STUC UGNEUX OU BOIS COULÉ
Procédé pour mouler des ornemens en relief.
Oa prépare uoe colle très-claire avec S parties de colle de Flandre et i partie de colle de poisson ; on fait fondre séparément ces deur colles dans beaucoup d*eau, et on les mêle ensuite, après les avoir passées à un linge fin. On connaît le degré de liquidité convenable, en laissant parfaitement refroidir les colles mélangées ; elles doivent alors fpurnir une gelée trèspeu consistante. La colle ainsi préparée, on la fait chauffer jusqu'à ce qu'on ait de la peine à y tenir le doigt plongé; ensuite on prend de la ràpure du bois que Ton veut mouler, et qu'on doit faire, soit avec une râpe fine^ soit avec des copeaux séchés au four et piles, soit avee de la sciure du même bois passée à travers un tamis très-fin : on en forme une pâle dont on place une couche de a à 5 millimètres d'épaisseur sur toutes les surfaces du moule de pUtre ou de soufre , après les avoir enduites d'huile de- lin ou de noix, de la même manière que lorsque Ton veut mouler du plâtre. Pendant que cette première pâte commence à sécher,, on en prépare une seconde plus grossière avec les poudres du même bois qui n'ont pu passer par le tamis fin , mais qui ont passé par un crible pins gros. On remplit entièrement le moule avec celte seconde pâte , qui donne de la consistance à la première, et l'on a soin de la tasser avec la main dans le moule, afin que la première prenne bien toutes les formes de la sculpture; ensuite on la couvre
avec une plancbe huilée qu'on charge feitementy afin que la pâte entre bien dan» tous les contours » et on la' Jafsse ainsi suffisamment sécher pour qu'on puisse la retirer sans la briser. On connaît facilement, à la retraite que fait la pâte dans le moule en séchant, le point convenable pour l'en extraire;mais auparavant il faut f avec une lame assez large 9 enlever tout ce qui excède la hauteur du moule, afin que lo dessous de la pièce présente une surface plane. On eolle en«uite^ l'ornement sur le meuble auquel on le destine f e( s'il doit rester de la couleur du bois , 0» passe dessu» quelques couches de vernis à l'esprit- de- vin , et 1*0» cire à l'encaustique « comme cela se pratique pour le» bois sculptés. On a peine à reconnaître que ces sortes d'ornemens ont été moulés. On peut les dorer à rordinaire , Tor y prend bien , et la dorure est frès-^soUde.
Enduit conservateur des statues et bas-reliefs.
On prend de l'huile de lin pure; ou la convertit en savon neutre au moyen de la soude caustique ; on y ajoute ensuite une forte solution de sel marin, et l'on pousse la cuisson jusqu'au' point de donner une grande densité à la lessive, et d'obtenir le savon nageant en petits grains à la surface de la liqueur : le tout est versé sur un carrelet, et quand le savon est bien égoutté^ on le soumet à la presse pour en exprimer le plus de lessive possible : alors on le fait dissoudre dans de Teau distillée , et on passe la solution chaude à travers un linge fin: D'un autre côté on fait dissoudre, dans de Teau également distillée, un mélange de 80 parties de sulfate de cuivre et de ao par-
DBS AATS'ET MillEB». 399
lies de sulfate de fer du commerce ; ou filtre cette liqueur, et après en avoir fait bouillir une partie dans un vase de cuivre bien net 5 on y verse pei^ à peu la solution de savon , j^usqu*à ce que la solution métallique soit complètement décomposée* Ce point de décomposition étant atteint, une nouvelle quantité de solution de sulfate de cuivre et de fer doit être versée dans le vase , la liqueur agitée de temps en temps et portée à TébuUition, De cette manière le savon, sous forme de flocons, se trouve lavé dans un excès de sulfate; après quoi il doit l'être successive* ment à grande eau bouillante et à Teau froide : puis on le presse dans un linge pour Tessuyer et le sécher le plus possil>le, et c'est dans cet état qu'on s'en sert comme il va être dit.
On fait cuire 1 kilogramme d'huile de lin pure aveo a5o grammes de iitharge également pure en poudre très-fine; on passe le produit dans un linge, et on le laisse déposer à l'étuve ; î( se clarifie promptement. Gela fait, on prend t
Huile de lin ainsi cuite. ...... 3oo grammes.
Saton de cuivre et de ter x6o.
Cire blanche pore xoo.
On fait fondre le mélange à la vapeur ou au bain-^ marie, dans un vase de faïence; on le tient fonda pour laisser dégager le peu d'humidité qui s'y trouve encore: on fait chauffer le plâtre jusqu'à 80 ou ga degrés centigrades, dans une étuve; puis on l'en retire , et on y «applique le mélange fondu.
Lorsque le plâtre se refroidit assez pour que le mélange n'y pénètre plus, il faut 1q remettre & Té-