BOIS DE TEINTURE
Emploi des résidas des bois de teinture»
La quantité considérable de bois de teinture que Ton emploie, dans les fabriques de toiles peintes particulièrement, faisait désirer qu'on trouvât un em« ploi avantageux des résidus épuisés de la matière colorante.
M. Pimont a eu Theureuse idée de faire servir ces résidus comme combustible. Il est vrai que considérés Sous ce point de vue» ils ne deviendront jamais d*une grande importance commerciale, mais c'est dé{à beaucoup qu'ils puissent être employés sur les lieux mêmes par les fabricans, qui soufifraient de Tencombrcment de ces matières.
On fait écouler les eaux qui contiennent les résidus dans une fosse commune, où ils se déposent, et OQ pratique une issue pour les eaux surnageantes : on place ensuite les résidus sur un sol incliné pour leségoutter et les dessécher, et au bout de quelques jours on mêle entr'eux les résidus des diverses natures de bains de teinture; on laisse fermenter la masse pendant quelques mois, puis on moule la matière comme la tannée.
M. Pimont assure qu'il est résulté de ses expériences les données suivantes ;
5o LES 8B0RETS MODERNES
Mille briquettes pesant 58o kilogrammes , revien-< nent pour la maouleotion 9 à 3 fraqcs; les dépôts pro* venant de sa fabrique, pendant une année de travail, ont produit i5o à 180,000 briquettes.
Deux séries d'expériences ont été instituées pour connaître la valeur de combustible de ces briquettes : dans la première , on a maintenu pendant douze heures dans un grand atelier le même degré de chaleur, en brûlant successivement « dans le même appareil de combustion, de la houille, du bois, du coke et des briquettes de résidus ;
Dans la seconde série, on a entretenu aussi ^pendant douze heures, le feu sous une chaudière à garaneer, avec de la houille , de la tourbe et des briquettes.
D'après ces essais , il paraîtrait que les briquettes oat offert une économie d'environ deux tiers sur la houille; elles brûlent comme les meilleures tourbes.