COBALT
Le cobalt à l'état métallique n'est d'aucun usage dans les arts; on n'eviploie que ses oxides et ses combinaison^ salines. La propriété, dont jouissent les oxided' de cobalt pour colorer en beau bleu pur les verres et les émaux est vraiment remarquable par son énergie; il ne faut que quelques grains d'oxide de cobalt pour donner uce teinte bleue très-inteuse à une masse considérable de verre.
Nlirate de cobalt.
Pour Tobtenir à Tétai de pureté qu'exige son emploi dans beaucoup d'arts^ on grille ce minerai de c< balt jusqu'à ce qu'il n'émette plus de ira^ux% «e«^xii
iSflf 'LES SSCRET8 KOOBIRIB
oombu^lible servir à plusieurs opérations successives^ Après le dégraissage la gélatine des eaux peut être oblQoue par deux procédés différents, i. en les cbauf* fant dans une chaudière autoclave; a. en- eo^levant les sels c'ilcaires qu'ils contiennent au moyen de l'a* eidchydrochlorique (muria tique} #
Premier procède.
Xes os, après le dégraissagCi sont passés à la chaui •t soumis à Taction de Teau sous rinfluence d*uno température élevée; pour cela on les place dans une chaudière capable de supporter une pression de plu^ sieurs atmosphères; on y ajoute de Peau et l'on chaulfe jusqu'à 120'' ou deux atmosphères environ : à cette température les os sont attaqués , la gélatine se dissout, se répand dans reaùi et la matière calcaire, en conservant sa forme primitive ^ perd sa solîdîlé. Quand 011 juge que toute la gélatine est dis* soute, on d;mînue le feu, et quand la soupape de la chaudi(Tp autoclave peut être ouverte sans qu'il s*eo échap))o de la vapeur avec violence 9 on ouvre un ro* binet adapté ù la partie inférieure de la chaudière, ei le llquî le qui s*eu écoule est filtré immédiatement el encore chatid.puis conduit directement où transvasé dans la ch^*uilière ou doit se faire le dépôt de tout ce quia traversé H filtre.
A la le ïTipératuie élevée que Ton peut obtenir dao^ une cl.a iut&rc autoclave, les os seraient attaqués^
: aaème sa- « avoir été passés préalablement à la chaux;
. «Âais ce ol.aulage ne doit pas être négligé cependant^ i ..parce que il i'acîlite la séparation des dernières por*'
DES A&XS ET METIEES. l^t»
lions de^raîssQ qui dlrniuueraient la transparence d# la gélatine, attendu qu'elles s'en séparent quand elle» ne sont pas-iiapoûifiées.
Deuxième procédé.
Les 08 sont mis en macération dans des cuves contenant de Tacide muriatique à lo" au plus. Far cette opération , le carbonate et phosphate de chaux dea os se dissolvent, et la gélatioe reste intacte. On ne peut indiquer la durée nécessaire de {a macération ^ car il varie selon la densité de Tacide, le rapport de la quantité d'acide à celle des os, ^elon l'épaisseur et la dureté de ceux-ci. Voilà pourquoi il est toujours utile de trier les os pour rassembler ceux qui paraissent devoir exiger le même temps de macération. On reconns^it que le traitement est suffisant quand les os sont devenus flexibles : maissi après celte macération asstz prolongée, ils ne devenaient pas flexibles, il faudrait renouveler l'acide des cuves.
Au sortir de l'eau acidulée, les os sont égouttés, lavé0, puis mis en chaux. La chaux, ici, doit saturer l'acide muriatique et le phosphate acide de chaux rester dans les os; il est donc indispensable de les j laisser macérer un temps assez long, et même de renouveler le lait de chaux, quand on juge que l'action du premier est épuisée.
£ii général, ^and on fait macérer des matières animales d'une manière successive dans plusieurs» lails do chaux, et il est bon d'éviter qu'elles aient trop long-temps le contact de l'air dans l'intervallo des xoaoérations, parce que la chaux prend de Tacii
carboniqne à Patmosphère cl qu'il so ferme dam^ les porcs des matières animalta nu carbonate ioso* lubie.
Quand les macérations alcalines sont tcrminéeSi on cuit les matières gélatineuses dans une chaudière à vapeur, comme s'il s'agissait des matières membra* neuves ordinaires.
