SECBETS MODBHHES
pas très-bien» en théorie^ Tefficacilé de cette addition compliquée de divers sels; mais il faut croire que celte efficacité n*cst pas moins réelle, puisqu'une longue expérience Ta constatée.
D'autres enfin, emploient un procédé publié eu Angleterre par M. Heard, et qui paraît avoir donné les meilleurs résultats. Il consiste à verser dans le suif en fusion, une quantité diacide nitrique concentré qui varie suivant la nature du suif, et elle peut quel* quefois s'élever jusqu'à 4 grammes par quintal pour les suifs de consistance mollasse : Le mélange est vivement brassé par un ouvrier et maintenu en fusion jusqu'à ce qu*il ait pris une teinte orangée; alors on le laisse refroidir et on le soumet à Taction d'une presse très-puissante, après l'avoir renfermé dans une étoffe delainei et celle-ci dans un. réseau serré de fi-* celle très-forte ; il s'en dégage une huile fluide, et le résidu est un suif jaunâtre, qui a acquis beaucoup de consistance. Il ne reste plus alors qu'à le blanchir, et c'est à quoi l'on parvient d'une manière certaine en l'exposant à l'air et à la lumière. Il parait que les chandelles préparées avec du suif ainsi traité sont d'une qualité extrêmement supérieure à celle des chandelles ordinaires. L'huile fluide, ainsi extraite du suif, peut trouver son emploi dans le service des lampes d'éclairage et dans beaucoup d'autres arts.
• Que]<{u'ait été d'ailleurs le mode de purification
^u suif, les chandelles se préparent par les procédés
jK)nnu8 du moulage ou de la baguette , que nous ne
, jB^UB arrêterons pas à décrire.
DES AaiS ET MÉTIERS. 105
Des mèches pour les chandelles.
Le cotoo employé pour ces mèches ne doit rcufermer ni fragments de graines , ui nœuds, ni aucune ordore qui puisse nuire à sa capillarité ; les Gis doivent être unis, peu tordos et doublés sur eux-mêmes.
La manière la plus simple et la plus expéditive de foire les mèches, consiste à mettre daos ua tambour on dans une petite caisse un nombre de pelotons de Bis égal à la moitié de celui des fiis qui doivent former la mèche; les mèches étant ordinairement composées de 18 fils, c'est seulement 9 pelotons qa^ilfaut mettre dans le tambour. On prend le (il de chacune d*eux9 on les réunit et ou les fait passer ensemble autour d'une cheville verticale fixée dans une table; on approche les deux faisceaux de fils, et on tes présente à un couteau vertical fixé sur la même table, à une distance de la cheville égale à la long leur que doit avoir la mèche; l'extrémité du faisceau des fils étant en contact avec le couteau, on coupe, on do«iue à la mèche une, légère torniou^ et on continue à eu couper de nouvelles.
Quelques fabricants font bouiliir dans du vinaigre les écheveaux de coton destinés à faire les mèches, et les font ensuite bien sécher. Probablement cette opé'^ ration ne s'efTâclue que sjr les cotoni qui proviennent des bourrures de cardes, et qac Ion ne peut filer qu*en lès imprégnant d'une eau savonneuse. Le vinaigre a alors pour objet de décomposer la peti quantité de savoa, qui reste daus U coXou \ V ^^tâ^. ^
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enlevé^ ef if reste dans le û\ une matière grasse qui doit faciliter la combustion.
D*autres encore plongent les mèches dans des huiles essentielles , dans de Falcool pur , ou tenant du camphre en dissolution. Quand ces substances restent, du moins en partie dans le coton, on conçoit qu'étant très-combustibles, elles doivent aider à l'inflammation des mèches.
Enfin il est des fabricants qui plongent la mèche dans de la cire ou du blanc de baleine en fusion » dans ce dernier cas les chandelles sont beaucoup plus durables, parce que ces matières étant moins fusibles que le suif, la mèche se découvre moins , et il y monte moins de suif à la fois; mais cet effet ne peut s'obtenir qu'aux dépens-de Tintensité de la lumière t et le procédé ajoute sensiblement aux frais de fabrication.
L'hiver est toujours la saison la plus favorable pour la fabrication de la chandelle. Celles qui ont vieilli sont préférables aux récentes ; elles sont moins cou' tantes, elles durent davantage, et donnent plus de lu*> mière.
On a mainte fois annoncé que les, chandelles étaient considérablement améliorées quand on ajoutait au suif de la fécule de marrons dinde : il doit y avoir eu à cet égard équivoque; l'addition de la fécule en quantité même très-minime ^ gâterait totalement la chandelle; mais 11 parait certain qu'en faisant bouillir le suif dans une eau contenant des marrons d'Inde p. ce suif SQ^combine à une espèce de résine ioonfenue dans le marron, et que cette addition dur* €Ù Je sait et le rapproche iusqu'è^ uu Q«t\râ\ v^vat de
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la cire. Il parait que ce procédé est mis en usage» principalemeol au Mans.
Le perfeclionnement des chandelles a été Tobjet tant en Angleterre qu'en France 9 de nombreuses tentatiTOS ; jusqu^ici aucune n'a offert de résultat bien utUe.
"William Boltz posait ses mèches dans les chandel. les toute fabriquées) lorsqu'on voulait les brûler. Ces chandelles sont alors des masses de suif creuses. H employait d'abord la forme légèrement, conique des l^handelles ordinaires^ et plus tard il les fit en prismes à six pantSy à cause de la facilité qu'offre cette forme poBr les emballages au loin.
Il préparait aussi dos cylindres de suif percés dans Taxe» et d'autres qui, indépendamment de cette ou* verture centrale, en avaient une autre disposée cîrcu* bdrement autour de la première. Ces derniers étaient alors formés par deux cylindres creux concentriques qui laissaient entr'eux un intervalle.
Les chandelles pleines devaient être brûlées s)ir des chandeliers à ressort qui maintenaient l'extrémité supérieure de la chandelle à la même hauteur; la mèche était très-courtOp et elle était retenue au cen* tre du petit godet de suif liquifié au. moyen d'une petite traverse qui s'appuyait sur les bords de l'orifice du cylindre dans lequel la chandelle était renfermée, ou au moyen d'un fil de fer fiié sut la surface supérieure du cylindre.
U. Boltz avait aussi imaginé un appareil très-ingôoieux pour faire les chandelles- par compression mais cette méthode a été abandonnée^ c\wo\^^XN^ , fontoor ait atàrmé que les ohan&eUe» a\tk«v
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duraient daYantage, donnaient une plus belle lumière et ne coulaient pas*