BADIGEON
Pour qu'un badigeon soit réellement préservateur delà pionre et des endulls, il faut qu*il résiste à l'eau , adhère aux surfaces sans s'écailler, soit assez consistant pour boucher exactement les pores, assez liquide pour s'étendre en forme de lavis , et qu'il glace pour iiosi dire également toutes les parties saillantes et ifotrantes, sans former d'épalsser dans les angles , et lans amortir les ressauts, et enfin qu*il donne à cet aggrégat de grains grossiers des pierces, la surface liiise de celles qui sont polissables, et dans lesquelles fi paraît que les insectes ne peuvent se nicher.
Le badigeon an fromage est sans contredit l'un deg «eillevrs comme des plus économiques Aft Vo^i \^
10 tIS 8ICRBT8 HODBEirSS
partie^ chlorure d!argent bien lavé, et sec , une par-* lie ; borax a parties qui ont été triturées bien fin et passées au tamis de soie. On porte la pièce ainsi saupoudrée au feu et on Vj laisse rougir; on la retire à l'aide des pinces et on la jette toute chaude dans de Teau bouillante qui tient en dissolution un peu dq sel marin et de crème de tartre ; [ensuite on la grattebœsse bien exactement.
On paAe ensuite très-également avec un pinoeauy une couche d'une pâte formée avec de la poudre de ropérationq[)récéden(e , et de sel aoAnoniao bien pur^ sel marin , sulfate de zinc , et fiel de verre : tous ces ingrédiens à parties égales. lout doit être mélangé et porphyrisé avec soin , et délayé dans tin peu d'eau légèrement gommée.
On porte la pièce au feu de nouveau et on la ehauffe jusqu'au rouge-cerise ; puis on la jette dans de l^eau bouillante et on gratte-bœsse à l'eau froide : on y passe ensuite successivement trois à quatre ooucbes de la même composition en su MJfct le même procédé. '^
Dans ces opérations l'argent pénètre assez profondément dans le cuivre 9 et parconséquent celle argenture est solide ; d'ailleurs^ si quelque partie vient à se détériorer , on peut la réparer facilement sans être obligé de retoucher k toute la pièce» parce qu*il sufiBt d'appliquer de la co^ipositipn spr la partie qui doit être réargentée.
La base des préparations employées pour l'argen-» ture du procédé général n** a , est presque toujours le chlorure d'argent que l'on rend sohibre au moyen de chlorures alcMinsi ^t que Toii mélange eu méO)ç
DE8. AATS ST MiTIB&S. 21
temp< avec différentes substances qui facilitent Tadhérence de l^argent^ et tendent d'ailleurs à empêcher qu'il ne se produise des aspéritjés crIstalUnes ; mais il est une foule dp recettes «qui conduisent plus ou moins bien et directetfient au résujfat cherché.
1** On dissout de l^argent fin dans la moindre quantité possible diacide nitrique ; si l'acide est ^ur, le ;métal disparaît entièrem<ent^ s'il contenait un peu d'acide ngLuria^iquC) il se précipiterait du chlorure c^orgeni que l'on séparerait en décantant la liqueur. Op verse alors dans Ijp dissolution une autre dissolutipQ bien sa.turée de se] raiariu^ et op lave le précipité qui se forme avec de l'eau pure jusqu'à ce qu^elle u'ail plus dje saveur, fin supposant que l'on ait employée 3b grammes d'argent, on mêlerait le chlorure humide qui en' proviendrait, avec 2 kilograntuues dp ^el marin, 60 grammes de sel an^nipniac, 25o grammes de fiel de verre ,60 graoïmes de nitrate de potasse, 6 grammes d'arsenic blanc, i25 gramme^ dp sulfate de fer et 1 kilogranime de crème dp tartre*
Le mélange étant exactement fait, et les pièces à argenler bien décopées avec l'acide nitrique fort^ et ces pièces ayant pris une belle teinte dorée ^ on iette dans l'eau bouillante une petite quantité de mélange qui se dissout entièrement, et Ton y plonge la pièoe à argenter, qui se recouvre d'une couche d'ai^ent très^^ brillante et sans taches ni aspérités cristallines ; on lave avec soiii et on sèche immédiatement la pièoe.
