf manques dil&de Paris.

Ceux dits de VenUê diffèrent peu de ceux-ci : on colle d'abord une feuille de papier simple sur . le creux, en deux temps » une moitié de la Bgure à chaque fois, et ensuite on colle par-dessus les deux épaisseurs de toile, comme pour les masques dits de Paris»

Le masque de Paris ne reçoit qu'aune seule teinte sur tout le masque; celui de Venise en reçoit trois pour les caractères jeunes, et deux au moins pour les caractères plus âgés.

Toutes les autres opérations sont les mêmes pour les deux espèces de masques, ainsi que l'immersion dans la cire bouillante; mais on ne vernit pas le masque de Venise , ce qui lui conserve le velouté de la peau , en nuisant cependant à sa solidité. Ces sortes de masques sont plus lourds, à cause du papier, et parce qu'ils se chargent d'une plus grande quantité de cire, qui s'imbibe et dans le papier et dans la toile ; mais ils se déforment bien plus facilement que les premiers.

Outre ces masques qui couvrent toute la figure , il ea est d'autres qu'on nomme d dominai ceux-ci

DS8 ÂKT8 BT MillEBS. t55

n^ont pas de menton 5 et sont coupés à la hauteur de la lèvre supérieure, •

MASTIC IftITUMINEUX.

Le bitume minéral que Ton emploie dans la corn-» position de ce mastic, se tire de plusieurs mines en France > et notamment de celles dites de TObsann ( Bas-Rhin ) , du Parc ( département de FAin ) , du Puy-de-la-Poîx (déparlement du Puy-de-Dôme). On peut appliquer au inéme usage le bitume ou goudron extrait de la houille.

Préparation du mastic iitïimineum. Dans les deux localités où sont les exploitations les plus considérables de bitume glutiueux, on trouve à proxi* mité un calcaire imprégné de bitume très-propre à la fabrication du mastic. On le fait dessécher fortement, après l'avoir concassé en petits morceaux, puis on le broie en poudre fine ; on le tamise^ et on le délaie à chaud dans le cinquième environ de son poids d*asphalte fondu. On doit ajouter le calcaire par petites portions, et en remuant sans cesse à l'aide d'une forte spatule ou ringard en fer^ afin que le mélange soit bien intime , et qu'aucune des parties ne se détériore ou ne se carbonise par une trop grande élevation de la température.

Dès que l'espèce de pâle ainsi préparée est bien homogène, on la puise à l'aide d'une cuiller en fer, et on la porte dans des moules rectangulaires à cla-

fS4 £BS S^GBETS M0DESVB8

Tettes, a88ujétÎ8 sur une sorte de chantier en planche!»^ dressées y recouvertes de forte tôle.

Les parois de ces moules doivent préalablement être enduites d'une légère couche do mortier de terre et d^eau, afin de prévenir Tadhérence que pourrait contracter avec elles le pain de mastic^

On laisse refroidir complètement le mastic ^ on démonte les côtés des moules , et Ton enlève au moyen d*un ringard le parailélîpipède solide , toujours plus ou moins adhérent à la tôle.

Les pains de mastic ont communément 18 pouce» de longueur, 1 a de largeur et 4 d'épaisseur; ils pèsent de 3i à 34 kîlogr.

On peut remplacer 9 dans la composition de ce mastic , une partie du bitume glutineux minéral, par le goudron de houille épuré, et le calcaire bitumineux , par un mélange de craie tamisée et de ciment pilé ou pouzolane.

Le goudron de houille s^épure en lui enlevant, par des lavages réitérés, la plus grande partie de» acétate, hydrosulfate et sous-carbonate d'ammoniaque qu*il contient, puis le dépouillant de l'eau et de la plus grande partie de Thuile essentielle qu'il re-^ tient, par Tébullition dans une chaudière munie d'un couvercle et d'un réfrigérant, afin de condenser les Vapeurs. Lorsque le bitume de houille est ainsi épuré et amené à l'état de consistance ferme et légèrement élastique, qu'on reconnaît en en versant un peu dans l'eau fraîche, on le fait écouler dans une chaudière en fonte non couverte, et on y ajoute environ un poids égal d'asphalte^ puissuocessivemeot, et par

ïtJES AIITS £T MÉTiBftS. 1 5S

petites portions, un mélange de craie et de ciment en poudre très-fine et complètement sèche.