La colle éiant souvent employée pour encoller les tissus tors de leur fabrication, on a remarqué que celle qui conservait une certaine acidité conservait à ces tissus une certaine souplesse^ due à ce que cette colle acidulé est hygrométrique. On a donc cberehéi conserver cette acidité, et on a opéré en conséquence. Mais dans ce cas, pour éviter la coloration, c^est dans des chaudières en plomb qu*il convient de cuire Ift
colle.
La colle des os traités par un* acide se foit avec beaucoup de rapidité; avant même que Feau de la chaudière entre en ébuUition , on voit la masse s'af* faîsser. On coule cette colle de la même manière que toutes celles faites avec les matières membraneuses, et la suite du travail est la même.
Clarification de la coile.
Lorsque la colle est encore dans le vase où se fall le départ des matières qu'elle tient en suspension^ en en prend une cuillerée que Ton verse entre deux lames de verre dJMtantes entr'elles d*un centimètre et demi environ, et encadrées de trois côtés parone lame de fer -blanc , lorsqu'elle est dans cette eep^e et châssis, on la place entre Vtmi et la lumière, et
DftS ABTS ET HÉTIEE8. tZ$
l'on peat alors apprécier sa teinte et son degré de limpidité. Si on la trouve louche» il faut la clarifier; cela se fait avec deux matières dilTércutes : i. avec de ralun;.a. avec le blanc d^œufs.
La ciarificalion au moyen de l'alun ne peut avoir lien que lorsque la colle est alcaline , il est donc im* portant, avant de la tenter, de s'assurer de l'état de la liqueur au moyen du papier teint par les couleurs bleues végétales telles que le tournesol, etc.
Si Ton reconnaît de Talcalinité à la colle » on peut employer Talun ; pour cela , on a pulvérisé d'avance et Ton pèse environ 4o à 5o grammes d'alun par heo« tolitre de colle; on le fait dissoudre rapidement dans de la colle bouillante^ et on l'ajoute à U solution gé«* latineuseen agitant rapidement et fortement avec un mouveron afin que la répartition de l'alun soit uniforme; on couvre la chaudière, et on attend 5 à6 heures avant de décauter.
La chaux restée dans la colle et qui la rendait alca» line 9 décompose l'alun , en sépare l'alumine sous forme d'une gelée qui se précipite lentement en entraînant avec elle toutes les matières suspendues dans la liqueur.
Si an contraire la colle est neutre ou acidulé, on emploie Valbu mine, pour cela, on délaie rapidement qaelqties blancs d'œufs dans de l'eau, et on les ajoute & la colle pendant que sa température est encore suffisante pour opérer la coagulation de l'albumin; on agite, et les matières impures sont ramenées à 4a surface du liquide, d'où elles sont enlevées à reçu*-, moire.
Le mode de coulage et de dessication de U' f
l34 LES 8EGKBT8 UODEEKES
d'os est absolument le même que celui pratiqué daoâ la Cabrication des colles ordinaires.
COLLE DE POISSOV ABTUTGIELLE.
Cette sorle de colle de poisson est excessivement variable dans son aspect : tantôt elle s'ofire sons forme de membranes, tantôt on lui donne la forme de lyre aûn de mieux imiter la véritable ichtyocolle. On la prépare avec les membranes intestinales des poissons^ desséchées , ou avec les méoics parties dis» soutes dans l'eau bouillante.
COLaRATION DES BOIS.
Il y a plusieurs manières de colorer les bois : d*abord en les recouvrant à laide d^un pinceau, de la couleur voulue ; mais ceci n'est dans le fait qu'une peinture. Ce qui doit Axer l'attention, cest l'art de faire pénétrer dans le bois une couleur lucédoniquequi n'empêche point de reconnaître son veinage^ de distinguer sou essence. Trois manières d opérer différentes permettent d'arriver à ce résultat : i»^£ii étendant sur les bois une matière colorante qui Jeut soit étrangère, ou en les faisant plonger dans une dé» QOcUon de U substance colorante; c'est la manière la plus connue^ la plus génératement pratiquée. 2. £o. smployant des acides qui, sans couleur par eux-mê« net^ en développent uxie dans le bois« en se cooibi*