Le sel marin, le sel ammoniac et le fielde verre, qui sont presque entièrement formés de chlorures alcalins, rendent complètement soXubTQ \^ ^^^'^
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partie^ chloruré d!argent bien lavé, et seci une par-* tie; borax a parties qui ont été triturées bien en et passées au tamis de soie. On porte la pièce ainsi saupoudrée au feu et on ïy laisse rougir; on la retire à l'aide des pinces et on la jette toute chaude dans de Teau bouillante qui tient en dissolution un peu dq sel marin et de crème de tartre ; ensuite on la grattebœsse bien exactement.
On paAe ensuite très-également avec un pinoeauy une couche d'une pâte formée avec de la poudre de Topérationiprécédenle , et de sel anAnoniao bien pur^ sel marin y sulfate de zinc , et fiel de verre : tous ces ingrédiens à parties égales. lout doit être mélangé et porphyrisé avec soin , et délayé dans un. peu d'eau légèrement gommée.
On pcirte la pièce au feu de nouveau et on la ôbauffe jusqu'au rouge-cerise ; puis on la jette dans de l^eaU bouillante et on gratte-bœsse à l'eau froide : on y passe ensuite successivement trois à quatre couches de la même composition en suMÉft le même procédé. ^^
Dans ces opérations l'argent pénètre assez profondément dans le cuivre » et parconséquent celte argenture est solide ; d'ailleurs, si quelque partie vient à se détériorer , on peut la réparer facilement sans être obligé de retoucher k toute la pièce, parce qu'il suffît d'appliquer de la co^ipositipn sur la partie qui doit être réargentée.
La base des préparations employées pour l'argen-t ture du procédé général n^* a , est presque toujours (e chlorure d'argent que l'on rend solubre au moyen de chlorures alcMinSi ^t que Toii mélange eu mésaç
DE8.1ET8 ST MiTIB&S. 21
temp< avec différentes substances qui faciiilent Tadhérence de l^argent^ et tendent d'ailleurs à empêcher qu'il ne se produise des aspéritjés crlstalUnes ; maïs il est une foule dp recettes «qui conduisent plus ou moins bien et directetfient au résultat cherché.
i*" On dissout de ^argent fin dans la moin.dre quantité possible d*acide nitrique ; si i*acide est ^ur, le ;métal disparaît entièrem<ent^ s'il contenait un peu d'acide n^Luria^iquC) il se précipiterait du chlorure dltur" ^<fit que l'on séparerait en décantant la liqueur. Op verse alors dans Ijp dissolution une autre dîssolatipQ bien sajturée de se] raiarin^ et op lave le précipité qui se forme avec de Teau pure jusqu'à ce qu^elle n'ail plus djB saveur. JLn supposant que l'on ait employée 3o grammes d'argent, on mêlerait le chlorure humide qui en' proviendrait, avec 2 kilogrammes dp çel marin, 60 grammes de sel an^mpniac, 25o grammes de fiel de verre ,60 granimes de nitrate de potasse, 6 grammes d'arsenic blanc, i25 gramme^ de sulfate de fer et 1 kilogranime de crème dp tartre»
Le mélange étant exactement fait, et les pièces à argenter bien décopées avec l'acide nitrique fort^ et ces pièces ayant pris une belle teinte dorée ^ on jette dans l'eau bouillante une petite quantité de mélange qui se dissout entièrement, et Ton y plonge la pièce à argenter, qui se recouvre d'une couche d'ai^ent très^^ brillante et sans taches ni aspérités crislallines ; on lave avec soiii et on sèche immédiatement la pièce.
Le sel marin, le sel ammoniac et le fietde verre, qui sont presque entièrement formés de chlorures alcalins, reddent complètement soXubT^ \^ ^^
36 t-^ iMiîiM li(i«làH«l
crè; elle cHst<lt!Ke én arrgiiiH à coittbeé dtl lêfà Uhkètf» Le blmc de biteine est onclneiijt au loucher. Il fofid à une toïiipéraitiré de Qo^ H flë vaporisa 36t>^. Il ge prè'âi'l éii massé e^isU^îdè (liar 1^ c^oîdi<»crheilt ] M alèdlîH ne ralti(|iicnt ^tier diffiîlenfiéiit, et foVfUMl aVé'c lui iniè sorte dé s^iVôti iitipàrfail, t^tii ^ooliMI ^ de l'acMé ra.irgai^îctilû^ 4ë Taélde il-éirique et d<j Téthaï. C'est sur cette flftfptîété de ii'Ô»rt point foollenient attacfuahle t>tir fes àftofalld^ qu'est basé Tart d'épurer le blanc de baleine.
