SELS
L'acétate d'alumine est très-employé en teinture, ei surtout dans la fabrication des toiles peintes. Il
BKS IftTS ET MÉTIBBS. 5oi
vaut mieux pour <^e8 usages que Taluo ordinaire. On Toblient par la double décomposition de Talun et de ' racélato de plomb du commerce. Les teinturiers et imprimeurs de calicots le préparent ordinairement eux-mêmes ; mais dans beaucoup de circonstances il pourrait être avantageux d'en fabriquer pour le leur livrer.
On doit employer loo parties d'acétate de plomb et 60^5 d*alun , afin qu'il y ait un léger excès de ce dernier sel 3 pour éviter qu'il ne puisse rester de Tacétafe de plomb dans la liqueur , ce qui dans beau* coup de cas pourrait ê(re très-nuisible. On fait dissoudre à froid, et séparément, chacun des deux sels; on verse ensuite peu à peu la dissolution d'alun dans celle d'acétate de plomb; on agite très-fortement ^ et on laisse déposer. Le sulfate de plomb se précipite très-promptement sous forme d'une poudre d'un blanc mat, et l'acétate d'alumine reste en dissolution.: on décante, et on filtre.
L'acétate de cbaux en nature n*a pas d'emploi; mai» on est souvent obligé de le préparer, pour s*en servir comme d'intermède dans la fabrication de plusieurs autres sels. On peut, pour plus d*économie, y employer l'acide pyroligneux brut ( vinaigre de bois). On le sature, soit par la chaux vive, ou par la craie : avec la chaux , l'opération marche plus rapidement. On projette de la cbaux ordinaire et en masse dans une chaudière, contenant l'acide : un
502 LES SEG&ETS MOBEIRBS
chauffe légèrement , afin que la saturation soit plusprompte. Il faut éviter un excès de chaux» qui réagit sur l'huile empyreumatique de Tacide pyroligneuz-
Acétate de cuivre.
On délaie dans une chaudière de cuivre une partie de vert-de-gris ordinaire et récemment préparé » avec deux parties de bon vinaigre distillé; on soumet le mélange à l'action d'une douce chaleur, et on agile de temps à autre à Taide d*une spatule de bois. Lors-^ que le liquide ne parait plus se charger en couleur, on laisse déposer y puis on décante dans des vases de terre vernissée ; on verse ensuite de nouveau vinaigre sur le résidu, et s'il ne prend pa» autant de couleur que le premier , on ajoute un peu de vert-de-gris. Quand les résidus sont épuisés de toutes leurs parties^ solubles et colorantes, on les met de côté. On fait ainsi successivement des dissolutions jusqu*à ce qu'on en ait une quantité suffisante pour procéder à la concentration ; alors on porte sur le bord de la chaudière évaporatoire les vases qui contiennent les dissolutions; et lorsqu'elles sont bien éclaircies par le repos, on ouvre la douille que ces vases portent à un quart de leur hauteur, en partant de la base, et on laisse couler le liquide dans la chaudière , en ayant la précaution^ de ne point agiter, afin que le dépôt du fond ne soit pas entraîné. De la même manière, on remplit une seconde bassine qui reçoit l'excédant de la chaleur, et une cuve destinée à alimenter les deux vases évaporatoires. On évapore jusqu'à ce que la liqueur ait acquis la consistance d'un sirop épais ^ et
DfiS AATS ET MBTlBftS. SoS*
qu^oii aperçoive une pellicule à sa surface. Arrivé à ee point, on distribue la solution concentrée dans des vases de terre vernissés. On place dans chacun, de ces vases deux ou trois bâtons d*un pied de long, fendus en croix jusqu'à deux pouces de leur extrémité supérieure, et maintenus écartés vers leur base au moyen de petits bois : cette espèce de pyramide est suspen* due par son sommet dans le liquide. On transporte ensuite tous ces cristallisoirs dans une étuve modérément chauffée , et on les laisse dans te même étai pendant une quinzaine de jours, en ayant soin d*en» tretenîr un degré de chaleur à peu près constantr C'est ainsi qu'on obtient ces belles grappes formées par des cristaux d*acétate de cuivre amoncelés sur ces^ tiges de bois; on les fait sécher pour les répandre ensuite dans le commerce sous le nom de verdet cristaiiisé 9 vert en grappes , ou eristcnix de Vénus.
