POÊLES EN TERRE CUITE
Procédés pour peindre et pour dorer les poètes en
terre cuite.
Le poêle fait et posé , on le sèche bien en y faisant 4u feu; lorsqu'il est chaude on Vémolle à deux ou trois fois différentes. Au lieu de blanc de Bougival, dont on se sert pour la dorure , il faut prendre parles égales de sanguine et de talc, calcinés extraordi-
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nairement et bien finement broyés ; on emploie cette assiette à la colle de poisson ; on polit avec de la colle au lieu d'eau ; et pour que Tor ne se lève pas en petits rouleaux y il faut dorer en mouillant avec de Teau dans laquelle on a détrempé de la gomme arabique. Pomr la peinture > en suivant le fond que Ton désire 9 on se sert de blanc de céruse 1 de blanc de plomb, de talc, de sanguine, de jaune minéral, etc. On emploie ces matières en se servant du liquide donné par M. Cadet- de- Vaux, pour la peinture, en augmentant la dose d'huile de lin, et on passe un encaustique sur la peinture, souvent et selon la manière dont le poôle reçoit la chaleur et dont on veut qu'il soit peint. On vernit au karabé, dans lequel on détrempe les couleurs décidées et broyées à l'essence de térébenthine. Cette peinture a un avantage sur la première, en ce qu'elle offre le poli et le brillant du marbre, et qu'elle peut se laver. L'une et l'autre peinture ne s'écaillent pas comme la colle , le lait et la bière, et peuvent résister plus long- temps à l'humidité, particulièrement celle au vernis; et il faut observer qu'on doit plutôt s'attacher à la qualité et à l'espèce des couleurs , qu'au liquide avec lequel on les détrempe : car la colle de poisson , employée comme liquide destiné à détremper la sanguine et le talo , qui forment les apprêts de la dorure sur la terre cuite , tiendrait peu^ si elle était employée avec des ocres et du blanc de Bougival.
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