‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dansChapitre 6 sur 68 · ARGENTURE · texte numérisé non relu

ARGENTURE

Les pièces destinées à être argentées ayant été dé-* copées, on peut les argenter par deux procédés éntiè* rement différents : l'un qui consiste à appliquer à leur surface des : feuules d'argent extrèmemAt minces ; l'autre à lés imprégner d'une Hqueur où saupoudrer d'une poudre renfermant du chtorure (fargent. Le Contact de odivre en sépare l'argent , qui reste fixé à la surface. Le premier procédé produit ^argenture dite en fecdlles; on donne le nom de poudres d blanchir aux matières solides, et de bouUUtoires 2iux liqueurs employées dans le second procédé.

On ne parlera pas ici du premier Be ces procédés ^ qui a été ^flBfs fort long-temps décrit dans beaucoup d*ouvr!^s sur les arts et métiers : on ne s'oc* cupera que du deuxième procédé , beaucoup moins connu et dont les reeeites sont variables.

Uu allemand , nommé Mellaviritz, a fait connaître une espèce d'argenture très-belle et assez solide , mais qui a le défaut d*ètre assez coûteuse. *

Dans son procédé oq humecte, au moyen d'un pinceau, la surface de la pièce bien décopée avec une dissolution légère de sel marin, et on tamise dessus , ave<^ le pbp d'uniformité possible une poudre com* posée d'argent précipité de sa dissolution nitrique par une lame de cuivre; la proportion d'at%eiiX ^%xxiu*^

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partie^ chlorure d'argent bien lavé, et sec » une par^ tie ; borax a parties qui ont été triturées bien fin et passées au tamis de soie. On porte la pièce ainsi saupoudrée au feu et on Vy laisse rougir; on la retire à Taide des pinces et on la jette toute chaude dans de l'eau bouillante qui tient en dissolution un peu dQ sel marin et de crème de tartfe ; ensuite on la grattebœsse bien exactement.

On paAe ensuite très-également, avec un pinoeauj une couche d'une pâte formée avec de la poudre de Topérationiprécédenle, et de sel anAnoniao bien purj sel marin , sulfate de zinc , et fiel de verre : tous cet ingrédiens à parties égales. lout doit être mélangé el porphyrisé avec soin , et délayé dans un peu d'eav légèrement gommée.

On piirte la pièce au feu de nouveau et on la obauffe jusqu'au rouge-cerise ; puis on la jette dam de l^eaii bouillante et on gratte-bœsse à l'eau froide on y passe ensuite successivement trois à quatre oou* cbes de la même composition en suMlk le mèoa< procédé. ^^

Dans ces opérations l'argent pénètre assez profondément dans le cuivre 9 et parconséquent cette ar^ genlure est solide ; d'ailleurs, si quelque partie vien à se détériorer, on peut la réparer facilement sani être obligé de retoi|cber k toute la pièce, parce qu*î sufiQt d'appliquer de }a co^positipn sur la partie qu doit être réargentée.

La base des préparations employées pour Targen ture du procédé général n" 2 , est presque toujours l chlorure dV^ent que l'on rend solubre au moyen d( pblomres alc^linsi et que l'oii mélange eo roêi9a<

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temjp» avicc différentes substances qui facimeni l'adhérence de l*ar|;ent, et fendent d'ailleurs à empêcher qu*il ne se produise des ^spérilés cristallines ; mais iL est une foule dp recettes «qui conduisent plus on moins bien et directei^ent au résujifat cherché.

i"" On dissout de (^argent fin dans la moin.dre quan> tité possible d*acide nitrique ; si Tacide est pur, le ;aiétal disparaît entièremisnt^ s'il contenait un peu d'acide n^utia^ique, il se précipiterait du chlorure et or*' geni qae l'on séparerait en décaut.ant la liqueur. On verse alors dans lu dissolution une autrp dissolutipp bien sajturée de se] niarîu^ et on lave le précipité qni se forme avec de l'eau pure jusqu'à ce qu^elle n'ail plus dje saveur. En supposant que l'on ait employa 36 grammes d'argent, on. mêlerait le chlorure humide qt|i eh'proviendrait, avec a kilogranuoes dp ^el marin, 6q grammes de sel an^mpniac, a5o grammies de fiel de verre , 60 granimes de nitrate de potasse, 6 grammes d'arsenic blanc, ià5 gramme^ de sulfate de fer et 1 kilogranime de crème dp tartre*

Le mélange étant exactement fait, et les pièces à argenter bien décopées avec l'acide nitrique fort^ et ces pièces ayant pris une belle teinte dorée ^ on jette dans l'eau bouillante une petite quantité de mélange qui âe dissout entièrement, et Ton y plonge la pièce à argenter, qui se recouvre d'une couche d'argent très^ brillante et sans taches ni aspérités cristallines; on lave arec soiïi et on sèche immédiatement la pièce.

Le sel mërin, le sel ammoniac et le fiel de verre, qui sont presque entièrement formés de chlQTUte.% ^câlins^ rendent copplèlement solubre \e cXvVst^x^

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partie^ chlorure d'argent bien lavé, et sec, une par^^ tie ; borax a parties qui ont été triturées bien fin et passées au tamis de soie. On porte la pièce ainsi saupoudrée au feu et on Vy laisse rougir; on la retire à Taide des pinces et on la jette toute chaude dans de Teau bouillante qui tient en dissolution un peu dQ set marin et de crème de tartfe ; ensuite on la grattebœssebien exactement.