Avant de concentrer les eaux-mères pour en obtenir de nouvelles cristallisations, il convient de s'assurer de leur état de saturation : pour cela on est dans Tusage de les délayer avec environ partie égale d'eau de chaux ; on laisse reposer pendant quelque temps ;^ s*il se forme on dép^t verdàtre, on tire à clair, on réunit les résidus dans un même vase, et Ton traite avec du vinaigre distillé. Pour que la dissolution soit plus prompte, on met le vase à Tétuve; on verse ensuite toutes les liqueurs dans la cuve de coucenlratron, et oti évapore de nouveau jusqu'à pellicule. Sî au contraire les eaux-mères ne donnent aucun pré^ cipîté par l'eau de chaux, on juge qu'elles ne contiennent pas assez de verdet, et ou en ajoute 5oo grammes par chaque vase; ensuite on procède comme
So4 I^HS SECRETS MODERNES
ci'devant. Les eaux-mères s'épuisent ainsi autant que possible.
. Jcétate de fer. ( Pyrolignite de fer* )
Cette préparation devient de jour en jour d'un usage plus fréquent dans la teinture et dans plusieurs autres arts : elle est presque généralement substituée à la couperose verte (sulfate de fer), parce qu'elle est moins que celui-xi susceptible d'altérer les tissus^ et parce qu'elle cède plus facilement un oxide qui se trouve au degré d'oxidation convenable pour produire immédiatement le noir dans toute son inten« site. Pour que l'emploi en soit exempt de tout inconvénient 9 il faut préparer le pyrolignite 9 non pas avec l'acide tout-à-fait brut et contenant beaucoup de goudron, comme on faisait Jadis , mais en se servant du vinaigre de bois au moins en partie purifié. On le prend ordinairement à sept degrés acidi-métriques , qui correspondent environ à trois degrés de l'aréomèlre. On le verse sur de la tournure ou des copeaux de fer, disposés dans un tonneau à double fond, muni d'une ohantepleure à la partie inférieure. Après quelque temps de séjour , on voit se dégager une assez grande quantité de bulles d^bydrogène. On reverse de temps en temps à la surface du fer la portion d'acide qui s'est écoulée parla chantepieure, et au bout de trois ou quatre jours- la dissolution est aussi complète que possible , mais la liqueur ne porte encore que 10 degrés: on la concentre jusqu'à 14° par évaporation , c'est le point auquel les teinturiers l'em*joloient.
DBS 1ET8 BT Ml^TlERS. 5o5
Pour obtenir le pyrolignite de fer par double décomposition y on fait une dissolution concentrée d'acétate de chaux dans laquelle on verse une dissolution de sulfate de fer. Il se fait un précipité abondant de sulfate de chaux : on décante la liqueur claire d'acétate de fer 9 que Ton concentre par Tévaporation.
Si Ton manquait d'acide pyroligneux et de vinaigre, on pourrait , à plus grands frais à la vérité» préparer un acétate de fer en mettant en contact avec un excès de limaille de fer, du sel ou sucre de saturne ( aeé-' taie de piomb ).
Acétate de plomb, sel de saturne, sucre de saturne*
On prend du plomb coulé et non laminé, celui-ci n'étant pas assez poreux à sa surface On le divise en lanières à l'aide de cisailles : on le distribue ensuite dans des terrines de grès dans lesquelles on verse du vinaigre distillé , mais pas en quantité suffisante pour que le plomb en soit recouvert totalement. La portion qui ne baigne pas dans le vinaigre se trouve cependant légèrement humectée » et reçoit l'action simultanée de l'air et de l'acide ; elle s'oxide en peu de temps, et aussitôt que l'efilorescenceblan* che qui se forme est assez prononcée, on retourne les lames de manière à renouveler les surfaces. On réitère cette manœuvre un assez grand nombre de fois dans la même journée , et l'acide prend , au bout d'un certain temps, une teinte d'un gris laiteux, parce que tout en dissolvant l'oxide de plomb , il eu* traîne aussi quelques parties métalliques que le froti tement détache.
