LES VIOLETS
yiolei ordinaire. — Carmin avec bleu de Prusse* VioleULilas, — Carmin, avec bleu de Prusse et
blanc de plomb.
Vert'Saumon. r- Rose, carmin ou latjue, avec un
peu de îaune.
Autre, — Termillon. • avoo jaune el blanc de plomb.
Vorcaneiie concassée, infusée à chaud dans la cire, donne une couleur rouge transparente ; la racine de curcuma en poudre, Infusée de la même manière, donne un jaune transparent.
On sait qu'il serait impossible de fixer d priori les dosages des couleurs, et que leur plus ou moins d'intensité dépend , en faisant tarier les teintes , des quantités employées pour reproduire celte infinité de nuances que la nature prodigue dans les fleurs.
Uoyens d^exécuiion.
Ces moyens sont de deux espèces. Le premier con«
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sistô à tremper dans la cire à l'état liquide, mais médiocrement chaude, de petits moules en bois trempés dans Tcau, et autour desquels il s'attache une croûte de cire qui offre une fleur entière, ou une partie de fleur, lorsque Tenvcloppe est détachée du moule; c'est parce moyen qu'on peut obtenir plus rapidement la fleur du lilas et quelques autres du même genre.
Lorsqu'on a à exécuter des feuilles épaisses et brillantes, on se sert aussi de moules en buis et en ivoire ayant la forme de la feuille. On trempe d*abord ce moule dans l'eau, puis dans le bain de cire; le moule se charge d'une couche de celle-ci, et Ton plonge aussitôt le tout dans Teau froide. Les feuilles obtenues ainsi ont beaucoup d*éclat. Il suffît de les ébarber ensuite avec des ciseaux mouillés.
Les branches s^exécutent aussi avec de la cire ramollie parla chaleur, et qu'on enroule avec les doigts autour d*un fll de métal.
Quant aux feuilles ordinaires et aux pétales des fleurs, il fdut les découper dans des feuilles ou lamc^ de cire colorées d'une épaisseur requise, mais que les fabricants vendent un prix fou aux amateurs; ces feuilles sont lustrées d*an côté et veloutées de l'autre.
Il y a un autre moyen, mais qui exige une grande adresse, pour exécuter ces feuilles. Il consiste à fixe? contre un rebord appliqué à une planchette la tablette de cire dont on Veut tirer ces feuilles; puio, prenant une lame à deut manches, bien affilée (une espèce de plane de menuisier), on applique le tranchant de 11 leme à l'un des boats. de la t^b\ftV\^ ^^
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cire ; eosuhe, tirant rapidement à soi, on enlève un copeau brillant d'un côté et velouté de t*autre. Il faut une grande habitude pour ne pas enlever des feuilleë plus épaisses les unes que les autres.
Les feuilles deTiirc s'emploient de la manière suivante : les unesi et ce sodt les pétales des fleurs, 6e découpent au ciseau mouillé, et se collent après les tiges au moyen de la pression, soit des doigts, soit d'un ébauchoir en buis ou en ivoire. C'est l'attache des pétales qui exige le plus d'adresse et d'habileté; car il est souvent nécessaire d'enlever la trop grande quantité de cire que la superposition d'un grand nombre de pétales peut accumuler sur un même point, et de conserver en même temps leur mutuelle adhé* rence. Les autres, et ce sont les feuilles vertes, subissent une autre préparation, qui leur donne les nervures qu'on remarque sur les feuilles naturelles. On a pour cela de petits moules de plâtre , obtenus sur des feuilles vivantes, et qui portent en creux les reliefs des nervures; on mouille le moule, pour empêcher la cire d'y adhérer, puis on y applique une feuille de cire, soit du côté velouté ou de l'autre, selon la feuille à imiter, et avec le pouce on presse suffisamment pour que l'empreinte du moule soit prise par la cire. Lorsque la feuille est sortie du moule, oo découpe le contour avec des ciseaux et on la fixe, par une petite tige métallique, garnie de cire, à la branchô qu'elle doit garnir.
Les boutons, les pistils, les étamiues s'exécutent avec de la cire pétrie entre les doigts, et dont la forme est définitivement terminée avec de petits ébaucboirs en buis ou en ivoire.
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On peat aussi panacher les pétales en employant au pinceau des couleurs délayées avec de Talccol^ comme fout les fleuristes en batiste.