On paAe ensuite très-également avec un pinceau » une couche d'une pâte formée avec de la poudre de Topérationiprécédenle, et de sel anAnoniao bien pur, sel marin , sulfate de zinc > et fiel de verre : tous œs ingrédiens à parties égales. lout doit être mélangé e| porphyrisé avec soin , et délayé dans un peu d'eau légèrement gommée.

On pcirte la pièce au feu de nouveau et. on la ôbauffe jusqu'au rouge-cerise ; puis on la jette dans de l^eau bouillante et on gratte-bœsse à l'eau froide : on y passe ensuite successivement trois à quatre couches de la même composition en suMlk le même procédé* ^^

Dans ces opérations l'argent pénètre assez profondément dans le cuivre» et parconséquent cette argenture est solide ; d'ailleurs, si quelque partie vient à se détériorer , on peut la réparer facilement sans être obligé de retoiicber h toute la pièce, parce qu'il suffit d'appliquer de )a co^positîpn s|ir la partie qui doit être réargentée.

La base des préparations employées pour Targen-^ ture du procédé général n" 2 , est presque tpuiours le chlorure d^ argent que l'on rend solubre au moyen de pblorures alc^Unsi et que Toii mélange eo roêmç

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ajoute une très-petite quantité de sulfate de fer^ ^t en humectant au fur et à mesure du besoin, on frotte avec cette p4te les pièces à argenter; on lave bien à Teau pure» puis on dessèche an moyen d*une étoffe de laine.

On peut aussi mêler ensemble^ à parties égales^ du chlorure d*argent et ie la crème de tartre» aveo la quantité d'eau oéoessaire pour faire une bouillie qui sert à frotter les obfets que l'on veut argenter en les chuaffant fréquemment » on lave ensuite à Teau dis» tîUée. •

À ces divers Aiélapges on peut en substituer dans lesquels il entre de l'argent métallique f on signalera les deux snivads :

1* On broie 4sns un mortier qui ne soit pas en ouivre» une partie de limaille ou de feuilles minces d'étain» et deux parties de mercure , à cet amalgame on afoute peu à peu une partie d'argent précipitée de

son nitrate par une lame de cuivre, et bien lavée, on broie avec le plus grand soiq, et on incorpore peu à peu 6 à 8 parties de poudre d'os calcinés.

En frortant krec une toile humectée une portion de cette pondre sur une pièce de cuivre bien découpée, on obtient Une argenture très»belle et trè9-solide.

a* On peut opérer de la même manière avec le mér lange snirant :

^Argent précipité du nitrate d'argent par le cuivre y s grimme» crème de tartre et sel marin de chacun 9 grammes, alun a décigrammes.

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d'argent 9 dont le métal se précipiterait sans cela sous forme d'une poudre grise et terne.

Le sulfate de fer et celui de zinc que Ton y substitue souvent 9 paraissent^ agir par leur acide pour dé-' composer une portion de nitrate de potasse dont Tar cide réagit sur les chlorures » pour mettre en liberté du chlore qui empêche le chlorure d'argent de devenir violet.

L'acide arsénieux ou arsenic blanc, qu'on ne fait pas au reste constamment entrer dans le mélange» se trouve réduit en même temps que le chlorure d'argent, et il se précipite du sous-arséniure d'argent, tanjdis que si c'était de l'argent pur , il s'offrirait sous formée cristalline, sans éclat et sans homogénéité. Un CTOès d'acide arsénieux donnerait un ton plombeux, ou une couleur gris d^acier, et la mên\e chose arriverait avec les chlorures d'antimoine et dé bismuth que l'on avait voulu y substituer.

Quant à la crème de tartre , elle parait n'agir qu'en décopant le métal.

a* La recette suivante a donné des résultats satis* faisants entre les mains d'un bon argenteur. Pour 3o grammes d'argent : crème de tartre i kilogramme , sel de verre et sulfate de zino de chaque a5o gramr mes, sel blanc i kilogramme, sel ammoniac 5o grammes. On fait du tout une pâte avec laquelle on frotte la pièce qu'on veut argenter et qui a préalable* ment été humectée.

3* Chlorure d'argent bien lavé 3 parties, crème de tartre a parties , sel marin très-blanc en poudre fine a parties.

On réduit le tout en poudre impalpable, on y

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ajoute une très-petite quantité de sulfate de fer^ pt en humectant au fur et à mesure du besoin, on frotte avec cette p4te les pièces à argenter; on lave bien à Teau pure 9 puis on dessèche au moyen d'une étoffe de laine.

On peut aussi mêler ensemble^ à parties égales, du chlorure d'argent et de la criôme de tartre, aveo la quantité d'eau nécessaire pour faire une bouillie qui sert à frotter les obfets que Ton veut argenter en les chuuffant fréquemment, 00 lave ensuite à l'eau dis» tillée. •

À ces divers Aiélapges on peut en substituer dans lesquels il entre de l'argent métallique f on signalera les deux suivads :

1* On broie 4sns un mortier qui ne soit pas en cuivre, une partie de limaille ou de feuilles minces d'étain, et deux parties de mercure, à cet amalgame on ajoute peu à peu une partie d'argent précipitée de

son nitrate par une lame de cuivre, et bien lavée, on broie avec le plus grand soiq, et on incorpore peu à peu 6 à 8 parties de poudre d'os calcinés.

En frottant Avec une toile humectée une portion de cette pondre sur une pièce de cuivre bien découpée^ on obtient une argenture très*bell6 et trè9-solide.

a" On peut opérer de la même manière avec le mér lange suivant :

^Argent précipité du nitrate d'argent par le cuivre y 1 gramme, crème de tarfre et sel niarin de chacun B grammes, alun a décigrammes.

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