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Quand Tacide n'a plus d'action sur le métaF, on réunit toutes les liqueurs dans une chaudière en cuivre étamé pour les soumettre à rébullition . Ici la saturation s'achève , parce que l'acide ^ en se concen* trant davantage 9 dissout les portions restées en suspension. Après réduction d'un tiers par l'évaporation, on filtre la liqueur et on en achève la concentration : on va jusqu'au point 011 une petite partie, mise en essai, devient susceptible de cristalliser Immédiatement par le refroidissement. Alors on laisse reposer quelques Instans pour décanter et mettre à cristalliser. On obtient de cette première évaporation des masses aiguillées d'un assez beau blanc ; mais les eaux-mères en fournissent qui sont de plus en plus colorées.
Le procédé ci-dessus décrit n'est pas exempt de tout inconvénient : en voici un plus certain, plus prompt et plus économique. Supposons un vinaigre à 40 degrés acidi-métriques, ce qui correspond à trèspeu près à 8* de l'aréomètre. On en prend 65 L. que Ton verse sur 58 k. de litharge : la dissolution s'effectue immédiatement ; et elle est si t)rompte et si complète, qu'il en résulte une chaleur assez considérable pour que la liqueur retienne en dissolution tout le sel qui se forme , malgré l'état de concentration de l'acide. Cependant il faut ajouter un peu de feu sous la chaudière ob se fait la dissolution , afin de pouvoir l'abandonner au repos pendant quelque temps , avant de la distribuer dans les cristallisoirs. Les proportions indiquées ci-dessus sont exactes pour la safuralioa réciproque ; mais le liquide serait trop ooa-
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centré, et on n'aurait qu'une cristallisation confuse: ; on est donc forcé d*étendre avec des eaux de lavage , c'est-à-dire avec Feau qui a servi à nettoyer les vases où Ton a fait les dissolutions , etc. On en ajoute jusqu'à ce que le liquide bouillant soit ramené à 5o ou 55 degrés : alors on laisse reposer pendant quelque temps. Aussitôt que la liqueur paraît limpide 9 on la décante dans des terrines 9 et on porte à cristalliser. Après trente-six heures, la cristallisation est ordinairement achevée. On place les terrinesi de champ le long d'une rigole légèrement inclinée 9 qui conduit à un petit réservoir. On fait ensuite sécher le sel dans une étuve très-modérément chauffée 9 ear ce sel est efflorescent. Enfin , pour l'expédier daifs le commerce 9 on le distribue dans des barils bien secs et ordinairement garnis de papier bleu, afin de donner au sel un reflet plus agréable. On obtient ainsi do* première venue y5 k. d'acétate de plomb d'une belle cristallisation et bien blanc: il en reste a5 k. dans les eaux-mères. Le produit qu'on obtient par évaporation de ces eaux n'est Jamais si beau que le pre-* mier. Lorsqu'cniîn les eaux-mères refusent de cristalliser, on en fait le départ, soit en les décomposant par le carbonate de soude , pour en obtenir de l'acétate de soude et du carbonate de plomb, soit en lea traitant immédiatement par Tacide sulfurique, pour eo séparer l'acide acétique par la distillation.
Carôonaêe de saudô saturé. ( Ei-carbonate. )
Le principal usage de ce sel , indépendamment de son eJmploi comme réactif 9 est pour se procurer cette
5o8 LES 8BCEETS MODERNES
boisson agréable et saine qui est tant à la mode en Angleterre, et qui commence à le devenir en France : le soda water (limonade gazeuse). 44 grains de bicarbonate de soude bien sec^ avec 3a grains d'acide tartrique ou citrique > le tout finement pulvérisé , jetés dans un verre d*eau sucrée, dégagent une mousse analogue à celle du vin de G)iampagne , et qu'on avale avec la liqueur .avant qu'elle soit dissipée.
Pour se procurer le carbonate de soude saturé, on prend cinq parties de sous-carbonate de soude bien pur, qui est aujourd'hui à très-bon marché; on y ajoute quatre parties de sous-carbonate d'ammoniaque pulvérulent très-blanc. On fait dissoudre dans quatre parties d*eau distillée ou de belle eau de pluie ; on évapore à feu doux jusqu'à pellicule, dans une capsule de grès» de porcelaine ou de verre. Il se forme à la surface, sur les parois latérales et au fond du vase, une croûte cristalline, opaque, qui est le bicarbonate de soude. On retire ces plaques, on les faitégoutler sur le papier Joseph dans des entonnoirs, et on en achève la dessiccation à l'étuve.