-Lorsq^ril a été bien préparé, H hé cloit point lactier d'buiie le pa,j'er sur le(|Uel on le ^roUèf et il doit rester parf .ilemei^t limpidd en fdud^ut.
Dans 801 état naturel le blanc de baleine se pré* seule sous la forme dVc'iille.s cristallines en 8uapeaslon et même eu dissoluti9n dan» riiiiile de quelques cétacés; uviis en grand on ne Tettriit que du cachalot uiacrocéphale^ qui seul en foirult.eu quantité notable. CVsl suitout dans la poche graisseuse placée sur le crâne de cet aniiaaly qa*il se trouve en abon» dance.
Lorsqu'on a pris iiti ^à^hàldt » 6n m vide» Hiitt ^oÏD, cette poche, qui A)uhillt l*hi)tlè appelée par le* ^àu^U'is head 'mat 1er (matière de tète.) Cette huile est plus blunche et fournit de meilleur blanc de baleine que celle qui est obtenue par Tébullition des autres parties du cétacé. tJn cachalot de taille ordinaire^' fournît de deux à trois mille Lilogramuies dliuilc, dont le tiers environ de matière de tète. La quantité du blanc de baleine qnon ne peut eitVàfre i ârîe beau-
>up avec Tâge de ranimai ; ôh k rèiuar^ilié qùa IM
DBS ARTS ET METIERS. 57
plas vieux élaicnt ceux qui en fournissaient le plut proporlionoclleaient à lenr taille.
A farrivée des navires, Thuile de corps et U matière de tète sor.t jetées dans de granJes chaiiifses , faites d'une élotfe de laine a^sez ^terrée pour penncltreà rhnite de filtrer aisément» sans pourtant laisser passer lés écailles cristallines. Dans les ex{)loiIaiionft importantes, on dispose ces chausses de laine par longoes rAngées sur des canaux de buis doublés en plomb ou eh fer-blanc, qui portent Thuile à de vastes réservoirs souterrains, au bout de qvielque temps on reloué avec de grandes spatules le blanc de baleine ^ qui alors a la cousislanc.e d^une épaisse, botiillie ; on laisslEt égoutter''.q>ielq<ies jours de plus ; et le blanc de Ualeinb est arrivé à l'état que les anglais ont désigné parle nom de Baggetspmm (sperme passé au seci.) .
Pour aehever de séparer les dernières portioùs Aiaile, on place le bagget sperm dans des sacs de toile d'une grande force que Pon soumet h une presaion très forte au moyen d'une presse hydraulique. B^Ax Jours de pression continue suffisent pôus dessécher convenablement le blanc de baleine que Ton fttire alors de la presne.sous forme de gâteaux grisâ- Irttou d*un jaune plus ou moins foncé. Cette oolomtton est due à un mélange de sang, d'une matière colorante particulière et de gélatine im|)ure. Pour l'cblover^ on traite le blanc de baleine fondu et tenu à eent cinq dégrés centigrades environ, par une dis- •èlution de potasse du commerce qi'on y verse peu à yeo. L'alcali attaque les diverses stibstances'animalec iMëe» k la titiniB oa blanc de bdleine, et revient à H imrtlmtiâê la mtmé liquide en éoumc^ftaNoutk«a%^ t\
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notrâlres. Oa cootioue cette opération jusqu'à ce que le liquide ait atteint à un certain degré de blancheur et jde transparence; on rarréle alors et on verse dans des rafralchiséoirs.
Dans cet état^ le bLinc de baleine fût-ll parfaitement blanc, ne pourrait servir à faire de la bougie dlapbane» parce qu*il se trouve encore mélangea une certaine quantité de graisse non cristallisable et à beaucoup d*huile : c'est pour le séparer de ces deux substances , qui sont plus fusibles que lui, que Ton a, imaginé de le presst;r fortement et rapidement sous l'influence d une haute température. On se sert pour cela d*uife presse hydraulique horizontale , munie d'un double fond , q\ J reçoit un courant de vapeur.