Si Ton voulait avoir un velouté d^une teinfte un peu différente de celle de la cire préparée, on pourrait appliquer également au pinceau de la couleur ^èche réduite en poudre impalpable, ou bien se servir d*un petit tampon de mousseline fine.
FONTAINES riLTRANTES.
Collier a proposé il y a déjà plusieurs années, en Angletefre» Temploî d'une fontaine séparée de trois cavités par deux diaphragmes, dont le plus élevé percé de trous pour diviser l'eau en Tintroduisant ; l'intervalle entre ces deux diaphragmes est rempli de tessons de terre cuite; un tube en terre et sable cuil au four à potier fait communiquer cette cavité avec trois cylindres de même composition, par le moyen desquels l'eau se rend ensuite dans un réservoir d^ob on peut Textraire par un robinet , et qui remplit k peu près la moitié du diamètre de la cavité inférieure. Un autre robinet sert à extraire l'eau non purifiée, quand on veut vider la fontaine. Il est indispensable do munir le réservoir dans lequel l'eau se réunit, d*un tuyau qui s'élève jusqu'aux rebords de la fontaine, alin de donner issue à l'air, qui sans cela se trouverait comprimé pai-le poids de Teau, et qui en empêcherait raccès dans cette capacité.
Quoiqu'il en soit cette filtration de Teau t^'e.%v%xA.«
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ceptible de la débarrasser que des matières étrangères insolubles. Qnant aux substances en dissolu^ lion et qui peuvent être désagréables au goût ou nuisibles à la sauté, il a fallu chercher d*autres moyens de purification*
Chacun sait quel parti avantageux on peut tirer du charbon pour la désinfection ; mais il ne faut pas perdre de vue que le chat bon ne s'empare que des gaz développés par les matières putrides, et qu'il n'enlève pas ceilcs-ci à l'état de solidité; de sorte que peu après avoir été complètement désinfectée par le charboDi l'eau peut redevenir infecte, à raison de ractîon incessante des substances organiques en putréfaction. En plaçant dans une fontaine quelconque une couche de charbon de bois en poudre grossière ^ de 3o à 60 centimètres de hauteur* entre deux couches de sable, on pent obtenir un excellent, filtre désinfectapt.
On peut éviter l'inconvénient qui résulte de l'obligation d'enlever les premières couches de sable, que péuètre et obstrue bientôt le limon des eaux, en plaçant au-dessus un diaphragme percé de trous assez gros, que l'on remplit de morceaux d'épongé ; le limon s'y dépose, et comme il est extrêmement facile de les enlever, de les laver à fond et de les remettrs en place, un filtre qui en est garni peut servir pendant beaucoup plus long-temps sans avoir besoin d'élre nettoyé à fond.
Le charbon lui-même ne jouît pas indéfiniment de la propriété d'assainir Teau, après un certain temps il devient indispensable de le renouvetLer; mais à moins d'avoir affaire à des eanx très<cQrrompues> on
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fil au charbon peut servir au moins pendant six mois.
On peut éviter d'une autre manière l'envasement des couches supérieures des pierres filtrantes ou du sable, en produisant la fiUralion pef ^scerisum. Pour cela, l'eau versée dans un réservoir supérieur , descend dana ime cavité située inférieurementy et que sépare de celle dans laquelle elle doit se réunir après la filtration^ Une pieri« filtrante ou un filtre composé deoouqbesde sable et de charbon. La pression de la colonne tiqij^ide force l'eau à traveraer. le filtre et à s'élever dans le réservoir à Veau pure : les substances terreuses arrêtées par le filtre s'en séparent facilement, et se précipitent an fond du réservoir inférieur, d'où on les extrait par le moyen d'un robinet , ou d'un tampon placé à la partie la plus basse.
11 y a quelques années, une fontaine de ce genre a été présentée à la société d'encouragement; cette disposition n'avait rien de neuf, bien antérieurement on avait construit une fontaine semblable en Angleterre. Hawkins avait indiqué un appareil du même genre; et James Peaoack avait pris en 1791 une patente pour une fontaine de pierre destinée aux mêmes fonctions :on peut varier do mille manières les dispositions intérieures de ces sortes d^appâi^gils, mais tous reposent sur les mêmes principes.