Emplois du mastic-titumc.

Le mastic dont nous venons de décrire la préparation^ est expédié en pains, et s*applique à un assez grand nombre d'usages ; il présente surtout des avantages marqués dans les constructions suivantes :

Terrasses à l'italienne, auvents» éalcons,rejoin^ toytment des dalles, scellement des havres de fer , enduits des chapes de voûte et des platelages des ponts, chaperons des murs, briques mastiquées au haut des cheminées, réservoirs d'eau, caves citernées , aqueducs , conduites des jardins , ia^ voir s de iaint, carrelages des salles de tains, enduits sous les parquets, silos pour conserver les grains , fosses d'aisances.

Terraàses en mastic minérat

Le plancher d'une terrasse doit être couvert d'une couche de plâtre ou de mortier de 8 lignes au moins d'épaisseur» et avoir une inclinaison régulière de iS lignes à a pouces par toise.

Le mastic pèse environ 72 kilogrammes le pied cube. Il en faut -couler une épaisseur de 4 ^ ^ lignes sur une terrasse; on attend, autant que possible, que Taire en mortier soit bien sèche pour en faire Tapplication. On peut néanmoins procéder à cette opération , quoiqu'il y ait encore de l'humidité, en prenant les précautions qui vont être ci-après indi** quées»

lS6 tSS SBCRKTS MODBRNEg

Fusion du mastic. On opère cette fusion dans une chaudière. Le mastic doit être brisé en très-petifs morceaux, et il ne faut pas remplir la chaudière tout à la fois, mais en ajouter peu à peu et au fur et à mesure que la fonte a lieu. On doit faire un feu vif et soutenu, et brasser fréquemment à Taide d\ine spatule, soît pour accélérer la fusion, soit pour empêcher le mastic de s*àltacher et de se calciner au fond de la chaudière.

On dispose le foyer du fourneau de manière à ce que la flamme ne puisse pas alteiûdre le bord» de la ehaudière, afin d'éviter que le feu ne s*y mette. Cependant, si cela arrivait, il suffirait de bien couvrir

la chaudière pour Téteindre. Il faut bien se garder

surtout d'y jetçr de Peau. Il ne doit rester entre l'aire

en plâtre et le mastic aucun corps détaché, ni la

moindre poussière ; on les fait disparaître au moyen

d'un soufflet.

Les règles destinées à contenir le mastic coulé

seront placées en ligne droite, parallèlement au côté

intérieur de la terrasse , et à 2 pieds de distance du

bord. Il faut assujétir ces règles par le moyen de

quelques poids ou gueuses de fonte , dont on aura

soin de les charger. *■

Mastic à une seule couche, apjdiqué immédiate'm,ent sur Vaire en piâtre, (Celle-ci doit être parfaitement sèche, afin d'éviter les soufflures. ) •

Tout étant disposé comme nous venons de lé dire, et la fusion complètement opérée, on procédera alors au coulage» Le nlastic sera transporté dans un vase;

SM AJLTS ET METIEHS» 1 S/

on le versera dans le cadre, et ou l'y étendra avec la plus grande célérité, en ayant soin de le bien niveler à la hauteur des règles. Il faut se servir pour cela de spatules et d*uue réglette que Ton fait glisser transversalement sur les deux règles fixes parallèles.

Dès que la couche se trouve bien nivelée, et qu'on n'a plus à y toucher, il faut, |)endant que le^mastic est encore fluide, le recouvrir, par le moyen du crible, d'une légère couche de sable chaud préparé à cet effet dans une marmite tenue sur le feu.

Lorsque la première table se trouvera ainsi formée, et que le mastic aura acquis une certaine consistance» il faudra détacher les règles qui se trouveront collées contre le mastic « mais dont il sera facile de les séparer avec une lame de couteau. Une seconde table sera coulée ensuite de la même manière, et l'on con* tinuera ainsi jusqu'à la fin.

