CHAPEAUX DE PAILLE
Apprit qu'on donne d Paru aua ckapeauv de paille .
achiiés bruts.
Pour donner celte dernière façon aux chapeaux de paille dltalie et de Suisse, d'abord on les brosse arec une brosse très-douce pour leur donner plus de brillant ; puis on les humecle au moyen d*une éponge avec une dissolution de sel d*oseille que Ton sur-alcalise de potasse très-pure^ ou mieux de sous-carbonate de soude. Ensuite on les met au boufroir pendant douze heures^ après ce temps on les retire pour mettre en presse leur passe seulement» ce qui s*exécute en humectant d*abord TeuTcrs de cette passe avec l'apprêt dent on trouvera plus loîn la composition , et en plaçant sur h\ table d'une presse à vis, ou mieux d^une presse hydraulique, un premier plateau de 17 millimètres d'épaisseur percé au milieu d'un trou de 18 millimètres de diamètre; alors sur ce plateau, que l'un a préalablement chauffé, en pose un chapeau dout la tète entre dans le trou du plateau » puis sur l'envers de la passe de ce chapeau ou applique un autre plateau en bois d'érable ds 12 millimètres d'élisseur, et également percé d'un trou au centre pour JBser passer la tète; ce plateau doit avoir été très- MaHemeat cbâuttè à U lA^^in ou sut uu çtVVfixÀ %mlv le
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bord d*un de fourneau^ et pouvant tourner libremenl
sur 8on pivot dans une crapaudîne, à la manière d*un volant de tourne-broche. Â cette planche on fait succéder un autre chapeau^ puis une planche, et ainsi de suite, comme si Ton cariait du drap, jusqu^à ce que la pile ait atteint un mètre 353 millimètres de hauteur; mais le plus habituellement les chapeaux sont ainsi empilés par douze douzaines à la fois , en mettant les plus grosses tètes les premières, et en évitant autant q je possible de mettre dans la même pile des diapeaux k passes ou bords de différentes largeurs. On fait éprouver à l'empilage, pendant douze heures, une pression de cent milliers, pression qui seule donne le lustre à la passe du chapeau.
Ces chapeaux étant sortis de presse , sont rangés par numéros de grandeur de tètes, et après celte mise en ordre, on humecte tout Tintérieur des tètes avec un apprêt composé de colle de parchemin éclaircie à chaud avec un peu d'eau, et auquel on donne un œil blanc légèrement louche par une addition de sel d'o* seille. La façon de cet encollage varie suivant Tespèce de chapeau et aussi suivant chique ouvrier, de sorte qu'on ne peut guère spécifier des proportions exactes. Cependant, en général il dqit être léger pour les pailles dltalie, plus fort mais sans crier pour les pailles Suisses, et très-corsé pour les pailles cousues.
Tous les chapeaux sortis de presse, ayant été ainsi humectés dans leur intérieur avec l'apprêt qui cor vient à chaque qualité > on les met en forme sài cylindre on loar.
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CHAUX HtDRAUUQUE.
Un grani nombre de localités fournissent, des cal-* c&ires qui pcpduisent de la chaux hydraulique; maïs d'après les recherches de Yioat et autres « le«^ plus . mauvaises chaux grasses sont susceptibles de fournir de très-bonnes chaux hydrauliques par les moyens très-simples qui ont été exécutés sur une trèsr^grande échelle par M. St-Léger s la chaux hydraulique artir ficielle obtenue par ce- moyen- est supérieure à i^usieurs des meilleures chaux naturelles.
La craie si abondante dans tant de localités en France, par exemple celle de Meudon, mêlée avec un quart eu volume d^argiie de Passy ou de Yanvres , constitue la matière destinée à produire de la chaux hydraulique. Le mélangé est délayé avec de l'eau dans une ange munie de meules verticales. Quand ce mélange a été rendu bien intime , la masse est portée dans des bassins ou elle se décaute ^ l*eau est séparée et la matière solide moulée en briques ou en boules qu*on abandonne à Tair pour les dessécher , et que Ton cuit ensuite dans des fours à chaux à une température insuffisante pour fritler les silicates et les aluminates qui se forment, ce qui rendrait la chaux impropre à tout usage.
