ENCAUSTIQUE
On donne actuellement le ^: nom d^encaustîque à des préparations x^ontenant de la cire^ et destinées à servir de vernis^ ou à. délayer des couleurs pour la peîutureb
Encaustique pour cirer les appartements.
Cet encaustique se préparé avec de la cire que Ton saponifie en partie. Pour cela ou dissout une partie de belle potasse du commerce dans 20 ou 3o parties d'eau, puis on chauffe et Tou ajoute 8 parties de cire laune coupée en petits morceaux; on fait bouillir, et Ton agite pendant environ vingt minutes , après cela on retire le vase du feu et Topération est terlnioée. On obtient de cette manière une liqueur épaisse, où de la consistance du miel fluide, suivant que Ton a eniployé plus ou moins d*eau, ou que révaporation a été plus ou moins longue.
Cet encaustique s*étend sur les parquets ou surîtes carreaux, à Taide d^uue brosse à peindre, ou plutôt d'un linge lié à l'extrémité d*un bâton , parce que ce
^savonule très-alcalin altère facilement le crin de la brosse. On laisse sécher, piiis on li^se avec la brosse
' dufrotteur.
DES iJtîS ST xéTIElS. ^45
On a remarqué, sans pouvoir eh expliquer reffet^ qu^une légère addition de nitrale de potasse dans cet encaustique lui dSnne beaucoup d*éclat. On ajoute aussi quelquefois du savon mou pour le rendre plus homogène et plus gras.
On a tenté, mais sans succès, de substituer à la potasse, dans cette préparation, lesous-oarbonateou sel de soude du"" commerce, qui est à bien meilleu* marché; mais le produit qu'on obtient par la soude durcit en se dessécliaul et ne prend pas bien le poil sous la brosse à frotter.
Encaustique pour vernir Us meubles.
On le prépare en dissolvant, au moyen de la chaleur. De la cire dans de Thuile volatile de térébenthine, jusqu'à ce que par le refroidissement , le produit prenne la consistance d'un miel peu solide, ou plutôt jusqu'à ce qu'étant assez épais, il puisse pourtant encore s'étendre sur une surface lisse sans y former de grumeaux.
Pour faire usage de cet encaustique , on Tétend sur un meuble, et ou le lisse à l'aide d'une brosse d'abord, et d'un tampon de taffetas bourré ensuite. Par la chaleur que développe le frottement, toute rhuile volatile s'évapore^ et- il ne reste que la cire, qui se trouve alors répartie très- également; ce que Ton n'obtiendrait que difficilement sanjS up'* lion préalable.
94^ ^K8 SBCaETS M0DEBKE8
liqueurs que Ton vient d'Indiquer, trace parfaitement des caractères à la surface du papier; mais quand celui-ci est parfaitement collé, comme l'usage actuel l'exige^ les caractères n'adhèrent qu^à la surface en* térieure et l'encre ne pénètre pas dans le papier; mais une très-simple précaution suffît pour produire ce dernier effet d'oh dépend toute l'efficacité de cette encre^ elle consiste à passer le doigt légèrement hMmecté sur la partie du papier sur laquelle doivent être tracés les mots dont la conservation est la plus importante pour la validité de l'acte. Une éponge très légèrement mouillée pourrait également être em» ployée, et alors après qu'Us sont desséchés, les caractères déviennent complètement indêstru^iikfeg , & moins d'altérer fortement le papier par le grattage; on pourrait même faire pénétrer l'encre dans le papier jusqu'à la seconde surface, mais il en résulterait un inconvénient pour l\ netteté des caractères.
Encre de Chine.
Cette substance si utile pour le lavis des plans, est préparée en Chine au moyen de décoctions de diverses plantes, d^ colle de peau d'âne et de noir de lampe. M. Mérimée, à qui Ton doit beaucoup de recherches sur cette fabricaliony a indiqué le procédé
suivant :
On fait tremper de )a belle colle de Flandre dans
environ trois fois son poids d'eau acidulée avec i/io%
d'acide sulfurîque ; on rejette Teau qui renferme la