BLEUIR L'ACIER
Et le préserter.
On fait preni^re au fer et à Tacier des teintes ^'
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fenes en les exposant à des dégrés divers de cbalecir. Gomme ceii couleurs iront i^'autaut plus vives, qito Id métal est mieux poli, et Tarier se polissant mieux qae le fer, il enï évi<leiit que les couleurs seront plus belles sur facier. Pour douu.T aux objeln en' acier une belte couleur, soit jaunu-paille, soit jaune dW, soit rou^^ soîl gorge-d'ï-pig^eon, bleu foncé ou bleu clair, il con* viendra d*abord deleKtremperannquMUoit possible d« les polir préalablement. Il faut tremper avec précai»» tion, car ici il ne s*iigit pas de durcir le mét.dy mais uui(|viement pour obtenir le poli parfait. Les objets en fer trempé en pa(|nct se prêteront aussi bien à cette opération que ceux tout acier. 11 faudra chauffer bien également, et tremper les pièces délicates et suîettes à ^e Voiler, dans de Teau peu froide, et sur4dqYieUe il 8era. prudent de répandre un peu d*iiuile, afiu que Tacier cbaud, passant par une couche intermédidirOf ne soit poii.t saibî aussi â|>remcnt. Sans doute la trempe sera un peu ?n'»i:is dur;;, mais on évitera les criques et les conlonrncmentH, et il sera encore assw dur pour recevoif le poli.
Il n*est pas' aussi ficile qu'on pourrait le croire dei faire prendre iin3 belle couleur aux piëceft, surtout quand il h*agit d'objelu longs et mincen. Tl faut , pour que lopi^ralioii soit bien fiile, que le feu chauffe bien également les pièces ptdies qtTon y expOdC. Si une parlie ne colo''e avant les antres, Topération ma quera , paire que celle partie est plus chauffée; et pourra a tssi arriver que lursqne la pièce entière sera parvenue à la couleur, ^^e pi»iiit Irop chauffé aura dé* nasse celte couleur. Il est doue (irtidcyl de reltiurner i la pièce. Les bains métalliques donnent une
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obalenr à pen près confllante, mais la tcmpéralnna élerée qu*exîge laur fuHion est trop forte. Cependant ^ CD n'y ploiigeaut Tticier que le temps nécessaire , qd peut obtenir, par leur moyen, une couleur égale. Les cendres t aminées et chauffées offrent aussi uri moyen commode d*égale répartition de li chaleur. Nais le phM souyent on a recoiirs au feu dous et constanl que procure la combuHiion àen motte» de Tanuée. Lorsque cette espace de feu s'ast recAuveit de ce!idri« blauches à Textérieur, on pose sur ces cendres les pièces, et la chaleur lenr fait bientôt prendre la couleur : il fîiut (iuivre de Tceil les diverses nu.inces à mesure qu'elles apparaissent, et lorsque U couleur qu'on voulait obtenir s*est mmifestée, se hâter d*enlever la ^èce avec prestesse. Pour le bleu, il faut enlever Tobiet dès que les deruièrcs teintes rouges ont disparu , •ion veut avoir un bleu foncé; pour le bleu d*azur, il bot chauffer encore uu peu.
La coulettr bleue, et en général même toutes Cf^lles communiquées au fer et à l'acier par la chaleur, se conservent assez long-temps^ si Tobjet n'est pas exyosé àdes frotlemens journaliers. Quand l.* pièce doit Ure maniée souvent 9 on fî\e la couleur au moyen fan vernis an fonr; mais la pureté de la nuance «n Ml constamment altérée.