Le mélange employé par MM. Bryan et St-Légér renferme 84 de carbonate de chaux , lo de silice, 5 d'alumine et i d'oxide de fer; et la chaux obtenue de oètte composition a été, par. l'analyse, trouvée formée ~ yçhéLW^^jt^y 6, argile làS, 8, et oxide de fer ij 6.
^Quelque avantageuses que soient les chaux by«*,
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drauliques^ elles sont loin cependant d*offrir les qualités importantes de Tespëce de calcaire connue sous le nom de ciment romain^ •
En 1796, Parker et Wyath, en Angleterre, psirenl une patente pour la préparation do cette espèce de chaux, dont Tusage s'est prodigieusement étendu jusques dans les pays lointains d'Asie et d'Amérique.
Des propriétés remarquablement caractéristiques distinguent cette substance : lorsqu'on la mêle avec de i'eau, elle prend au bout de moins d'un quartd'heure, comme le plâtre gâché, même sous Teau qui n'a aucune action sur elle t au lieu de lui nuire, Feau lui communique même plus de solidité, et après peu de temps la masse a acquis celle des bonnes pierres, sans qu'il s'y produise de fissures, ni qu'elle offre de retrait.
Le ciment romain se rencontre sur un grand nombre de points en Angleterre. On en trouve aussi, mais •en petites quantités, sur les côtes du Boulonnais en France. Quoiqu'ilr en soit, nous ne possédions pasd'exploitation régulière et étendue de ce ciment^ quand. M. Lacordaire, ingénieur français , en découvrit à Pouilly, en Bourgogne, deux couches fort étendues, qu'il exploite et qui âe livre au commerce .sous le nom de ciment de Pouilfy.
Parker avait prescrit, dans sa patente, de calciner la pierre jusqu'à la vitrifier; c'est une erreur qui a nui pendant long-temps au succès de sa découverte. . La calcinalion ne doit pas être tr:ès-forte et la mati* doit être réduite en poudre avant de l'employer^ doit former un tas de oette poudre , et y V0 l'eau dans ie rapport de a/5 du ^oVui&ft ^tv^\>
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agitant oontiouellement , et avec TattentioD de u'en préparera la fois que la quantité qui peut être employée à Tinstaot même. Ce mélange de i i/a partie de sablé contre une partie de ce ciment parait être le meilleur. Ce mélange se doit faire à sec, et avant le gâchage.
GELORURE DE CHADX.
L'immense consommation qui se fait aujonr/l'huî de ce sel pour le blanchiment des tissus de fil et de coton et delà pâte de papier, donne liea à une fabrication très-étendue de ce produit, que Ton' prépare à l'état liquide ou à IVtat solide, suivant les localités. Le chlorure solide offre beaucoup d'avantages; on peut le transporter facilement et à peu de fraû, et il* secoDseive mieux et plus long^temps sans altération^ ' à cause de Texcès de chaux qu*il renferme ; mais cet excès même présente cet Inconvénient, que Ton ne peut par le moyen du chlorure sec, obtenir des IIqiieiir.H aussi concentrées sans le traiter à plusieurs reprises par de petites quantités d'eau, et que l'on est obligéyians Tcnlevagc à la cuve pour les toiles peintes, d'employer des bains contenant du chlorure en suspension, ce qui présente des inctfnvéniens ; maid d*un autre côté le transport du chlorure liquide en présente aussi par son volume, le coulage et les altéra- *Im^ qu'il peut éprouver. Ce n'est que dans les lieux
éfàg'fltaaio consommation, comme à Mulhaosen
DES ARTS ET METIERS. Il3
et k Roueiiy par exemple, qu*il est avantageux de préparer le chlorure liquide.
S'il ne s'agit d*obteuir que de petites quantités de chlorure de chaux liquide , il suffit de faire pisser du chlore dans un lait de chaux reufermé dans des toarilles en terre cuite ou aans un cylindre de plomb ; mais lorsqu^on opère sur de grandes < quanti tés, cet appareil ne pourrait suffire. Voici l'appareil de Mulhausen, décrit par M, Schwartz.