Toutes les fables se trouveront, sans aucun doute, parfaitement soudées entre elles ; mais il restera néanmoins sur les coutures des inégalités ou des aspérités qu'il faudra faire disparaître eu. y passant le fer. Ce fer doit être chaud, mais Jamais jusqu'au point de brûler le mastic, ce serait un incoavénient très-grave : cette circonstance j^ quand die a U<^u, se manifeste toujours par une fumée épaisse,, abondante, plus ou moin» jaunâtre et fuligineuse. •. jj

Si, avant de couler le mastic, on .ve.ut, passer sur la «terrasse- une légère couche, à la brosse, de bitume chaud concentré, ce sera une garantie de plus de la solidité de l'ouvrage. On peut encore obtenir un degré de perfection, en passant une couche de ce

brai minéral par*dessus le mastic ^ et le couvrant / avec du sable chaud.

Mastic à deux couches d'égale épaisseur , pouvant être appliqué immédiatement après t'enduit en plâtre.

Cette méthode est toujours préférable à la précédente, parce que la seconde couche fait entièrement disparaître les soufflures que Thumidité occaslone quelquefois dans la pretnière; on aura soin seuleikient d'éviter que les deux coutures ou les joints se «encontrent Tun sur l'autre , et de ne cDuler la seconde couche que lorsque la première sera entièrement refroidie.

Mastic inr tdite,

L^nsage de la toile enorpêche toute espèce de âbuf* ûures, même en appliquat^t le mastic à une seule couche; mais nous répéfotts encore que deux couches sont toujours préférables, ti iànl employer pour cela delà grosse toile ebmmnnë enduite de brai ou de peinture au bitume» du c^té où elle repose sùr-raire» àHn dé' la préserver deseffôts de l'humidité ; la bien étendre sur Taire, et l'y Axer par une àdsez grande quantité de petit» clous.

A défaut de toile ,^oii peut employer du grb^ pépier gris pour prévenir les'*iuufnuréè. Il sera bon de le rendre adhérent à l'aire au moyen d'un enduit de brai bitumineux appliqué & l'Instant.

DBS ARTS £T BUSTIERS. iSqf

Il est toujours avantageux de border les terrasses avec uDOvraDgée de briques cimentées à chaud e» nastic bitumineux.

Moitié tt earreaux\t

Rien n'approche de la solidité de ce mode de con«» struction.

Il faut appliquer d*abord sur toute la surface de Taire une couche de mastic épaisse d'environ deux lignes, puis en couler une autre couche de 4a même épaisseur y sur laquelle le carrelage sera immédiatement établi. Il est utile que cette seconde couche ne soit coulée qu'au fur et mesure que Ton place les carreaux > et de la même manière que si l'on em*ployait du mortier ou du plâtre. Le mastic doit donc être très-'Ohaud et liquide 5 et les carreaux très-secs et privés totalement de poussière , à laide d'une forte friction, en se servant pour cela d'uue brosse ou d*un linge. Ces deux conditions sont à'ahsotue nécessité* Les carreaux carrés sont plus faciles à poser que ceux qui sont hexagones : enduits, après avoir été posés, d'une ou deux couches de peinture au bitume, Touvrage n'en est que plus solide.

Les procédés que nous venons d'indiquer pour les terrasses, seront en général les mêmes qu'il faudra suivre pour tous autres ouvrages analogues.

Citernes, pièces d'eau, caves, fosses d'aisance,

etc.

Il faut établir au fond de la pièce une forte couche

l60 LES SECfiETS MODERHBS

de bon mortier, fait , autant qne possible , avec de la chaux hydraulique. Lorsque ce mortier sera sec 9 on le couvrira, comme nous Tavons déjà dit, de deux couches de mastic de Tépaisseur de 5 lignes au moins chacune ; et 9 si Ton veut y ajouter un carre* lage, comme celui des terrasses , Touvrage en sera d*autant meilleur.

