SECONDE COMPOSITION
Un vernis de térébenthine mêlé avec un peu d'huiio animale, et le même oxide de plomb.
Cette seconde composition est préférable à la première.
L'huile animale empêche le vernis de s'incruster avec l'albâtre en se durcissant.
Dans l'application de ces deux compositions, on emploie l'essence de térébenthine.
lorsque les couches soutipatfaitement sèches, on
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met Falbâtre dans un Yase d'eau de pluie 5 et en l'y laisse vingt-quatre heures ou plus long-temps, suivant qu'on veut donner aux reliefs plus ou moins de saillie.
La corrosion ou la dissolution de Talbàtre ayant été ainsi opérée 9 on enlève avec de Tessence de térébenthine la composition appliquée sur les reliefs ; ou se sert pour cela» soit d'une éponge » soit d'un tampon de linge» avec de l'eau.
Lorsque l'albâtre est bien nettoyé et bien frotté avec une brosse molle 9 on lu! applique, à sec 5 du plâtre de Paris réduit en poudre très-fine.
En remplissant les pores des parties qui ont été corrodées, cette poudre les rend un peu opaques, et leur donne l'air de sortir des mains du scalpteur*
On donne ainsi au tableau un fond qui contraste bien avec les ornemens, et qui les ùât beaucoup mieux ressortir que si les surfaces avaient été laissées dans leur état de corrosion.
Moyen de nettoyer tes taches d'aiéâtrc.
1* On enlève les taches de graisse avec l'essence, de térébenthine.
a* On met l'albâtre dans de l'eau pendant dix minutes, ou un peu plus de temps, si cela est nécessaire.
3* Pendant que l'albâtre est encore humide, on le frotte avec une brosse de peintre.
4* On lui applique la poudre de plâtre, comme je l'ai expliqué précédemment , et il n'est pas moins beau que s'il était neuf.
1^6 LES SECRETS MOBERRES >
^ Par ce procédé, on fait en une demi-henre la même opération qui dure plusieurs jours en opérant d*aprè9 Tancien usage.
Sur la manière de faire des reliefs sur bois.
M. J. Straher, Anglais , a découvert une méthode ingénieuse de travailler en relief sur bois, qu'on peut employer isolément ou faire concourir avec le procédé ordinaire* Elle est fondée sur ce fait : c'est que ii Ton creuse la surface du bois avec un outil sans tranchant 9 la partie ainsi déprimée reprendra son premier niveau lorsqu'on la plongera dans Peau.
Il travaille d^abord le bois dont il veut se servir^ et lui donne la forme convenable; il te préparée recevoir le dessin du modèle : quand le dessin est appliqué, on appuie successivement un instrument sans tranchant, ou bien un brunissoir, sur toutes les parties que l'on veut avoir en relief. On retire l'instrument avec beaucoup de précaution , en ayant soin de ne pas briser les fibres du bois avant que la profondeur de sa dépression soit égale à la hauteur que Ton veut donner au relief des figures. Ensuite on réduit, à l'aide du rabot ou de la lime, le fond de la surface du bois au niveau des parties déprimées ; on plonge ensuite la pièce de bois dans de l'eau froide ou chaude : les parties qui avaient été déprimées reprennent leur premier niveau, et forment ainsi un relevé en bosse que Ton pourra finir par les procédés ordinaires.
BBS .Aai8 BT. METIEBS. 297