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mogène. Ou enlève ensuite à récumoire, lès ceodref et les crasses de la surface. G*est à ce momenl qn'oo projette l'arsenic oa sou sulfure, ayant soin de brasser vivement et long- temps à clraque addition. La but* face du plomb se recouvre d'une crasse qae l'on enlève d'abord ; les dernières formées, qui sont blanches, poreuses, à demi-fluides, et que Ton désigne dans ces usines sous le nom de crème, servent à faire le filtre à travers lequel il faut que le plomb s*écoule pour se granuler. Ou ne pourrait pas parvenir à ce résultat, si Ton versait simplement le plomb dans une passoire; il ^e formerait alors des grains très-allon* géif, presque aucun ne serait sphérique.
11 faut, d'ailleurs, pour réussir, que la passoire soit {garnie intérieurement d'une matière poreuse qai puisse s^appliquer exactement contre ses parois, et conserver, à la température du plomb fondu, une ténacité telle qu'à chaque instant le métal ne puisse traverser les pores avec ni trop peu de vitesse, ni trop peu de lenteur, de sorte que le plomb se divise on gouttes, et qu'à sa sortie du filtre il puisse se grenailler. La composition du filtre est regardée par les ouvriers comme une chose très^im portante, et ils ea veulent presque toujours faire un secret.
Granulage du plomb.
Les passoires dont on fait usage sont des demisphères en tôle de o"* -25 de diamètre, percées de trous qui doivent être parfaitement ronds et sans bavures. Les trous d'une passoire sont égaux ; on a des passoires de différents calibres, suivant la grosseur des
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grains que l'on veut obtenir, grosseurs que Ton divise en dix, depuis le numéro o, qui est le plus gros, lus* qu*au n*^ g, qui est le plus petit.^ Pour obtenir ces différents numéros, les trous des passoires ont à peu près les diamètres suivants :
Ponr 1% niiméro
4 partir du n"" 4« ^^ diamètre décrott d'une manière presque iuseosible : il est de o m. 007 pour le plomb de dernier échantillon.
Le travail s*exécute toujours dans trois passoires à la fois ; on les place sur des grilles saillants d'une espèce de réchaud en tôle» en forme de triangle. Ce réchaud doit être placé immédiatement au-dessus de la chute ; au bas se trouve une cuve à demi-pleine d*eau destinée à recevoir le plomb granulé, à mesure qu'il se forme. Les passoires ne sont pas contiguês, elles sont séparées par du charbon allumé qui outretient continuellement le plomb à la température convenable, et empêche la matière de se figer dans Je filtre. La température du bain duit varier avec la grosseur des grains : pour les gros elle doit être telle qu'un tuyau de paille que Ton plonge dans le bain se roussisse à peine. Il faut apporter le plus grand soin à conserver au plomb la température convenable; car s'il était trop froid, il ne pourrait couler, et les grains se dé&rmeraient en arrivaikX ^ti% \^'V(i^ ^
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au oontraire la température du plomb était, trop élevée.
La hauteur dont il faut. laisser tomber les goutteletten de plomb varie -également avec la groaseur du grain, la cou gélatioD du plomb étant d^autant plo» rapide queled grains. sont plus petits, avec une chute de 3o mètres, on peut faire depuis le n® 4 iu8^u*ao n° 9 inclusivement ; il faut au contraire une chute de So mètres pour les plus gros échantillons.
Tout étant ainsi préparé^ Touvrier met le filtre dans la passoire, ayant soin de le presser contre les parois. 11 y verse ensuite du plomb au moyen d*une cuiller en fer; il ne doit pas en mettre une trop grande quantité à U fois; car si la pression était trop forte, le métal, au lieu de s'imbiber dans le filtre et de tomber lentement, sortirait avec vitesse et ne donnerait que desaiguilles.
Mise d'échantillon.
Les grains qui se forment en passant par les trous d'une même pas«»oire ne iont pas tous égaox. Il parait que le centre étant moins chaud, donne des grains de plus fort échantillon que les côtés de la passoire, qui rnstent constamment entourés de charbon. Souvent , en outre, les trois passoires dont on se sert à la fois ne •ont pas de même calibre, de sorte que la cuve coutient des srains de presque tous les numéros. Pour les séparer, on se sert de cribles ou tamis rectangulaires de o m. 25 de large sur o m. 4^^ de long; leur fond, formé d'une plaque de tôle mince, est percé de trous de mêmes diamètres que ceux des passoires*
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Ces cribles sont.Buspeadus au moyen de deux courroies» au-dessus d*une caisse destinée à recevoir les grains qui passent par les trous. On en met deux audessus l'un de Tautre^ ils doivent être de numéros qui se suivant, comn^e i et a. Ou met des grains de plomb sur le crible supérieur et ou les agite; le n"* a reste alors sur ce erible, le u° i sur le crible inférieur, etc., etc.
Dmis lamise d* échantillon, on a séparé les grains suivant leur grosseur ; il reste encore à isoler ceux qui sont défectueux, qui ne sont pas bien ronds. Pour arriver à ce but, on se sert d*une planche longue de G m. 65 à o m< 70, sur o m. 4o de large, et munie de rebords ; on y place une poignée ou deux du plomb à trier, on incline très -légèrement la planche, et en lui imprimant un petit mouvement d'oscillation horizontalement, les grains ronds glissent dans une case destinée à les recevoir, taudis que les défectueux restent sur la planche, et sont mis à part pour être refondus.
Rodage et lustrage.
Après ce triage , il existe encore beaucoup de grains qui présentent de légères aspérités ; on les fait disparaître au moyen du rodage, opération qui s'exécute en même temps jm^ celle qui a pour but de donner au plomb de «me un beau poli. On se sert pour y arriver» du rodoir^ petit lofkueaAx q^o^^t^^ vo^
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la paroi latérale duquel e»t pratiquée une porta pour rentrée et la sortie du plomb grenaille. Ge tonneao est traversé par un axe horizontal en fer, portant i ses extrémités des manivelles opposées, tournant dam des bottes en cuivre. On ajoute oans le rodoir une certaine quantité de plombagine en poudre^ et oi fait tourner jusqu'à ce que le plomb ait acquis le degré de poli et de lustre convenable pour satisfaire le goût du consommateur.
On peut évaluer assez approximativenaent le prix de revient de 1,000 kii. de plomb grenaille pour la chasse, en tous numéros. *
Plomb en saumons 890 fSr.
Orpinhit, 19
Bois pour la fonte, 10
Plombagine, 1
Main-d'œuTre, 90
Total» SSS flr*