Fabrication du sous- carbonate d* ammoniaque.
( Sel volatil d'Angleterre. )
Les Anglais, qui fabriquent ce sel en très-grandes quantités, se servent pour cela de cornues en fonte, auxquelles ils adaptent des récipiens en plomb , munis d'une douille à la partie supérieure. Ces récipiens sont placés dans des baquets où l'on entretient un courant d'eau froide. L'appareil est soigneusement tuii, et on a grand soin de n'employer qu'une cba-
ht» AftTS BT MiTIEftS. Sog
léor d*abord tcès-modérée, et qui va lotrjottrs crohsaut jusqu'à la fin de l'opération. Le récipient est perce d'un trou dans le haut, qu'on ferme au moyen d'une cheville en bois, qu'on y enfonce à force, et qu*on peut enlever à volonté , pour s'assurer s'il arrive dans le récipient des vapeurs qui ne s'y conden* sent pas. Dans ce cas il faut ralentir le feu. L'indice le plus sûr pour connaître la mprche de l'opération , est la température du récipient^ qui est toujours re^ lative au plus ou moins de vapeurs qui se dégagent à la fois. A mesure que l'évaporation touche à sa fin , il devient de plus en plus difficile de produire le carbonate d'ammpnlaque, et il faut d^autant plus forcer la température de la cornue.
Yoici le mélange ordinaire qu'on y expose au feu : 10 parties de beau sel ammoniac ( muriate d'ammo^ nlaque ) bien sec et bien net et blanc , avec 14 parties de craie lavée et bien desséchée. Choisir cette dernière exempte de fer et d'odeur bitumineuse. Le sel et la craie sont bien piles et passés par un tamis moyen. Quand les localités Tindiquent, on peut se servir de sulfate d'ammoniaque au lieu de muriate , qui est plus cher. Mais dans ce cas il faut préalablement faire cristalliser et purifier le sulfate, et le dessécher complètement à un feu très-doux, trop faible pour le décomposer.
Quand la distillation du carbonate d'ammoniaque est terminée, on enlève le récipient ; on délute les deux parties dont il est composé , et l'on trouve sur la calotte le sel condensé en croûte épaisse, blanche, serrée. Dans Thémisphère inférieur, il y a du sel moins sec et qui est coloré. Celui-ci, lors d'une opé-
SlO us SBCKfiTS MOBBEIVIIS
ration subséquente) est placé avec le nouveau mé^ lange dans la cornue en fonte , et il se sublime à rétat de pureté*
A rétat sec et crustacé, tel qu*on Tobtient dans cette opération , le sous-carbonate d'ammoniaque est employé dans beaucoup d'arts ^ et particulièrement pour se procurer avec rapidité et certitude les carbonates saturés de potasse et de soude. L'eau bouillante le volatilise. Pour l'obtenir cristallisé pour l'usage pharmaceutique 9 et dans l'état où il porte le nom de sei volatil d^ Angleterre, on en sature l'eau à la température de 60^9 et on l'obtient par refroidissement. Le carbonate pulvérulent est employé en ^ande partie pour la composition d'une sauce qui donne du montant au tabac. 11 sert encore très-fréquemment aux dégraisseurs, pour enlever des taches sans laisser de traces de son action sur les étoffes, comme le feraient les alcalis fixes ou leurs carbonates.
Fabrication du sous-carbonate de magnésie.
Jusqu'à présent les Anglais ont été en possession de nous fournir exclusivement cette substance, dont il se fait une assez grande consommation , et qui est encore chère. 1
Les qualités qu'on recherche dans le sous-carbonate de magnésie, et qui sont même indispensables, sont une grande blancheur, et surtout la plus grande légèreté.