Lorsque cette opération sera terminée, Ton élèvera contre les parois du bassin un petit contre-mur en bonnes briques de 4 pouces dVpaÎKseur, dans lequel,, au lieu de ciment , il sera employé du mastio trèê^ chaud à une épaisseur de a lignes au moins dans tous les joints, même entre le mur principal et le contre-mur en briques. Les bavures qui sortiront par les joints du côté du parement, devront £tre rabattues et appliquées contre ces mêmes joints, à Taide d'un fer chaud d'un pouce de largeur.

Si les précautions indispensables ont été prises 9 les briques deviennent tellement adhérentes entre elles, qu'il est impossible de les séparer sans les briser en éclats.

Rejaintayement des dalles.

Les joints de dalles doivent avoir au moins 6 lignes de largeur, et de 8 à 9 lignes de profondeur; il faut les sécher et enlever entièrement avec le soufflet toute la poussière qui peut s'y trouver. Le mastic sera coulé tout bouillant dans Touverture des joints, et les bavures seront étendues (ou enlevées, s'il y en a trop ) aveo un fer.

Les chenaux pour les toits ^ les rigoles pour l'irri-

DES AftTS ET MÉTIEA8. l6^i

galion f etc. ^^etc. , doivent être formés avec des carreaux , des briques de champ ou des tuiles concaves, dites faitières, cimentées en mastic.

Il est expressément recommandé de ne jamais mélanger avec le mastic ni huiles ni graisses ; mais comme il arrive quelquefois que le mastic se durcit . trop et se dessèche , pour avoir été trop long-temps exposé sur le feu , il faut seulement y ajouter , dans ce cas, un peu de brai minéral, et il deviendra aussi coulant que dans son premier état.

On reconnaît en général que le mastic bitumineux est de bonne qualité , lorsque son grain est très-fin, sa superficie d'un noir luisant, comme polie; qu'il fond sans bouillonner; que des briques bien sèches, et légèrement échauffées , rejoint oyées avec cette matière, contractent une adhérence telle qu'on les brise plutôt que de les séparer : de telles épreuves démontrent jusqu'à l'évidence l'extrême solidité des ouvrages cimentés en mastic de bitume.

MASTICS C Préparation des J.

i" Mastic de iimaiHc de ftr. Il se compose de limaille de fer bien propre et non oxidée, ou de tournure de fonte douce piiée, de fleur de soufre exempte de corps étrangers, et de sel ammoniac ( muriate d'ammoniaque) en poudre, dans les proportions suivantes en poids:

Limaille. . • . , 5o parlic4^

Soufre a.

Sel ammoniac . i.

161 LB9 SEGAETS MODERNES

On mélange bien exactement ces Matières dans un mortier/, 04n y ajoute la quantité d^eau nécessaire pour que le tout soit humecté» et on- Temploiesans retard.

Ce mastic, ainsi préparé^au momeAt d'en faire usage , est introduit avec force entre les joints des chaudières et desaiutages en fonte ou en tôle; on l'y comprinne à Taide d'une chassô ou ciseau à matter, qu'on enfonce à petits coups de marteau.

11 se forme entre les particules de ce mélange un sulfure de fer qui produit une très-grande dureté ^ et un gonflement qui remplit très-bien tout le vide entre les pièces ajustées : aussi petit- on , avec ce mastic, boucher hermétfquement les joints très-ou- 'Verts dés tubes, ajutages, bouilleurs des machines à vapeur.

a^ Pour les pièces en fer que Ton boulonne sur des cylindres , tubes ou chaudières , qui doivent être chauffés à la température rouge, on se sert d*un mastic composé de

Limaille 4 parties.

Glaise non pyriteuse r %.

Ciment de tessons i.

On délaie le tout en pâte consistante, avec une solution saturée de sel marin. Ce mastic, interposé entre les pièces et serré fortement, résiste bien et devient presque aussi dur que la fonte.

5* Mastic pour (es garnitures fnétaUiques.

Rësine sèche ( arcanson ) en poids. . . 5 parties.

Cire jaune. . 1.

Ocire rouge x.

