‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dans (volume 3)Chapitre 26 sur 54 · MIEL · texte numérisé non relu

MIEL

Extraction de sucre du miel , et clarification du

tniei.

Les miels de bonne qualité contiennent toujours une proportion assez grande de sucre cristallisable , qui se montre, quelque temps après leur extraction , sous la forme de petits grains blancs brillans. On parvient aisément à séparer une partie de ce sucre en délayant le miel dans un peu d'alcool, renfermant le tout dans une toile forte, serrée, et soumettant à Taction graduée d'une presse : le sirop alcoolique qui s^écoule contient alors presque tout le sucre incristallisable. On imprègne une seconde fois le sucre solide avec de Talcool ; on soumet encore à la presse. Si on voulait Tépurer encore davantage , il faudrait répéter une troisième* fois cette opération. . ■

Le sucre incristallisable, contenu dans le sirop alcoolique, s'obtient en dîslillantl On recueiUe la majeure partie de Talcool. Au surplus tl reste toujours vn peu de sucre dans le sirop après ce traitement.

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On peut enlever aux miels de qualité inférieure ràcîdité , le goût désagréable et la couleur brune qui les caractérisent et nuisent à leur emploi > par le procédé suivant. €*est de cette manière que l'on doit traiter les miels fermentes qui se trouvent dans le commerce.

On verse le miel dans une chaudière , on y ajoute 2 oentièmes de son poids de craie lavée ( carbonate de chaux), délayée dans Teau; on complète Taddition dans le miel de i5 pour cent de son poids d'eau; on agite et Ton échauffe promptement ce mélarfge jusqu'au degré de Tébullition ; on y projette alors 8 pour 100 de charbon animal bien préparé en poudre fine; on délaie exactement; et après deux ou trois minutes d'ébullltion ^ on ajoute encore a à 3 pour cent de charbon végétal écrasé en poudre grossière ; on- agite fortement pendant une ou deux minutes. On a apprêté d'avance a ^- pour cent (toujours du poids du miel employé) d'œufis (blancs 5 jaunes et coquilles) ou de sang frais, battus ou mieux fouettés dans 8 fois leur poids d*eau. Dès que le charbon végétal est mélangé comme nous venons de le dire, on projette dans la même chaudière le liquide albuoûneux ( œufs ou sang) ; on agite vivement;, et Ton retourne complètement en quelques secondes tout le liquide, à Taide de quatre ou cinq secousses imprimées du fond de la chaudière avec un râble en bois. Il faut mettre le moins de temps possible pour opérer celte agitation vive et complète, car elle a pour but de disséminer toute l'albumine et d'éviter, la division du réseau qu'elle forme bientôt. Cette division nuisible résulterait d'un mouvement troc ^o-

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