QUATRIÈME OPÉRATION
Il faut pour cette opération :
Un flacon de mercure contenant au moins un kilo;
Une lampe à Tesprit-de-vin ;
L'appareil distillatoire du mercure ;
l^n entonnoir en verre à long col :
On verse, au moyen de i^entonnoir^ le mercur» dans la capsule qui est au fond de i^appareil^ en assez grande quantité pour que la boule du therinomètre en soit couverte. Pour cela, il en faut à peu près un kilo; ensuite^ et à partir de ce moment , On ne peut s^éclalrer d'une autre lumière que de celle d'ums bougie.
On relire la planchette sur laquelle est fixée la plaque de Tappareil, qui la préserve du contact de la lumière, et on fait entrer cette planchette entre les coulisses de la planche noire, on remet la planche noire dans Tappareil sur les tasseaux qui la tiennent inclinée à 4^ degrés, le métal en dessous, de manière qu^on puisse le voir à travers la glace ; puis on ferm^ le couvercle de Tappareil très-lenlcment, afin qu0 Tair refoulé ne fasse pas voltiger des parcelles do mercure.
Lorsque tout est ainsi disposé, on allume la lampo à 1 esprit-de-vin que Ton place sous la capsule con« tenant I0 mercure, et on IV laisse jusqu'à ce qne4e thermomètre, dont la bouIe]^plonge dans le mercure ^
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et dont le tube sort de la boite» indique une chaleur de 60 degrés centigrades ; alors on s'empresse de re« tirer la lampe.: si le thermomètre a monté rapidement, il continue à- s'élever sans le secours de la lampe; mais il faut observer qu'il ne doit pas dépasser 75 degrés. .
L'empreinte dé Timage de la nature existe sur la plaque» maïs elle n'est pas visible ; ce n'est qu'au bout de quelques minutes qu*elle concmence à paraitre, ce dont on peut s'assurer en regardant à travers. la glace» et en s*éclairant de la bougie dont on évitera de lais* ser trop long-temps frapper la lumière sur la plaque, parce qu'elle y laisserait des traces. Il faut laisser l'épreuve jusqu'à ce que le thermomètre soit descendu à 45 degrés; alors on la relire, et cette opération est terminée.
Lorsque les objets ont été fortement éclairés, et que l'on a laissé la lumière agir un peu trop longtemps dans la chambre noire, il arrive que cette opération est terminée avant même que le thermomètre soit descendu à 55 degrés ; on peut s'en assurer en regardant à travers la glace.
Il est nécessaire, après chaque opération, de bien essuyer l'intérieur de l'appareil pour en enlever la petite couche de mercure qui s'y répand généralement. Il faut aussi avoir bien soin d'essuyer la plan» ehe noire afin qu'il n'y reste aucune apparence de mercure. Lorsqu'on /est forcé d'emballer l'appareil poui le transporter, il faut remettre dans le flacon le mercure qui est dans la capsule, ce qui se feit en inclinant la botte pour le faire couler par le çetUtobr . net qui est pratiqué k cet effet.
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y feraient des tacbes îoeffaçables. Pour faciliter Taclion de Teau salée ou de ThyposulBle» qui s'emparent de riode^ ou agite la plaque 9 sans la faire sortir du liquide, au moyen d'un petit crochet en cuivre étamé, .que l'on passe en dessous de la. plaque, on la soulève et on la laisse redescendre à plusieurs reprises. Quand la couleur jaune a tout-^à-fait disparu^on enlève la pUque et on la prend par les deux extrémités en serrant les mains sur les épaisseurs (afin que les doigts ue touchent pas l'épreuve), et on la plonge immédiatement dans la première bassine d'eau. pure.
