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PORCELAINE

Belles couleurs pour peinture sur porcelaine ^ par

M. Ch. Creuzburg.

Poudre d*or.

Le mélange de chloride et de chlorure d*étain est seul capable de donner naissance au pourpre d*or. L'auteur se procure le chloride de ce métal libre diacide, en transformant le nitrate d'étain du commerce en oxide, lavant ce dernier, le dissolvant dans l'acide chlorhydriqne (muriatique) et évaporant la dissolution jusqu'à siccité. Quanta son chlorure, il le prépare en faisant digérer de Tétain dans le même acide.

La dissolution préparée, on 'mélange en une seule fois la dissolution du chloride d'or libre d'aoîde (ce dont on doit s'assurer auparavant) avec une grande proportion de chloride d'étain. On abandonne la dissolution jusqu'à ce que la couleur pourpre appa* raisse. Ainsi préparé, ce précipité ne donne cependant qu'âne mauvaise couleur violette avec Témail de M. Duinas^ formé de cinq ^aTl\«% d^ Vi^ytviL ^;;i\«

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ciné) trois parties de chaux quartreuse et une damlnium. Un assez grand nombre d'expérienGes a pronté à Tauteur que rantimoioe et l'émail blanc sont sortoul propres à maintenir ce pourpre. L*argent et «m cbloride rendent la couleur encore plus mauvaise. Une trop grande quantité d^antimoine ramène U couleur au violet; aussi des proportions différentes d*émail occasionnent-elles des nuances différentes. On ne peut obtenir un beau pourpre sur le grés que par Taddition de Targent ou de son cbloride , et dn son cbloride, et du sel ammoniac avec Témail et Taotimoine. La fluidité de ces deux derniers corps facilite la fusion.

Quelques empyriques assurent que le plus beau pourpre d'or n'esf pas celui de Cassius, mais un autre d'une couleur violette, terne« qui contient une plus grande proportion d'or, et dans la préparation duquel on fait entrer de Tétain. Cependant on peut leur faire remarquer que, pour la préparation dn pourpre de Cassius, un mélange d*oxide on d'oxidule et de sexqui-oxide , qui pourtant ne forme pas de degré particulier d'oxidation , est absolument indis* pensable.

Le procédé de M. Fuch pour la préparation du pourpre d'or consiste à précipiter la dissolution de ce métal par le liquide que l'on obtient en mélangeant '^ les dissolutions de cblorure et de cbloride d'étain jusqu'à décoloration. Ce procédé est subordonné à ce que ce dernier liquide^ comme le dit l'auteur lui«t mèmey se conserve très-bien dans des bocaux ouverts U faut également remarquer que les deux degrés d'ozidation de Tétaio 8ont ici simultanément eoi-

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ployés. Hais on sait que sous certaines conditions, oo obtient un pourpre à l'aide du chlorure d*étain et de la dissolution dW, pourpre qui offre une teinte plus brune. Ces deux variétés se distinguent l'une de Tau* Ire en ce que la première conlient une fois autant d*OBide d*étain que la seconde, proportionnellement à ce qu'elle renferme d'or ; qu'ainsi , si la coloration est réellement due à une combinaison d'oxide d'or avec le sexqui-ozide d'étain^ cette combinaison doit être mélangée d'un grand excès d'oxide d'étain. Cet excès serait*il essentiel à la teinte ? C'est une question dont la solution n'est pas encore trouvée.

Fondants.

Les formules employées par Tauteur sont les suivantes :

N"" 1. Borax calciné,. six partie»;

Quartz blanc calcaire, trois parties ;

Minium, une partie.

Ce mélange pulvérisé, fondu et versé dans l'eau, donne un émail blanc.

N"" a. Minium, six parties;

Quarz calciné , deux parties;

Borax calciné, quatre parties.

Ce mélange, traité comme le précédent, donne un émail vert.

Rouas d'bgàbljitb.

A l'aide du ohromate de plomb, l'auteur a obtenu une belle couleur^ mais rarement briUauto^ C^it^

S5t w ticum HOBiam

coalenr, qui ae manifeste sous rinfloenee dBfnit| mouffle, est très-beile, mais avec une -teinte iia{a| orangée. Le chromate d*argent ne tient pas aafsQki mouffle; il donne des Tiolets faunes et étiolés.

Fbb.

Le rouge de ohair^ le rouge bran, le «bran fooflè, et jusqu'au brun violet, s'obtiennent par différentci calciuations du sulfate de fer seul^ ou avec de l'alos; mais les formules en sont généralement connoei. L'auteur fait remarquer que le liquide qui reste après la précipitation de la dissolution d'or par le sulfate de fer donne, par la potasse, un précipité qui, laté et calciné, consiste eu oxide de fer d'un brun assex beau.

BaUN HEPATIQUE.

Acide antimonique liydraté, une partie ; Sulfate de fer calciné au rouge brun, huit parties ; Oxide de zinc, deux pailies ; Oxide de plomb rouge, seize parties.

Email n^ i, vingt parties.

L'émail n^ a donne des résultats beaucoup plas beaux.

Brun ghogolit.

Carbonate de Nickel, une partie; Oxide de fer rouge brun, une partie; Oxide rouge de plomb^ deux parties; Email n^ 1 9 six parties.

^ DIS ARTS BT MiTlBM. 955

Si on fait usage de Témail n® a, il faudra en pren* Are huit parties.

I BaVN POMMB DE PIK.

Oxide de fer rouge brun, deux parties ; Carbonate de Nickel^ une partie; Eoiail n<* a, dix parties.

BBUN DE BOIS»

Acide autimoniqnc hydraté^ deux parties ; Sulfate de fer calciné au rouge brun, deux parties; Oxide dcxinc, trois parties; Peroxide de manganèse» une partie; Oxide rouge de plomb , six parties ; Email n^ a^ douze parties.

Cette formule fournît un brun qui , lorsqu^on le mélange avec le brun chocolat, donne une nuance plus foncée.

lAVNB BBUN.

Olide de zinc, une partie;

Oxide de fer rouge brun, une partie;

Email n* a, huit parties.

Idem, d*une nuancé plus belle.

Carbonate de Nickel, une partie ; Àoide antîmoniqa'e hydraté, une pattie ; Oxide de fer rouge brun, deux partie« \

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Oxide de zinc, deux parties ;.

Oxide rouge de plomb, six parties ; ^ Email, n*" i, douze parties.

BbVN JAUNE.

Carbonate de Nickel, une partie ; Acide antimonique hydraté, une partie; Oxide de fer rouge brun, une partie ; Oxide de zinc, deux parties ; Email n® i, dix parties; Email n** t, dix parties.

Jaune d'urane.

L'oxide d'urane très-pur, donne un jaune vif. Il n'exige que deux parties d'émail n^ i ; autrement la teinte serait trop pâle. Avec Témail n"* 2, elle est beau* coup plus intense et ne se mêle pas aussi facilement. Trois parties d'émail sont la meilleure proportion que Ton puisse employer pour les mélanges ou pour les fonds.

Quand on mélange du nitrate d'oxide d'urane avec du cfaromate de potasse, que Pon évapore la liqueur^ que Ton dissout de nouveau dans l'eau, et qu'enfin on précipite par du carbonate de potasse, on obfieot un précipité d'un jaune citron, qui, après le lavage et la dessication, donne, avec l'émail n*> a, an vert grisvetilàtre, lequel, trituré avec de l'huile et appliqué sur la porcelaine, ressort au feu de mouffle. L*autear n'a pas fait de recherohe^ plus étendues pour savoir «

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