Lorsque le blanc de baleine de première cuite est refroidi, on le concasse, on leélivise autant que possible en poudre fine au moyen d*un cylindre armé de lames inclinées, puis on le place dans des sacs de laine entourés d*un matelas de crin. On dépose une plaque de fer chauffée à la vapeur, entre chaque matelas, et Ton presse rapidement ; tout ce qui restait â*huile et de graisse non cristallisable se répare.
Les gâteaux de blanc dç baleiue que Ton retire des . sacs de laine, sont fort durs et tout à fait blancs ; cependant il faut encore les fundre et les traiter une seconde fois par la potasse, pour détruire les dernières traces de cette matière colorante ; puis, vers la fia de l'opération, lorsque le liquide est parfaitement limpide, on y verse de Teau pure pour enlever un peu de aavon qui reste mélangé à la matière. Cette opération ' He, il n'y a plus qu'à verser le liquide dans des cris» in où il forme^ ea^e refroidissant, ces pains si
DB8 ilTS ET «éTIBBS. 3^
parfaitement blancs el cribtalliers qu'on livre au commerce.
Pour faire la bougie diaphane, on fond le blanc de baleine dans une chaudière chauffée à H vapeur ou au bain-Marie^ aÇu d*éviter une trop grande élevation de température; on y ajoute cinq pour cent environ de .belle cire blanche; on agile le mélange et on coule ensuite dans des moules en étain assez semblables à ceux qiremploient les fabricans de chandelles, à cette différence près , qu'ils sont mis dans des caisses, en bois et surmontés d*un godet commun.
Les bougies colorées de blanc de baleine se font en mêlant à cette matière du carmin , du jaune de chrome» de Toutreraer, du verdet : ces couleurs ftont celles qui s'opposent le moins à la transparence^ tout en produisant des nuances vives.
L'intensité de la lumière que donne, en brûlant dans les mêmes circonstances, la bougie de blanc de baleine, esta celle que dégage la bougie de cire, tomme 14» 4o à i5, 61. Et bien que le blanc de baleine fonde k une plus basse température que la cire, comme aussi il entre beaucoup plus tôt en vapeur, U bougie de blanc de baleine coule moins en général , ^ne Tautre. Leprincîp il défaut de la bougie diaphane était, précisément à cause de cette facile volatilisation, de ctiarbonner fortement. Mais les mèches nattées, inventées par M. Cambacérès, ouf totalement fait disparaître l'inconvénient.
Excepté son application à Téclairoge , l'emploi du blanc de baleine dans les arts est fort Te«\v«\iiV\ «^% •'«o âcri aa pea, cependant , dans \m tabtV^^^Vo^. ^
BLEU D£ PRUSSB.
Nous ne dirons rien de l\incien procédé de cette labHcâfion, il est trop connu. 1^1 ai» nous parlerons du HdOde d'opérer plus nouveau avec le forro^cyanure de f^laKsium et da moyen le plut) économique de se proeUrcr cette snbslance.
La préparation du ièrrort^^anure de potassinm bie» •fistàlHsé est restée lon^-tetnp<( inconnue, et T Angle- 4orre et rAllema^ae en ont fourni à la France des quantités considélrables iusqu*à ces derniers temps. Maintenant beaucoup de fabricants fran^çâircu obtiUnneot de très-beau. Voici le procédé suivi dai»9 une des Meilleures fabriques de Berlin : ' ^
£a vaÊciaMoB dee itiatibres s'opère dans.un four de
40 l'SS SECBSTS HOOERHBS.
perles fan»(ses; il enire dans là composition de.quel^ qncA médicauicnts extéfieur<, de quelques apprêts, pour les éloûes (ines; »?n Angleterre on en fait des pantille» asse^ agréables; l'nfni il e^t probable « que yVk la. propriété dont il jouit de ne jaiuais ja luir, il pour|>^'. remplacer la cire pour les objets de moulage en fleurs et fruits.
