BOIS DE TRAVAIL
Evis, moyen d* obtenir la loupe de buis, irii^rechêr''
ikée dans ia tabletterie»
Le buis est le plus dur, le plus compacte de nos bois indii;ènes; il est aussi l'un des plus lourds* Le buis pousse très-lentement ; aussi n*en voit-on que bien rarement des gros : il est fort sujet à se pourrir «n cœur en atteignant à un certain diamètre. On en distingue deux espèces : le buis vert et le jaune qui est le plus commun ; le buis vert est plus tendre et pins facile à travailler que le jaune. Ce bois est too* îoursd'un prix fort élevé ; le branchage un peu élevé se vend communément à Paris 60 à 70 centimes le kilogramme; le bois moyen 80 centimes; le gros bois de choix 1 franc; les loupes, beaucoup plus «hères, se payent plus ou moins suivant leur beauté ,« et suivant qu'elles eont sèches et saines. Le tourneoriablettier emploie de préférence ce bois pour ses plus
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beaaz ouvrages; il se polit admirablement tHen et très facilement; il prend toutes les nuances qu*OB font lui donner, et il se vernit très-bien. Les menuisiers et les tonneliers s'en servent pour mettre despiè. ces de biuchage à la lumière des rabols, des varlopes et des colombes^' G*est sur ce bois, pri*« en bout, que les 'graveurs en bois font ces reliefs qui s'impriment lypographiquement) etc., etc., il est très-sujet à B^échauffir : on appelle ainsi un commencement de décomposition, qu*on retarde pendaut longtemps ^ si après qu'il a été séelié à l'air , on le tient à Tabri de de toule humidité : il est même prudent d'huiler sa seetion, ou de coller dessus un papier huilé.
Le bois de buis, livré à lui-même, pousse droit et de 61 ; mais tourmenté durant son long âge par les coupes annuelles qu'un fait de ses branches , il est communément coulourné et rabougri , ce qui précîsémeiit le fait rechercher den tourneurs , mais force le hitfaierqui veut un buis sans nœuds, à avoir recours à celui d'Espagne qui pousse plus droit , et qui d'ailleurs est peut-être d'une autre espèce, car on a rm^ «arqué qu'il et^t toujours plus mou que le buis Of* iiaaire.
La loupg de buis^ improprement appelée racine dé bmêj puisque le bois de la racine est très - peu diffélent de celui dutronc^ sert àfjire principalement des tabatières f de pelits néces«iaîres et autres jolis ouvra- |es. Mais si on attendait toujours un caprice de la ■alure pour se procurer cotte hiupe, elle serait entrêmement rare t-t chère; et d'ailleurs 1rs loupes natnfelles sont la plupart du temps ^i profondément nil-
kinvées dans tons les senS| que la parlîe Vou^e â.VM^%-
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ratt presque toujours avant qte roui il en. ait alleiot le fond, ces loupas uatmelIeM gont U'aîlleiirft presqnç loui«>urs creiiseH et pourries au cœur. Il a doue falla avoir recours à Tait |K>ur produire de meilleures loupes et en plus grande abondance; ctle< loupes ainsi
obtenues sont, à peu d'excsptîims pr6s, les aetfles
employéus anionrd'huî.
Pour conlraînilre la nature à produire des loupes^ et à en donner de Kaîiie.>i, on s'empare des branches inférieures de Ta rbre (ou pourrait sa ua dojte appliquer également le méine procédé aux branches supériepres); on ôie une partie du branchage, et ToD passe sur cette branche des doiulh s ou viroles en fer, que Ton e^^pacie entre elles plus ou moins , ^eloo la grosseur de loupes que. Ton veut ob'enir. Le braur chage pousse entre les douilles, cliaquc aiuiée on le «oupe^ il chaque année il s*eu produit d*au(re8 i «6lé qui seront coupées à leur tour; ceux du bout sont seuls conservée, afin que la branche ne souffre pas; lor>que cette branche grossit, les douilles détiennent des obstacles étroits où la sève coule sans s'arrêter; elles s'exlr^i vase dans les intervalles, enveloppe et recouvre les branches coupées, et de la sorte il te forme une loupe ronde, à peu pri-s régulière « et traversée seidement par un conduit li queux de bols lie fil qui ne nuit pas à la beauté de la loupe; c'iest dans le Jura et dans la Haute-Marne qu'on se livre spécialement à cette industrie. Les acides colorent lacilement la loupe de buis, mais ce seul moyeu serait quelquefois insuffisant, surtout lorsqu'on veut ob« tenir des teintes rembrunies, parce que le buis étant
M-oompacte^ l'acide ne pénètre pas assez profonde-
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ment pour' que la partie teinte ne 8oît pas enlevée par le polissage. (Voyez cohration des bois,)