‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dansChapitre 58 sur 68 · DES 1ET8 ET MBT1BB8. 3S · texte numérisé non relu

DES 1ET8 ET MBT1BB8. 3S

le précipité était du ohromate d'urane ou de Toxide d'urane simple.

L'oxidede Nickel n'est pas employable seul; mais ii convient parfaitement pour former les bruns qui ont été décrits précédemment.

Plohb.

Le chrouàate de plomb donne constamment sur porcelaine des couleurs impures ; aussi le rouge obtenu par la fusion de ce sel avec Toxide rouge de plomb n'est pas constant sur la porcelaine.

TUKGSTÈVB.

. L'acide tungstique donne aussi des résultats défavorables*

Bahtkb.

Le ohromate de baryte 9 indiqué déjà par Godon> donne sur porcelaine le plus beau jaune connu. II exige quatre parties et demie à cinq parties d'émail; mais il ne devient parfaitement beau qu'avec l'émail.

N** a. Sa couleur supporte plusieurs feux demouffle» et ne s'en va pas facilement. Mélangé avec le vert de chrome» il donne différentes teintes jaunes-vert Il en serait probablement de même des coule fournies par le plomb. Elle s'applique très-bien sur l'émail plombcnx du grés. Elle donne, sur la porcelaine en biscuit, un verre vert dont les traits peuvent eonaerver une extrême finesse.

tête un

356 lb9^ sbcaets modbhhis

Veht de chbomb.

L'oxide vert de chrome, préparé par la calcinatîon du chromate de protoxide de meroure, est le plus beau de tous les verts; il u'est pas nécessaire d'ajouter le chromate de potasse au nitrate de protoxide de mercure, on peutfaire cette addition en sens inverse, ou encore conserver dans la liqueur un etcès de l'un onde l'autre; malheureusement on n'obtient que dix-huit de vert de chrome pour cent de chromate de protoxide de mercure employé. Si on emploie un excès de chromate pour préparer celui-ci, il reste audessus du précipité rouge qui se forme, un liquide jaune-vert^ dans lequel les alcalis ne font naître aucun précipité, mais qui, mélangé avec du sulfate de cuivre et du carbcr.aîe de potasse, fournît «n dépAt tantôt vert serin , tantôt vert perroquet ; le protoxide de chrome, préparé par le chromate de potasse et le sel ammoniac, ne peut être employé ; les verts de chrome ne peuvent être mélangés qu'à des émaux qui ne contiennent pas ou qui ne contiennent que peu de plomb, ils n'exigent que trois ou trois et demie parties d'émail n*" i . Pour produire des couleurs pistache, olive, ou autres, on) se servait autrefois avec tout autant de succès du procédé suivant i on mélan- Mait une dissolution de cinq parties de chromate de potasse avec une autre dissolution de sulfate de cuivre, et l'on obtenait, à l'aide de la chaleur, un précipité peu abondant d'un jaune-orangé; on filtrait et Ton retirait du liquide, en le précipitant par le car-

\te de potasse, une couleur rougè^brun ; la H-

DBS ÀBTS ET MixiERS* 35^

queur filtrée de nouveauj on y ajoutait une partie de sulfate de euîvre, qui donne naissance à un second précipité rouge-brun ; enfin une nouvelle fiitration et précipitation par le carbonate de potasse, fournissait un précipité vèrt-perroquet , propre à être employé conàme couleur de fusion, tandis que les autres ne peuvent Tètre comme tels : ce dernier vert est un chromate de cuivre, et peut aussi servir pour la peinture à rhuile.

BLEUVEBT.

D'après M, Dumas,, pour obtenir cetta couleur, on doit prendre une partie de protoxide de chrome et deux parties d*oxide de cobalt, les soumettre à l'ac^ tion d'un feu vif, et ajouter à la masse en deroi-fusiou trois parties d'émail n° i ; la couleur obtenue paraît noire. L'auteur mélangea les dissolutions concentrées de nitrate de cobalt et de chromate de potasse; le précipité obtenu fut d'un violet noirâtre, et donna avec l'émail n"* i un vert-'bleu magnifique, mais mpins beau sur porcelaine.

Bleu.

Deux parties d'oxide de zinc, quatre parties de phosphate de cobalt et de silicate d'alumine divisées dans l'eau et mélangées, donnent un beau bleu foncé avec un ton rougeàtre.

Le phosphate de cobalt fondu par parties égaies, aveo celui de plomb, donne un bleu magnifique à ton rougeàtre, qui^ trituré avec de l'huile^ ^^la^c^ «i>a^x ^^v^t-

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celaine et chauffé au feu de raouffle , ne ressort pas toujours, ou ne conserve pas sa teinte. Lorsque les couches en sont un peu épaisses, il se crevasse facilement^ et s*écaille. 4vec rématl n* a, le phosphate de cobalt ne donne jamais au feu de moaffle qu'un pi» noirâtre; trois parties de phosphate de cobalt hydraté, deux d'oxîde vert de chrome et douze d*émail n* i , fondus ensemble, donnent un mauvais bleu^vert.

Une partie d'oxide de cobalt, deux d*oxide de zine, six d'émail n"" i, donnent un bleu seigle-ergoté lorsqu'il est le moins imparfait.

Préparation de roœide de cobalt pour la peinture au feu;

par M. Yelesbin.

L'auteur propose de modifier comme il suit le procédé ordinairement mis en usage pour préparer Toxide de cobalt :

On fait digérer le minerai grillé <, dans un mélange de parties égales d'eau et d*acîde nitrique , on filtre, et l'on précipite le cuivre et Tarsenic contenus dans la liqueur, par l'hydrogène sulfuré. Après avoir filtré de nouveau, on met le liquide en contact avec un excès de carbonate de potasse; on traite le nouveau précipité à l'aide d'une douce chaleur,* par de l'ammoniaque caustique, et l'on sépare, au moyen du filtre, i'oxide de fer qui reste; ou chauffe la liqueur ammoniacale avec un peu de chlor-hydrate de cette base, puis avec de la potasse, et l'on filtre pour séparer i'oxide de Nickel précipité; enfin l'on évapore la dissolution colorée en rose, d'oii se précipite le péroxide de cobalt.

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