L'huile séparée du blanc de baleine et conveaabl^^ ment filtrée^ cm! fort bonne pour récluiiage : en An* glcterre on la préfère même à louteK les huiles de. graines; mais son usage priiicipal, son emp*oi le plus avantageux, cVst pour le graissage des machine? d4<* iioates^ à cause de son extiém^^ fluidité et du peu élection qu'elle exerce sur les métaux. .^
léferbère clonl la vnûte a vne hiiutenr de o* 5o, la luld est horizon tile^ elle a un mMrn de longueur et nlanl de largeur; la grille est pl.irée Riir le côté da feu% elle a nue .li>n{|;neur de o" 4^» ^4« <'t une ltirge|É^ de 0" ai ; Taulel une largeur de o' a^ à o" 5 : n^^ onverlurp prati(|née à la pirtic «upérieure d*^ la voûte, tfireconvdrid pir une c.tlotie en tôle, portant une diemiuéc , et qui est 8oulenue par de petits murfi en Irrîqups ou dcH supports en fer A la partie anlrrieure da'foarneaa , se trouve une large ouverture que ferffleiit deux portes eu funtc portant cliaenne, à leur point de îoncti.tu, uue ouverture d'nn cpiart decerde^ destinée à Uisser passer le manche -d*nn ringard, au moyeu duquel on tirasse la inutiëre. piiur en faciliter te moiiveincitt ^ans fatigue de Touf rier « on le suspend au moyen d^une chaîne attachée au plafond.
Pour chaque opération, on emploie ^5 kilogramibesde bonne potasse, 5o kilngrammes de cornes ou do ci.ir« et 5 kilogrammes de limaille de fer.
On introduit d\')bord la potHS>e dans le four, elle fond dans son eau, et ensuite elle éprouve la fusion ignée, aussitôt on y projette toute la limaille de fer, el l'on branse la ma^se avec le ring ird, que Ton doit a?i»ir soin de faire rougir juparav-mt, parce q»ie sans cela la mnlière s*y attacherait, et on ne pourrait plus la remuer qu\ivec beaucoup de peine. Quand la misse est en fusion coniplMe, on y jette de dix en dix minutes, une pelletée de charbon animal; quand toute la quantité a été introduite , on donne une forte chaleur pendant à p !n prè*« une heure et demie, et lopéraliou est achevée quand on voit paraître der '
ào LB8 6EC.BST8 HODER^BS
perle» fausses; il ealre dans là composition de.quel^: qne.t inédicaiiitMits exléfieur^, de quelques appr^U ., pour les éloûeii (îiies; »;ii Angleterre on en fait des pdHtilles asse^ agréables ;i'uriu il e^^t probable « que YVk. ' . la propriété dont il jouit de ne juiuaiHJa luir, il pour^'^. remplacer la cire pour les objets de moulage eu fleiin et fruits.
L'huile séparée du blanc de baleine et conveaabl^^. ment fîltrée^ csi fort bonne pour récluirage : en Angleterre on la préfère même à louteK les huiles et. graines; mais son usage priiicipal, son emp'oî le pliil avantageux, c'est pour le graissage de^ machine? 4A*^ iioales) à cause de son extiém^^ fluidité et du peu é'iAction quelle exerce sur les métaux. .<
BLEU DITPRUSSB.
Nous ne dirons rien de Toncien procédé de cette fa-. bHcâtion, il est trop connu. I^lais nous parlerons du> Hdode d'opérer plus nouveau avec le ferro^cyanure de ^lassium et du moyen le plus écouomic|u« de se proeUrcr cette substance.