Ce sel est toujours dans le commerce le produit de la double décomposition du sulfate de magnésie et du sous-carbonnte de soude. Il faut s'assurer d'abord
DES AITS ET HinBES» 3ll
de la plus grande pureté de ces deux ingrédîens. Poor les purifier 9 on introduit dans les dissolutions une petite quantité d'hydrosulfate d'ammoniaque 9 qui précipite les ozides métalliques qu'elles peuvent contenir* On fait bouillir ensuite pour chasser Texcès d*hydrosulfate , et on fait cristalliser les sels. Une seconde dissolution et cristallisation les procure très* blancs. On s'assure qu'ils sont tout-à-fait exempts de fer et de manganèse, en les essayant par Thydrosulfate d'ammoniaque, qui ne doit plus y occasioner aucun précipité. Il s'agit maintenant d'opérer la pré» cipitation du sous-carbonate de magnésie. La condition de légèreté de ce précipité est la plus difficile à /Obtenir. Voici le procédé que les Anglais mettent en usage.
Les dissolutions de sous-carbonate de soude et de sulfate de magnésie sont faites dans de l'eau distillée, aQn de se garantir de tout précipité calcaire. Il faut étendre extrêmement ces dissolutions. Le précipité qui se forme lors de l'affusion d'une des liqueurs dans l'autre, est lavé à plusieurs reprises avec de l'eau distillée, pour enlever le sulfate de soude formé, et on le dessèche ensuite avec rapidité dans des caj^sules de grès ou de porcelaine , sans lui donner le temps de se tasser. Quand la matière est arrivée à consistance pâteuse, on l'enlève des capsules , et on la place dans une étuve chauffée à 5o degrés environ, sur des plaques d'argile poreuse et à demi cuite, qui concourent avec la chaleur de l'étuve à enlever rapidement l'eau que contient encore le sous-carbonate de magné* sie , ce qui est la condition essentielle pour l'obtenir
très-léger. Pour garantir la matière de la poussière,
5lSft LES SBCaSTS HODBRNES
les plaques d*argile sont recouvertes de calottes en fer-blanc 9 percéea de petits trous pour le passage des vapeurs aqueuses. L'emploi du plâtre pour les plaques dont il vient d^étre parlé , quoiqu'il agisse plus puissamment que Targile, n'a pas réussi : sur ces plaques, le sous-carbOnate de magnésie contracte toujours une odeur qui est particulière au plâtre ^ et un œil jaune.
Quant au dosage convenable des deux liqueurs de sulfate de magnésie et de sous-carbonate de soude , il conviendra toujours qu'il y ait un léger excès du premier. Au surplus, dans le progrès de l'opération , on essaie à plusieurs reprises la liqueur qui surnage le précipité. On arrête l'affusion du sous-carbonate de soude quand cette substance ne forme plus qu'un léger précipité dans >a liqueur tirée à clair.
SOUDAGE.
Composition d'une 6onne soudure pour ie cuivre»
11 est plusieurs sortes de soudures pour le cuivre ^ les unes fermes et fortes, les autres douces et moelleuses.
La plus ordinaire^ dans la première espèce, est faîte avec
Coirre 8 partie».
Zinc I.
On commence par fondre le cuivre dans un creu-
DES ABTS ET MÉTIEBlS. 5iS
set, el en même temps on fait chnuEferle zinc, qu'on jettedans le cuivre lorsque la fusion de celui-ci est complète : on couvre ensuite le creuset ; et lorsque le zinc est fondu, ce qui arrive en deux ou trois minutes, on remue fortement le méLinge pour le rendre intime; enfin, on verse la matière en fusion sur des brandies de bouleau et de genêt , placées en buisson au-dessus d'un vase rempli d'eau. Le mélange fondu sedivise ainsi en petits grains, qu'on nettoie et qu'on serre pour s'en servir k l'occasion.
Celte soudure est malléable et facile à fondre.
Si l'on veut avoir une soudure beaucoup plus moelleuse, quoique encore Irès-ferme, on la compose de
En général , la soudure est d'autant plus ferme que le cuivre y entre en plus grande proportion; mais aussi elle devient d'autant moins fusilile. Le plus haut degré de durelé ae compose de
J'indique différentes proportions, dit l'auteur anglais, parce que la qualité des soudures varie beaucoup suivant l'emploi qu'on en fait,
Lorsqu'on en met plusieurs l'une sur l'autre, on
commence toujours par la plus dure, et celle qu'on
emploie la dernière est la plus molle de toutes. Cette
précaution est nécessaire à cause du degré de chaleur