Le chlore produit dans une double rangée de ballons de verre chauffés au bain de sable, Att conduit de chaque côté dans une auge en grès siliceux (de Guebviller), par des tubes qui traversent un couvercle en bois enduit de mastic résineux reposant dans une rainure pratiquée sur les bords de Tauge. Uo axé qui passe dans la longueur de Tauge, porte des palettes en hélice dont les bords se trouvent à 5 à 6 centimètres des parois de fauge; une manivelle placée à une extrémité permet de donner à cet axe un mouve-^ ment qui doit être continu. Un entonnoir placé à Textrémité opposée de l'auge , et s'élevant à la hauteur du couvercle en communiquant avec Tauge par nu tube horizontal, sert à Tintroduotion du lait de chaux; le chlorure formé est soutiré par une ouverture placée du côté de la manivelle.
Pour que Topération marche bien, il faut élever immédiatement la température jusqu'à 5o° environ et la maintenir à ce point tant que le gaz se dégaf puis la porter ensuite rapidement au degré deTébl litioo et Vy maintenir quelques instants, J^ qu'on ait employé un léger excès d*ox\de dfi
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iièsef et iorfont en plaçant un vase entre les ballons et Tappareil absorbant*
Afin d'éviter la pression dans les appareils, il est nécessaire que les tubss ne plongent que d'une très» petite quantité dans le lait de chaux; les vases inter* médiaires ont Tinconvénient d'augmenter cette pression, mais ils offrent cet avantage, qu'ils retiennent de Tacide hydrochlorique qui distille toujours en plus ou moins grande quantitéi et qu'ils empêcheraient le liquide des ballons producteurs de passer dans la cuve au lait de chaux; si ce liquide des ballons venait à se bonrsouflM'y au lieu de flacons intermédiaires, on pourrait se servir, comme dans une chambre à fabriquer le chlorure sec, d'une petite caisse en bois de la longueur de l'un des côtés de l^ppareil, en donnant à cette caisse une légère inclinaison ; on y mettrait une petite couche d'eau dans laquelle on ferait plonger les tubes de quelques millimètres seulement : une ouverture placée à la partie la plus déclive de la caisse, permet de soutirer facilement par une chaute-plume le liquide formé.
La dissolution de chlorure de chaux mêlée d*un excès de chaux se décompose à peine près de son dégré d'ébullition ; mais quand il n'y [a pas cet excès de chaux dans la liqueur, elle sq décompose au contraire avant le 4^' degré de température : l'agitation de la liqueur mettant sans cesse l'excès de chaux en contact avec le gaz chlore , empêche réchauffement, et par conséquent la formation de chlorure de calcium. Aassitêt que la liqueur lait de chaux est saturée , il finotja retirer de l'appareil, parce qu'elle s'y échauf*
itt trop» et il y aurait décomposition.
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Le chlorure de chaux liquide le pins concentré marque g"* et décolore 80 volumes de la dissolution d'indigo dont il sera parlé plus loin^ tandis que les liqueurs les plus concentrées obtenues par dissolution des chlorures secs n*en décolorent que 96 et marquent seulement 6''. / Sk
La préparation du cmorure de chaux sec ^ appelé en Angleterre poudre de iennant, se fait avec facilité en substituant à l'appareil dont nous venons de parler , des vases d'une plus ou moins grande capacité ^ remplis de chaux éteinte : les conditions pour bien réussir^ sont de conduire l'opération de manière que la température ne s'élève que très-faiblement; sans cela 00 obtiendrait beaucoup de chlorure de calcium.. On parvient à maintenir cette basse température en modérant le dégagement du chlore dans les vases pro* ducleurs et en disposant l'appareil de manière à ce qu'il ne s'y produise qu'une faible pression.
Quand on n'opère pas sur de très-grandes quantitéSf on se sdrt avec avantage de fontaines en terre cuite^ par le fond desquelles on fait arriver le chlore sur la chaux qui remplit ces vases, et qu'on a soin de bien tamiser et de ne pas tasser du tout. Quand on a fait passer un excès de gaz, on renverse le vase et on retire le chlorure, qui alors est prison masse.