La préparation du ierrort^^anure de potassium bie» «fwtalHsé eM restée long-tetnps inconnue , èi l'Angle- 4erre et rAllemagne en ont fourni à la France des quantités considérables }usqu*à ces derniers temps. Maintenant beaucoup de fabricants frau^âircu obtiennent dô très-beau. Voici le procédé fluîvi tlaus une des ttieiileuret fabriques de Berlin : ' ^
£a eaêciaMon dee itiatibres s'opère dans.un four de
réferbèns <1ont la voûte a pne hauteur de o* 5o, la add est horizon t i^e^ elle a un mMm de longueur et niant de largeur; la grille est |il.irée 8iir le côté da feu% elle a tiiie lonj;ueur de o" 4^9 ^4« <'t une large|l^ deo" ai ; Taiilel une largeur de o' 27 à o" 5 : n^^ nverlure prati(|uée à la pirtic «upérîeure de la viiûte^ alreconv3rtd pir nue c.tlolie en tôle, portant une chemîtiéc, et qui est 8onlenue par de petits mura en kriqups ou fica f^upports en fer A la pariîe aultTicure Aifoarneau , ae trouve une large ouverture que fer- ■ent deux portes eu funic portant chacune, à leur point de ΀incli.»n, une ouverture d'un quart decer» tk^ destinée à UisAcr passer le manclie -d'un ringard, au moyen duquel on tirasse la matière, puur en faciliter te moiivemciit ^ans fatigue de Pouf rîer « on le snspend au moyen d^une chaîne attachée au plafond.
Pour chaque opération, on emploie ^5 kilogrammes de bonne potasse, 5o kilogrammes de cornes ou dr ciiir« et 5 kilogrammes de limaille de fer.
On introduit d\'ibord la potHS>e dans le four, elle
fond dans son eau, et ensuite elle (éprouve la fusion
ignée, aussitôt ou y projette toute la limaille de fer,
et Ton braise la ma^se avec le ring ird, que l'on doit
aT.'ir soin de faire rougir juparav'int, parce que sans
cela la matière s'y attacherait, et ou ne pourrait plus
la remuer qu'avec beaucoup de peine. Quand la
. m)s>e est eu fusion complète, on y jette de dix en dix
minutes, une pelletée de chai'bou animal; quand
toute la quantité a été introduite , on donne une forte
chaleur pendant à p !U prè^» une heure et demie, et
lupération est achevée quand on voit paraître des
40 I-M 6ECBST8 HODERHBS.
perle» fanages; il ealre dans là composition de. quelque» médicaments exléfienr^, de quelques apprêts pour les éloûen fînes; »*ii Angleterre on en fait des pdHlilles ussest agréables ;rnfiii il e^t probable^ que TU la. propriété dont il jonii de ne juiuais ja itiir, il pour^^ rcinpUcer la cire pour les objets de o^toulage eu fleiirs et fruits.
L'huile séparée du blanc de baleine et conveaabl^ menl fîltrée^ csX fort bonne pour l'écluiiage : en Angleterre on la préfère niéme à louteK les huiles de graines; mais son usage priiicipal, son emp'oi le pliil avantageux, c'est pour le graissage des machine? diA<* Itoales^ à cause de son exliém;^ fluidité et du peu é'iAction qu'elle exerce sur les métaux.
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BLEU DIS PRUSSB.
Nous ne dirons rien de l\'incien procédé de cette fa-. bHcâtion, il est trop connu. I^lais nous parlerons du Hdode d'opérer plus nouveau avec le forro^cyanilre de f^lassium et du moyen le plus écououiic|u« de se pro- •Urcr cette snbstance.
La préparation du lerrort^^anure de potassium bie» «fistalHsé eM restée long-temps inconnue , et l'Angle- 4orre et rAlleihagve en ont fourni à la France des i(tttintités cousidélrables }usqu*à ces dertûers t^nips. Maintenant beaucoup de fabricants frati^âircù obliUnnent de irès-bèau. Voici le procédé suivi ilaus une "^ éks Meilleures fabriques de Berlin : ' ^
la otiMaMoB dea itiatibres s'opère dana^un four de
DVl» ABIH ET MÊTIKRR. 4^
réTerbère (font la voûie a pne hauteur de o* 5o, la soldesl liorizonlile^ elle a un ml'Wci de longueur et aulanl de largeur; la grille est |i1«icée Aur le côté du fou% elle a nue longueur de o" 4^9 ^4^ ^i une ï^irge^L de o" ai ; l'aulel une largeur de o" 27 à o* 5 : u^^ ouverture prati(|uée à la p irtic supérieure d<* la voûte, est recon varie pir nue calotte en tôle, portant une cliemlnéc, et qui est Roulenue par de petits mumen briques ou des i>up|>orls en fer A la partie aulrricure du' fourneau , se trouve nue large ouverture que ferment deux portes eu fonte portant chacune, à leur point (le joncti.ui, une ouverture d'un «piart de cercle, destinée à Uisser passer le manche -d'un ringard , au moyen duquel on l)rasse la matière, puur en faciliter le mouvemcut ^aus fdiigue de Touf rier , on le suspend au moyen d*une chaîne attachée au plafond.
