‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dansChapitre 27 sur 68 · COULEURS · texte numérisé non relu

COULEURS

It ne sera ici question que de c^v^elfiu^ &w\«i<aK%,

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nourellement oonnaesi et qui pourront devenir d'an usage avantageux*

Sulfure de cadmium,

• Le rareté du oadmium n^a pas permis jusqu'à présent qu*on en fasse beaucoup d'usage; mais on annonce de nouveaux et abondans gîtes qui pourront . faire changer la question de face.

Le sulfure de cadmium est extrêmement facile à préparer : on l*obtient en faisant passer un courant diacide bydrosulfurique gazeux dans la dissolution d'un sel de cadmium; le précipité doit être bien lavé; il est d'un jaune très-brillant, et s'allie bien avec les huiles.

Asphalte.

Cette substance est d'une belle couleur brune, très-transparente : on la prépare comme nous allons le voir^ parce qu'elle détruit autrement la propriété siccative dans les huiles.

On fait fondre de la résine-laque dans de la térébenthine eu l'y ajoutant par petites portions; on y jette ensuite l'asphalte; on ajoute au mélange de l'huile de lin presque bouillante, et enfin la cire : on verse la matière sur une pierre et on la broie à la molette. La couleur préparée de cette manière sèche â*un jour à l'autre. Yoici les proportions indiquées par M. Mérimée : térébenthine de Venise, i.5 parties; laque, 60; asphalte 90; huile de lin siccative u4o ; cire b/anohe, So.

DB6 IMS ET MBT1BR8. ill

Brun de bleu de Prusse.

On fait rougir sur un feu vif^ une cuiller de fer ei on y jette quelques morceaux de bleu de Prusse 9 gros comaie des noisettes : les fragments éclatent par écailles et deviennent rouges. On retire alors |^ cuiller du feu et on. broie la malière. Ce brun est transparent comme celui d'asphalte^ sèche promptement et est Irës-solide.

qtJIRS DOBES.

Sans or.

Ce n'est point au moyen de feuilles d'or^ mais d'un vernis appliqué sur les feuilles d'argent posées sur les cuirs, que Ton obtient lô ton doré. Ce vernis se fait de la manière suivante : on réunit, dans un pot de terre, 2 kil. 5o d'arcanson ou colophane, et autant ^e résine commune; 1 kil. 25o de sandaraque et i kiL d'alois succolrin^ et on expose le mélange à une douce chaleur; on y ajoute ensuite , successivement, 7 litres d'huile de lin ; et quand le mélange est bien intime, on fait cuire pendant sept à huit heures à feu doux et on passe la matière par un linge. Le vernis est jugé bon quand, en refroidissant, il poisse les doigts; s*il était trop cuit on y ajouterait un peu de sandara* que. On ajoute ensuite à la masse i5 à 16 gramme de litarge en poudre très-fine ; et après avoir de ne

Teaulait cuire pendant quelques in^tanSf on passe encore une fois par le linge.

la plupart des fabricants dégraissent d'abord l'huile de lin, en y fêtant à chaud» des oignons brûlés^ des cro&tes de pain, eto#

Les cuirs argent^ ayant été étendus sur une planche ^ 4f abord on passe ordinairement dessus une glaire de blano* d^œuf. Le tout étant bien sec, on étend sur le cuir, avec les doigts ou à Taide d*un pinceau, le vernis; dix minutes après on frappe du dos de la maîn^ sm* tous les points pour fkire bien adhérer le vernis, et on laisse sécher cette première couche; après quoi on en applique une seconde de la même manière»

Si Ton veut avoir sur le cuir des branchages dorés,, on se sert de gomme-gutte; lorsqu*on veut y appliquer des dessins, on emploie des planches gravées sur bois, en répandant à la surface du cuir du sable fin, et on soumet le cuir & Taction d'iintf presse.

DBS AAIS ET MÉTIEK^; 1^

BAGIWRROTTPE.

Lit notice ptiblîée par M. Dagucrre sur- son admî^i» rablè invention j est fort répandue. Nous ne croyocs cependant pas pèuvoir omettre d'en reproduire) par ' extrait) les faits principaux ^ ni le détail de ses pro~ cédés.

VU lit é du daguerréotype^

M. Zrago a dit : nous n*avons pas besoin d'insister sur Tulilité d^une semblable invention. On comprend quelles ressources, quelles facilités tontes nouvelle» elle doit offrir pour Tétude des sciences; et quant aux arts, les services qu*clfe peut leur rendre ne sauraient se calculer.

Il y aura pour les dessinateurs et pour les peintres, même les plus habiles, un sujet constant d'observations dans ces reproductions si parfaites de la nature. D'un autre côté , ce procédé leur offrira un moyen prompt et facile de former des collections d'études qu'ils ne pourraient se procurer, en les faisant eux-mêmes, qu'avec beaucoup de temps et de peine, et d'une manière bien moins parfaite.

L'art du graveur, appelé à multiplier, en les re»» produisant, ces images calquées sur la nature elle» même, prendra un nouveau degré d'importance et d'intérêt.

Enfin, pour le voyageur, pour Tarchéologue, au» bien que pour le naturaliste, l'appareil de M. Di guerre deviendra d*un usage conUnxx^Y tX vcl^«^^

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sable. Il leur permettra de fixer leurs souvenirs sans recourir à la maia d'un étranger. Chaque auteur désormais composera la partie géographique de ses ouvrages : en s*arrétant quelques Instaos devant le monument le plus compliqué ^ devaat le site le plus étendu, il en obtiendra snr-le-ohamp un véritable fac simiU,

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