PLOMB
Fabrication du plomb granulé 9 au plomb de chasse.
Le procédé par lequel on cbmmunique au plomb la propriété de se réduire ainsi en petits grains sphériquesy a éCé pendant fort long-temps teuu secret; et il n*y a encore aujourd'hui que peu de personnes qui sachent Texécuter avec certitude d'un succès cons*tanl. ^
Le plomb acquiert cette propriété de granulation par Tadditipu d'une certaine quantité d^arsenic. On fait tomber dans Teau les globules de plomb à mesure qu'ils se forment, afin de les isoler. On conçoit que, suivant la hauteur de la chutCf ils sont déjà plus ou moins solidifiés en entrant dans l'eau, et que le choc qu'ils éprouvent les déforme plus ou moins ; auâsi un grand perfectionnement apporté depuis quelques années dans cette fabrication, c'est de l'exécuter à de grandes hautcurf. On se sert avec avantage des puits* des mines et des tours abandonnées. La première usine de ce genre qui a été établie en France a ; été construite à Paris, dans la tour de IVglise Saint-Jacques^la-Boucherie.
Les grenailles de plomb que l'on obtient par l'alliage de ce métal avec l'arsenic «onXW \\\x% %v^>sH^v^^•
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de dimensions différentes; il faut les classer par ordre de grosseur, et séparer d*ailleur8 celles qui sont imparfaites, enfin les ébarber et les lostrer. L'ensemble de cette fabrication constitue cinq opérations siicccbsives.
1® Formation du bain de fonte.
Suivant la nature du plooib que Ton emploie, la quantité d*arsenic qu'on ajoute doit varier beaucoup; cette proportion n'a pas encore été bien déterminée; on sait seulement que plus le plomb est aigre, plus il faut ajonter d'arsenic. D'après des renseignements soigneusement recueillis, il parait que cette addition doit être au plus de 3 kilogrammes par i,ooo kilogrammes de plomb doux, et elle s'élève jusqu'à 8 kilogrammes pour le plomb aigre. Ce résultat d'expérience est contraire à l'opinion généralement reçue que les plombs aigres sont plus faciles à granuler. Oo les emploie de préférence à cet usage il est vrai, mais seulement,parce que c'est une manière plus avantageuse de les verser dans le commerce. ■
Le mélange d'arsenic peut se faire de deux manières, soit en préparant immédiatement du plomb très* chargé d^arsenic, et ajoutant ensuite une certaine quantité de cette composition dans le plomb qu'on veut granuler, soit en faisant exactement le bain à 1 chaque fonte. La première méthode est employée principalement dans les établissements où l'on refond les vieux plombs, la sc(;onde, dans lés usines où l'on destine à cet usage les plombs aigres. Eu général l'ouvrier n'est guidé dans le mélange qu'il doit faire,
DBS ÂMIB ET MBTIBE8. SS7
que par des tâtonnemeots qui consistent à examiner la forme da grain. Si les grains sont lenticulaires^ la proportion d'arsenic est trop grande. Eile est au contraire trop faible, si les grains sont aplatis d*nn côté, et qu'ils présentent une dépression dans le milieu, forme que les ouvriers désignent sous le nom de la coupe : enfin, lorsque la quantité d'arsenic est beaucoup trop faible, les grains s'allongent davantage, ils ont encore un creux dans le milieu, et ils forment alors la queue.
Quand on opère sur des plombs aigres ( i } , on doit
ajouter, comme il a été dit plus haut, Tarsenic peu à
peu dans le plomb fondu. Souvent Tarsenic est em-
' ployé à l'état de sulfure (orpiment), parce que c'est
plus économique.
La quantité de plomb ;que Ton fond à la fois varie entre !»,ooo et 2,400 kilogrammes. La chaudière dont on se sert est en fonte : elle est placée sur un fourneau qui l'entoure de tous côtés. On chauffe graduellement jusqu'à parfaite- fusion ; ou a soin de recouvrir la surface du bain d'une couche de cendre et de poussière de charbon, dont le but esl à la fois d'empêcher le plomb de t»'oxider, et de réduire l'oxide formé. On brasse de temps en temps le bain pour le rendre ho-
(1) Les plombs aigres que l'on obUent dans les usines doivent principalement cette propriété fc une certaine quantité d'antimoine qui existait dans le minéral, et qui s'est concentrée dans les plombs provenant de résidu d*opérhtlon. Quant aux plombs qu^ sont aigres par un mélange d'étain , tels que ceux contenant beaucoup de soudure, ils doivent être rejetés dans la fabrication du plomb de granulation, parce qu*ils y donnent des aiguilles allongées. On lyoute alotix comitae eorrectlon, da mnriate d*ammoiiia<vM.