Pour chaque opération, on emploie ^5 kilogrammes de bonne potasse, 5o kilogrammes de cornes 00 do ciiir* et 5 kilogrammes de limaille de fer.
On introduit d\'iburd la potHS>e dans le four, elle fond dans son eau, et ensuite elle éprouve la fusioA ighée, aussitôt ou y projette toute la limaille de fer, et l'on braise la ma -«se avec le ringird, que Ton doit afuir soin (le faire rougir aufiarav^nt, parce que sans cela la matière s'y attachèrent, et on ne pourrait plus la remuer qu*avec beaucoup de peine. Quand la in)s.>>e est eu fusion complète, on y jette de dix en dix minutes, une pelletée de charbon animal ; quand toute la quantité a été inlrodiu'te , on donne une forte chaleur pendant à p !n prè^» une heure vt dcmie^ el ropéraliou est achevée iquand on \o\l ^^ta\\x^ ^«i^
4l Ma 0BGBBT8 MODBim»
bulles d*oxide de carbone qui viennent brûler à la
•nrface : on relire la matière avec des cniUera qal
ont été préalablement roupies, et on la projette dans
JÊÊB cylindres en fonte , comme ceux que Ton eoaploie
^mir la fabrication du noir animale
Quand on travaille d*une manière, intermittente > la première opération dure vingt-quatre hetires , les antres ne durent que vingt , dtx-huity douze et dix heures.
On porte dans des chaudières de fer la matière retirée des cylindres et on la fait bouillir avec de Teau ; on décante et on traite une seconde fois le résida par Teau bouillante; après avoir tout décauté, on renfet'me ce résidu dans des sacs dévoile qu'on lave jusqu'à ce qu# Teau ne dissolve plus rien ; toutes les eaux de lixîviation étant rassemblées, on les évapore. On place quelqtiefois des brindilles de bois sur les* quelles les cristaux s*at tachent : on les dinsout pour les faire cristalliser de nouveau et les obtenir plus purs et plus volumineux.* <
On obtient dans Topération, de 17 à ao kilogrammes de cyano-ferrure de potassium , on évapore à siccîté les eaux-mères delà cristiillisation, et Ton fait entrer cette potasse dans une calcinai ion subséquente.
Le noir résidu u*est pas susceptible d*ètre employé de nouveau dans cette fabrication.
Le charbou de corne est celui qui donne le meilleur produit.
Le succès de l'opération dépend de la quantité de
charbon animal qii'on projette dans la potasse fou*
luts avec la limi«ille de fer. Si la qu intité n'en était
las assez considérable, on ne pourrait pas juger du
DM Altt BT MinBM. éfi
BOiMiit ob ropération est achevée par les bulles d*oride de carbone, qi>i ▼ieniient brûler à la surface da brassin ; on reconnaît celte insuffisance de oharbon par des étîncell^ik qui se dégagent à la surface» et qui proviennent de ta décompoftitîon du ferro-cya- Dore de potassium déjà formé. Quand la potasse est ooe fois bien fondue» on relire le feu et on ne chauffe pins la masse pendant tout le lenips que Ton ajoute da charbon animal; quand la totalité a été ajoutée, M sugmente de nouveau la température.
Préparation du, charbon animai d employer, .
Cette préparation peut se faire dans des cylindres de fonte comme ceux en urfage dans la fabrication , da sel ammoniaque, ou bien dans une chaudière dans laquelle on introduit de la corne, du sang desséché, etc., etc., et Ton chauffe d'abord très-lentement, eteiisnite jusqu^à ce que Ton ait obtenu un charbon gras, mais qui cependant puisse »^ pulvériser facile-* ment : huit kilognmmes de corne ou de sabots, ou dix kilogrammes de sang, fournissent un kilogramme de charbon.
L*întenMité de la teinte du bien de Prusse dépend dei proportions employées en sulfite de fer et ec iIqd : plus la dose d*alnn est considérable, pins la teÎQte ecjt faible.