Le seul inconvénient que ces appareils présentent, c'est de n'avoir pas de liquide filtré, si la fontaine n'est maintenue constamment reniplie jusqu'à une hauteur donnée; car inversement l'eau retournerait dans le réservoir inférieur , si la colonne qui déter* mine la filtration cessait d'exister.
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Parmi les autres appareils filtrants dans le système per ascensum, on peut citer ceux de Pàrrot et de Zéni. Le premier, décrit il y a plus de trente-deux ans dans des ouvrages allemands, consiste en an trèsgrand pot cylindrique f partagé dans le sens Tertîoal par un diaphragme, qui s'arrête à une certaine hauteur au-dessus du fond; en ce point se trouve un diaphragme horizontal percé de trous ; on remplit à moitié Tune des capacités verticales de sable grossier; du sable moyen est. placé dans la partie inférieure, et la seconde capacité verticale est remplie à moitié de sable fin, qui s^étend jusqu'à quelques centimètres au-dessus du robinet. L'eau plus ou moins chargée de limon est versée dans la première capacité horizontale, traverse successivement le sable grossier, le sable moyen et le sable fin* et vient se réunir dans la capacité supérieure. Pour éviter le passage dans la couche de sable des matières terreuses, M. Parrot place sur la surface du sable grossier une flanelle double, qu'il lave toutes les fois que cela est nécessaire. Pendant plusieurs années il s'est servi de son appareil à Riga pour purifier Peau de la Dwtna , qui est souvent très-limoneuse. Pour l'usage de la marine on pourrait construire cet appareil en bois, l'intérieur serait charbonné; on pourrait aussi facilement ajouter une couche de charbon plus on moins épaisse, que Ton recouvrirait de sable grossier.
Quand le filtre a besoin d'être nettoyé, ou enlèfe
séparément les diverses couches de sable , qu'on lave
en les agitant avec de l'eau,* et on les replace ; on
peut aussi facilement renouveller les couches de
fibarboa.
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Zéni a formé son appareil do deux lonneanx concentriquesj dont le tonneau extérieur est seul foncé ; on place dans le tonneau intérlenr, dont le bord inférieur porte plusieurs échancrnrts , une couche de sable fin de rivière 9 bien i>attu, et une aatre trois fois plus épaisse formée d'un mélange à parties égales de sable fin et de pourpre de charbon bien battu ; par-dessus on forme un lit de sable fin de rivière bien battu; et enfin une couche de gro^ sable de rivière; \ quel({ue dislance i^u-dessus^ est un diaphragme percé d^ln assez grand nombre de trous. L'intervalle entre les deux tonneaux est rempli par une couche in* férieure de sable fin bien battu , et une autre de gros sable de rivière > égales et s'élevant à la même hauteur que les couches intérieures. Le diaphragme percé sert à diviser Teaii que l'on verse dans la capacité intérieure» pour que son mouvement ne déplace pas le sable. L'eau , après avoir traversé toutes \tê couches renfermées dans le tonneau intérieur^ passe dans les couches placées dans les capacités extérieures et peut être retirée par un robinet placé au-dessus; elle est parfaitement clarifiée.
Pour nettoyer son filtre» l'auteur fait passer de leau claire em sens inverse, et si le courant s'en trouve as. ses renouvelé 9 il parait qu'il svffit pour dégager le filtre des matières terreuses qui encombrent \e% premières couches» que l'on agite en contact avec l'eau ; l'eau provenant du lavage» après avoir déposé» peut passer de nouveau dans le filtre et servir à tous les ijsagcs.
On rendrait le nettoyage de cet appareil beauooai^ plus facile et on aurait à peine besoin df^\^N^¥\^ Y
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mière couche de. sable, si Ton pdaçaildans lesou-^ verCures des diaphragmes sopérieurs des éponges qu'on laverait fréquemment. ii
Parrot fait observer avec raison que Zéui a eu tort de mêler le charbon avec le sable fin^ et surtout de battre ce mélange pouv le lasser; une couche séparée de charbon serait préférable.
Les essais faits à Brest ont prouvé l'utilité de cet appareil pour la qiarino, qui en a adopté Tusage : par l'emploi des épongesv oh pn rendrait l'emploi extrêmement facile.
Comme le bois conimunique une saveur désagréable à Teau, les parois des tonneaux doivent être charbonnées, pour qu'elle s*y conserve bien*
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