On prend alors rappai;sil déjà décrit, et la bouillote, qui doit être très-propre^ et dans laquelle on a fait bouillir de l'eau distillée. On retire la plaque de la bassine d'eau et ou la place de suite sur le plateau incliné, puis, sans lui donner le temps de sécher, on \erse sur la surface, et par le haut de la plaque , l'eau distillée très-chaude, sans cependant être bouillante, de manière qu'en tombant cette eau forme «ne nappe sur toute l'étendue de l'épreuve et entraîne avec elle toute la solution de sel marin ou d'hyposulfite, qui est déjà bien affaiblie par l'immersion de la plaque dans la première bassine (1).
Il ne faut pas moins d'un litre d'eau distillée pour Hue épreuve de la grandeur indiquée. Il est rare qu'après avoir versé cette quantité d'eau chaude sur l'épreuve, il n'en reste quelques gouttes sur la plaque. Dans cecas il faut s'empresser défaire disparaître ces
H) Si l'on ompioid ThyposuIGte, Teaa distilléo doit être Ttrftét . moia» ebêuU^ qu'avec le sel marin.
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gOQltes avant qu'elles aîent eu le temps de sécher, car elles, pourraient contenir quelques parcelles de sel marin et même d'iode; on les enlève en soufflant fortement avec la bouche sur la plaque.
. On conçoit combien il est important que Teau dont on se sert pour ce lavage soit pure^ car, en se séchant sur là surface de la plaque, malgré la r«ipidité avec laquéUe elle a conlé, si cette eau contenait quelque matière en dissolution , il se formerait sur l'épreuve dea taches nombreuses et îneffaç ables^r
Pour s'assurer si Teau peut convenir à ce lavage^ on en verse une goutte sur une plaque brunie, et sî^. en la faisant évaporer à Taide de la chaleur, elle ne laisse aucun résidu, on peut l'employer sans crainte. L*eau distillée ne laisse aucune trace.
Après ce lavage Tépreuve est terminée, il ne reste plus qu'à la préserver de la poussière et des vapeurs qui pourraient ternir Targent. Le mercure qui dessine les images est en partie décomposé, il adhère à l'argent, il résiste à Teau qu'on verse dessus , mais il ne peut soutenir aucun frottement.
'Pour conserver les épreuves, il faut les mettre sous verre et les coller; elles sont alors inaltérables, même au soleil.
Comme il est possible qu'on ne puisse en voyage s'occuper de l'encadrement des épreuves, on peut les conserver tout aussi bien en les enfermant dans une botte. On peut, pour plus de sûreté, coller de petites bandes de papier sur les joints du couvercle (i)
(I) Uanlenr avait essayé de préserver les éprenves aa mQ'i«^dA<â&* HfeTMiliveniis obtenns k Vaide de saccin, de copaV^ &e «^«mV^wift
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Il est nécessaire de dire que les pfanchds d*argeDt plaqué peuvent servir plusieurs fois, tant, qu'on ne découvre pas le cuivre. Mais il est bien inaportant d'euldver à chaque fois le mercure comme il a été dit, on employant la ponce avec l'huile et en changeant souvent de coton ; car, autrement, le mercure, Anit par adhérer à l'argent, et les épreuves que l'on obtient sur cet amalgame sont toujours inlparf^tifSB, parce qu'elles manquent de vigueur et de netleté.
eire et de plusieurs pésinesvmAîfl il ayail remarqué. qae*^par Tappliratiou d'anVernis quelconque, les lumières des épreuves étaient considérablement atténuées et qu*en même temps les vigueurs étaient voilées. A cet inconvénient se joignait la décomposition du mercure par sa combinaison avec les vernis - essayés ;..cet elTet» qui se comroençuit A se développer qu'au bout de deux eu. trois mois, finissait par détruire entièrement Timage. Du reste, il suflSsait , pour que Tautear rejetftt entièrement Tusage des vernis, que leur applicatioo détruisit l'intensité des. lumières, puisque le perfectionnement le plus à désirer dans le procédé est au contraire le moyen d'augmenter cettf Intensités