MARBRERIE
Dressage et poiissage des marbres*
1b marbre destiné à la confection de diverses figures^ bustes 9 statues , etc. 5 se taille , pour être dégrossi , à Taide d'outils semblables à ceux des tailleurs de pierre , puis se travaille au ciseau par les procédés de la sculpture.
Pour la plus grande partie des besoins du commerce 9 les blocs sont débités en tranches ^ et cellesci à leur tour sont découpées à la scie y et souvent taillées au ciseau en quelque endroit.
Pour donner à ces ouvrages le poli brillant qui constitue Tune des qualités les plus recherchées des marbres^ on commence par frotter et dégrossir leurs surfaces avec du grès ordinaire. On répète cette opération avec un sable argileux aggloméré en couches > que les marbriers nomment raùat; d'où vient celte locutioa adoptée par eux : rabattre ie marbre. On passe ensuite avec la pierre-ponce sur toute la superficie ; lorsque celle-ci est bien dressée 9 on réitère encore des frictions assez prolongées , et à l'aide d'un tampon de linge ^^ avec de l'émeri (in. A Paris on fait usage de celui qui a déjà servi au douci des glaces ^ auquel on ajoute un peu de noir de famée. On
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donne alors de la même manière un premier lustre à VsiideâelsLpùiie rouge. ^
Une troisième façon est opérée en frottant de même avec la limaille de plomb , mêlée encore de noir de fumée.
Enfin le dernier poli 9 qui donne tout Téclat au marbre 9 s'obtient avec le noir de fumée employé seul. Le marbre blanc , cependant , se polit sans y employer le noir de fumée.
Afin de produire un brillant plus vif, et surtout avec moins de labeur, quelques ouvriers mêlent un peu d'alun, à ces substances ; mais c'est. toujours aux dépens de la solidité du poli , puisque la superficie du marbre est altérée par la réaction de Talun : aussi rhumidité agit de la manière la plus fâcheuse sur les marbres polis par. ce moyen.
Manière de scier et débiter ies marbres , et de Us
: j ; polir.
•-*,.-'■■■' • " La manière de scier les marbres et de les polir , ainsi que toutes les pierres , est assez connue. La scie du marbrier, montée à peu près comm^ une scie de menuisier , a pour lame une bande de tôle non dentée ; aussi n'est-ce pas cette lame qui use la matière, mais plutôt le sable fin mêlé avec de Peau, que Ton répand de temps en temps dans le trait que creuse la scie en le faisant aller et venir. On débite un bloo de marbre en feuillets de toutes, sortes d'épaisseurs. Lorsqu*il s'agit de donner à une table de cette matière , d'une épaisseur peu considérable , une figure quelconque, on se sert d'une scie ^o^tVv-
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culière $ oonsislant en une lame de tôle fixée dams U0 morceau de bois qui lui sert de manche. On tient et l*on promène cet instrument comme un riibot ^ et l'on {ette de temps en temps de Peau et du sable dans le trait. Le marbre et les pierres dures , en général , se polissent facilement. On commence avec du grès en poudre et dé Teau 9 que Ton répand sur la table » puis on frotte avec une molette de grès ; on essuie ; on polit ensuite avec une pierre appelée. ra6a</<H^ / après quoi on forme un tampon d'un vieux morceau de drap 9 on jette de la limaille de plomb et de Fé* meri, et l'on continue à frotter; enfin on donne le dernier poli avec de la potée d'étain et un autre tam-» pon de vieux drap. ,
Pour fixer les tables de marbre sur une muraille , on se sert de crampons de métal. On doit préférer ceux de cuivre.
Les anciens couvraient leurs murs de tables de marbre qui n'avaient quelquefois que cinq ou six lignes d'épaisseur. De petits tasseaux de même matière , scellés dans le mmr de briques ou de moellons , saillant d'une quantité égale à l'épaisseur des tables , servaient à les tenir en place 9 au moyen d'une clavette de enivre 9 laquelle traversait le tasseau 9 et dont les bouts entraient dans les trous percés dans les tables. lies granits et autres pierres dures se travaillent et se placent comme les marbres. Les granits reçoivent un beau poli ; mais en général ib sont fort difficiles à travailler. Gommç ces ma* tières sont plus friables que le marbre , il faut bflen des préoautioDS pour conserver la vivacité des arêtes*
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