Pour des quantités considérables, il est beaucoup plus commode de construire en bois une chanabre dans laquelle on dispose des planches espacées entr'elles de 8 à 9 centimètres et qui sont mobiles r des tasseaux : on fait arriver le chlore gazeux iî féremment 'par la partie supérieure ou par la inférieure de la chambre en établissautàU'
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opposée une soupape à eau qui n'occasionue qu*uue trèS'légëre pression dans la chambre. Suivant la manière dont le courant de gaz chlore est dirigé» la chaux dobt les tablettes sont couvertes se sature d'abord inférieurement ou à la parlie^unérîeure; après un cer* tain temps , on ouvre la ^^ibre pour en retirer le chlorure de chaux formé; on renouvelle les surfaces de la chaux, et on change de position celle qui n*a pas été saturée» aGn de la rapprocher de la source du gaz. Afin de rendre facile à juger la marche de Topératîon, il convient d'établir sur deux côtés en regard, des ouvertures closes avec des vitres qui permettent d'examiner la couleur de Tatmosphère dans la chambre.
Sur Tun des côtés de la chambre est ménagée une ouverture que Pon bouche avec une porte mobile, dont les bords sont garnis de lisières ou recouvertes de bandes de papier collé.
Quand on a besoin d'entrer dans la chambre» on la ventile en ouvrant deux ouvertures opposées, ou bien en la mettant en communication avec une cheminée où il y a du feu et permettant à l'air d'y pénétrer par une autre ouverture. *
De Cessai des chlorures ou de la chlorométrie.
Déterminer exactement la proportion de chlore
que renferme un chlorure, est une opération impor-
•^ante , tant pour établir sa valeur commerciale que
pqur savoir quelle quantité il en faut employer pour
llii&. opération, plusieurs procédés ont été proposés
P^^jr parvenir : Vindigo dissous dans Tacide suUori
DBS A&TS BT kiTIEM. II7
que, employé depuis long-temps par Bertliollet, parait encore être le meilleur; mais on a employé aussi la dissolution^ dans le carbonate de soude, du composé bleu que forme l'amidon avec Tiode , le chlorure de manganèse et le nitrate de protoxide de mercure. Malgré les inconvénients que présente Temploi de la dissolution sulfurîque d*indigo qui se décolore spontanément peu à peu , les essais faits par les autres procédés paraissent devoir assigner à celle-ci une prééminence absolue. On décrira donc ici Je procédé de BerthoUet tel que M. Gay-Lussac Ta modi6é.
Les instruments que Ton emploie pour ces essais, senties mêmes que ceuic dont M. Gay-Lussac fait usage pour Tessai des alcalis. Il n'y a qu'à y joindre un petit mortier de porcelaine pour broyer le chlofure, çt une pipette de la contenance d'un centilitre en-deçà d*un trait marqué sur la tigCi plus un agitateur on mouviron en verre.
La liqueur d'épreuve se prépare de la manière sui« vante. On prend 3 grammes 98 d'oxide de mauganèso cristallisé en belles - aiguilles , que Ton pulvérise. On traite cette poudre par de l'acide h3'droch1orique (murlatique) dans une fiole dont le tube plonge au fond d'une éprouvette inclinée de 40'' environ à Vha^ rizon 9 dans un lait do chaux ayant un volume de moins d'un litre ; quand il ne se dégage plus de gaz, et que la liqueur a bouilli pendant quelques instants, . on complète le litre de lait de chaux.
D'une autre part, on dissout une partie d*iiv en poudre fine dans 9 parties d'acide sulfurlqtwji^ chauffant au bain-Marie pendant sVx >\«at«^
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dissolution est ensuite étendue d'une quantité d'eau telle qu'elle puisse être décolorée exactement par i/io de son volume de chlorure* Cette liquear d'é» preuve doit être conservée à Tabri de la lumière.
Pour faire Tessai d'un chlorure sec 9 on en prend 5 grammes sur un mélange d'échantillons levés dans divers points de la masse ; on le broie successivement dans le mortier avec un peu d'^ au, et on verse la liqueur dans une éprouvctte à pied de i/s litre de capacité ; on complète cette mesure, et après avoir bien mêlé par agitation avec le mouviron de verre 9 on laisse la liqueur s'èclaîrcir. Pour ne pas perdre de liqueur en la versant dans l'éprouvette, on appuie le pilon sur le beo le long duquel la liqueur coule.