WLS A&VS BT HilIER». lC5

On fait chauffer Voore trè^^divisée , afin de la dessécher complètement , et on Tintroduit par portions dans le mélange de cire et de résine fondues ensemble; on remue en maintenant sur te feu )usqu*à oe qu'il ne se forrûe plus d*écume ; on laisse alors refroidir en agitant sans cesse 5 afin de tenir en su^peiïsion les parties pulvérulentes* Ce mastic sert, comme plusieurs autres 9 à fixer les ajutages et fermer hennéliquement les joints. Â cet effet, il faut le faire chauffer jusqu'au point de le ramollir suffisamment , et rappliquer sur les objets également chauffés d'avance 9 afin de les priver d'humidité. Cette sorte de scellement est très-solide, et convient aux appareils pneu-» matiques et à d'autres qui ne doivent pas être exposés à une température plus élevée que celle de l'atmo-^ sphère.

4° Mastic de cite jaune. La cire jaune ^ fondue et mélangée avee un dixième de jBon poids de térébenthine commune , peut sefvir de mâs|jc pour couvrir les bouchons ou fermer les joints d'appareils qui dégagent des vapeurs acides, à la température ordinaire ; on l'emploie aussi à enduire l'intérieur des vases en bois que Ton veut préserver de l'action des acides faibles» Pour faire usage de ce mastic, il suffit de le chauffer légèrement, ef de l'appliquer sur de» corps soigneusement desséchés.

5^ Mastic mou. On nomme ainsi un mélange fait à chaud, de cire jaune a parties; térébenthine 1 par-' tie ; et rouge de Venise , quantité suffisante pour colorer.

Cette composition refroidie prend une consistance assez ferme ; mais elle s'amollit suffîsamaïAut e,wVs^

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les doigts pour être étendae sans peine sur les joints à luter.

Le masiic moti est fort commode toutes lés fois que, rayant sous la main, il s*agît d^arrèter prom^ ptement une fuite. Il est préférable aux autres dans les circonstances où. Tappareil dont il lute les parties doit être transporté; car il cède, sans se rompre, à des mouvemens qui détacheraient ou feraient fendre la plupart des mastics même les plus adhérons. On se sert avec beaucoup d'avantage du mastic mou pour recouvrir les bouchons des flacons contenant du gaz ou divers liquides; il conserve beaucoup d^adhérence, . et n'est pas sujet'à se briser par les chocs, comme la cire à cacheter.

On doit s'assurer que les parties sur lesquelles on veut appliquer ce mastic sont exemptes de toute humidité ; on les essuie avec du papier non collé bien sec, ou du linge. Il est bon de soutenir les bourrelets qu'on forme sur les bouchons avec ce mastic, en les enveloppant d'une vessie ou d'un morceau de parchemin assoupli à Thumidité, et ficelant le tout fortement avec de la petite ficelle.

6^ Mastic de vitrier. On prépare ce mastic en faisant dessécher au feu de la craie ou blanc d'Espagne en poudre , et malaxant à la spatule sur une table de marbre cette substance, avec une quantité suffisante d'huile de lin, pour former une pâte consistante , mais ductile.

L'huile de lin doit préalablement avoir été rendue un peu siccative par l'ébullition avec un ou deux centièmes de massicot ou de litharge pulvérisée. On ne doit préparer le mastic de vitrier qu'en faible

DBâ AftTS ET MillEBS. l6S

provision 9 afin d'éviter qu'il ne 8*altëre avant son emploi. On le préserve du contact de Pair 5 en renfermant dans des pots et le couvrant d'une légère couche d'huile de lin : les vitriers, dans le même but ,^ le portent enveloppé d'un morceau de cuir souple.

7* Mastic des fonteniers. Il se compose de résine privée d'eau (dite dans le commerce arcanson) et de ciment de. brique. parfaitement sec 9 dans les pro^ portions suivantes ;

Ciment s.

On fait fondre la résine dans une marmite en fonte, sur le feu y et dès que la liquéfaction est complète, on y aioute par petites quantités le ciment, bien desséché d'avance et encore chaud; on opère le mélange bien intimement en remuant avec une spatule, puis on en forme des pains arrondis, en le puisant avec une cuiller de fer, et le posant par portions séparées sur une plaque en fonte ou en tôle , unie et huilée.