On remplit de liqueur d'épreuve la burette graduée, et on en verse dans le verre une quantité inférieure à celle que Ton présume devoir être décolorée pour le chlore.
On prend avec la petite pipette une mesure de ehiorure que Ton fait tomber rapidement dans la teinture en soufflant dans le tube de la pipette; si la liqueur est décolorée par cette quantité, on verse immédiatement une nouvelle quantité, jusqu*à ce qu'elle prenne une teinte légèrement verdâtre ; si cette quantité ne s'élève pas au-delà de 5/ 10 de degré, elle donnera le litre du chlorure ; mais si elle est plus grande, il faut recommencer l'essai en mettant dans le verre . la quantité présumée nécessaire , et l'essai n'est bon i/ gue quand elleprend instantanément la teinte voulue. Sien opérait lentement, les quantités de liqueur d'épave décolorée pourraient être extrêmement diffé- JlQiL ; nvec un peu d'habitude on arrWe facvleoient
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à déterminer le degré d*UQ chlorure, mais il peut toujours y avoir une différence marquée entre des essais faits par deux personnes, à cause de la dîffé* renée de teinte à laquelle on s'arrête, et qu'il est difficile de bien fixer.
On essaie de la même manière un chlorure liquide ou une dissolution de chlore dans Teau.
L'unité choisie pour ce mode d'essai, est la force décolorante de un litre de chlore £;azeux sec, à la pression de C" 76 et à o^ qui doit colorer exactement 10 fois autant de dissolution d'indigo. En prenant 10 grammes de chlorure de chaux dissous dans un litre d'eau, le nombre de volumes d'indigo ou degrés, détruits par un volume de la dissolution de chlorure, indique le nombre de dixièmes de litre de chlore que ce chlorure renferme.
D'après cela , 1 kilogramme de chlorure de chaux dont le titre serait 6** 5 ou 65 centième^'s, contiendrait 65 litres de chlore; chaque degré représente donc 10 litres par kilogramme, et chaque dixième de degré 1 litre : le chlorure de chaux solide, parfaitement saturé, renfermerait par kilogramme 101 litres ai de chlore.
Les dissolutions faibles donnent plus de précision I l'essai que celles qui sont plusfortesr Si le chlorure enayé décolorait plus de iC, il faudrait le ramener, par iin'e addition , à n*en détruire que 4 à S*", et augmenter- le nombre de degrés trouvé de cette diffi^ renoe.'
Là Kqtieur d'épreuve est suffisamment exaotè^ 0^ •pératit comme nous l'avons dit aveo Z ^amtsùr
laO LIS SEGAETS KODBRVBS
d*oxîde de manganèse pur, qui donnent i litre 4c chlore.
Un chlorure solide ou liquide étant donnée rien n'est plus facile que de déterminer la quantité iiéces« saire pour obtenir une liqueur d'une force également déterminée. Ainsi, en supposant que ce chloruré mar<que S"" 6; à cet état il renferme par kilogramme 86 litres de chlore. Si on voulait obtenir loo litres de dissolution marquant 5® et renfermant 3o litres de chlorb, on devrait donc eu prendre 349 grammes.
La liqueur connue à Paris et généralement employée par les blanchisseurs de la banlieue pour le blanchissage du beau linge est un chlorure de potasse. Cette préparation est d'une telle simplicité^ qu'il n'y aura que quelques mots à en dire. Ou opère comiùe pour le chlorure de chaux, excepté que dans le fla* con récipient, au lieu de lait de chaux, on met une dissolution renfermant 7 pour cent de carbonate de potasse, on fait passer du chlore dans cette dissolution jusqu'à saturation ,* la liqueur étant, comme on voit, fort étendue d'eau, il ne se forme pas de chlorate de potasse.
Fréquemment les fabricants d'eau de javelle la colorent avec un peu de la liqueur suivante : on mêle une portion du résidu de l'opération avec de l'eau de javelle et on fait chauffer; la liqueur filtrée est alors ■ d'un rose violacé; ou en ajoute à l'eau de javelle la quantité nécessaire pour lui donner la teinte voulue; inais eette addition, qui n'est qu'un tour du métier, /éi^ait plutôt nuisible qu'utile dans le blanchissage*
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