On emploie ce mastic pour sceller les robinets des fontaines, assembler et lier fortement les tuyaux en grès, etc. On doit, pour s'en servir, le concasser en petits morceaux , le faire fondre dans une cuiller ou marmite de fer, en le remuant sans cesse, et remployer dès qu^il a été amené, par la chaleur, à la consistance de pâte molle. Les objets sur lesquels on l'applique doivent être bien exempts d'humidité et débarrassés de toute poussière , afin de faciliter l'adhérence. On se sert d'un fer chaud pour étendre ou

i66 LES SEG&ETS MODERNES

modifier les formes de Tespèce de êoudure en mastic des fontenieris.

S'* Mastic de DihL Ce mastic se compose d'huile

*de lîn cuite ( dans laquelle on a fait dissoudre de

Toxide de plomb ) et de ciment de terre à porcelaine

en poudre fine, en quantité suffisante pour donner

au mélange une consistance plastique assez forte.

Ou • peut employer da eiment de briques bien cuites, de tessons de poterie de grès, d*argile calcinée, etc., etc., dans la composition de ce mastic, en place de terre à porcelaine , lorsque la teinte de ces matériaux n'est pas un obstacle à Taspect que l'on veut obtenir.

Le mastic de Dihl à ciment blanc acquiert une nuance de pierre très-convenable pour les re{ointoyemens des dalles et des pierres de taille, dans les endroits exposés à ta vue. Pour que cette application réussisse bien , il est nécessaire de nettoyer complètement les pints; on y. applique avec promptitude le xuastio à la truelle*, en le comprimant le plus qu'on peut , et le lissant aussitôt. S'il s'opère des fissures par le dessèchement, on les rebouche avçc du mastic nouveau, puis on lisse e& comprimant à la truelle.

On a fait. usage du mjême mastic avec succès pour im/irimer'.d'jaiie, première couche les bois exposé» à l'air, et surtout leurs joints : pour cet emploi^ on doit le délayer dans l'huile de lin siccative mêlée d'icssepce > et s*én servir comme d'une peinture à rhuiie ordinaire.;

M. Dihl a pris un brevet d'invention pour i'appli* calioade ce mastic sur de» toiles métalliques à larges jinaî))fis; les plateaux ainsi forpiés peuvent être cloués

DES AlLTS ET UETIEE8. idj

sur des terrasses, puis réunis par du même mastic introduit dans les joints. Cette méthode^ employée pour doubler les bassins, couvrir les auvents, etc., est moins sujette aux inconvéniens des fissures que celle de Tapplication immédiate du mastic sur les bois, le plâtre, les pierres; mais elle,|i*en est pas absolument exeinpte , et devient tout aussi dispendieuse que. les doublages en plomb.

9* Mastic pour tes houUiiUs. Le mastic bitumineux dont il va être parlé plus loin, mêlé à chaud avec un poids égal au sien de bitume épuré (dit brai minéral) i forme une excellente composition pour cacheter les bouteilles. La couleur noire de ce mastic ne; convient pas, à la vérité, à toutes les habitudes. : ainsi on le préfère pour les vins à cachet noir, les bouteilles d'encre, de. cirage, etc. ; niais pour diiférens autres vins, liqueurs, etc., on veut de la cire ou mastic jaunâtre, demi-transparent ou rougeâtre plus ou moins foncé, ou jaunâtre, etc. Un mélange de 10 parties de résine (arcanson ) pour une de cire, donne le premier : en y ajoutant plus ou moins d*ocre rouge ou d*ocre jaune, on obtient le second ou le troisième. On sait que pour faire usage de toutes ces compositions, il siifiit de les fondre par la chaleur, d'y plonger le bouchon et la partie supérieure du goulot de la bouteille, essuyé préalablement avec un linge sec, puis d*opérer.un mouvement de rotation en retirant la bouteille, et dans une position horizontale, afin que le mastic qui se fige forme un bour* relet régulier autour du bouchon.

l68 LES SECRETS MODEBNEt

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