‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dansChapitre 60 sur 68 · DIVERS PAOGÉDÊS PEU CORNUS · texte numérisé non relu

DIVERS PAOGÉDÊS PEU CORNUS

Application des ornemens sur les pâtes de poteries pv

moletage et estampage.

Qn peut enrichir toutes les poteries , sans aucune exception, d'ornements variés et même délicats» et ijti'pn y plaee à très-peu de frais, pourvu que ces orjiements, ou au mou\a\e\:it tW\3à^ \ %^\\ ^u'c^vcut.

biSB ARTS ET BtÉTIERS. dfH

C^est au moyen d'espèces de cachets de métal^ ou de roulettes, qu'on notiime motetieSy e\ dont on a fait récemment de si nombreuses applications à mille arts divers, qu*on imprime dans les pâtes de poterie encore mbllès, ItÈ ornements dont on veut les décorer.

Le procédé de l'estampage au cachet, pouï* placek* à côté lèà: unefs dté autres, des parties indépendantes d'ûrneniènt, telles que rosaces , culofs, etc., et celM' de moletage avec de petites roues ou molette?, qvS^ portent gravé sur leur circonférence l'ornement qU^on^ veut placer sur la circonférence d^une pièce , Sont des procédés et des 'outils qu'il serait superflu de dé- ' crire; ils sont bien connus dans beaucoup d'aut^ei arts. Mais leur application sur Ics^pàtes céramiques exige des précautions particulières.

En général, il faut que la pièce soit encore assez molle pour recevoir facilement cette empreinte; mais il faut aussi qu'elle ait assez de consistance pour ne point céder sous la pression de l'estampage ; pour que la pâte, adhérant trop facilement au cachet ou à ' la molette^ ne soit pas enlevée par ces instruments, on doit les huiler ou encore mieux les essencer.

La seconde et la plus grande difficulté qu'offre ce procédé, et qui est telle pour certaines pâtes courtes, telles que celle de porcelaine, quq^ce n'est que depuis' peu qu'elle a été surmontée. On est parvenu à vain- ' cre cet obstacle, en laissant à l'ébauche des pièces'' destinées à être moietées, une très-grande épaisse^ une épaisseur proportionnée à leur fermeté ou à fragilité.

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GuUlochage et Gaudronage>

Qa a deux moyens de faire naître sur une pièce cc« éôtés 011 saillies qu'on appelle gaudrons, ei ces denûeanaux qu'on nomme cannelures» Ces moyens sont le moulage» dont on ue parle pa$ ici, et le guilloçhago on gaudronnage aulour, dont il va être question, h^ même tour que celui qu'on emploie pour guillocher ou gaudronner le bois, le plâtre, les métaux , peut servir pour guillocher, canneler ou gaudronner les pA(es céramique^. Cependant, un M. Baudet a proposé un tour mieux approprié à cet usage spécial, en ce qu'il a^ un mouvement plus doux, qu'il n'est pas sujet aux mêmes saccades, ni à ce que les tourneurs appellent broaiement^ et qu'il peut être muni d'un loandria élastique qui retient plus exactement la pressa sans la serrer.

B|ai9 c'est bien plus dans la préparation de la pièce à griiUocher ou gaudronner que consiste la différence, que dans la disposition du tour ; il faut , pour la plu« part des poteries, que cette pièce ait été ébauchée assez épaisse, et ait pris assez de fermeté pour pouvoir résister sans se briser ou se fausser aux secousses qui sont inhérentes à ce genre de façonnage^ Comme Toulil entame et qu'il n'imprime pas, il faut laisser prendre à la pâle une bien plus grande fer* V%9M c^ue dans Topéralion du moulage.

VÈS JLViS ET HÊtlEES. 361

XHSTAXS BdSTAUZQUSS SITH MS POmUZtt.

C'est un genrj de décoratîou dadg lequel les ooti* leurs participent un peu de Téclat métallique^ ou dans lequel les métaux, extrêmement d i visés , et placés à la manière des couleurs, doivent prendre leur éclat métallique par la cuisson, et n'ont pas besoin ^ pour être polis et brillants, d'être soumis à Topération du brunissage. On peut admettre 9 à raison de leur source» cinq sortes de lustres métalliques.

I* Lustre (for.

U a tout-à-falt la couleur de Tor, et acqoiert soa éclat métallique par le simple frottement avec uft lîngc. ^

On l'obtient en précipitant une dissolution d'or dans l'acide nitro-muriatique (eau régale) par Tammoniaque. On sait que Tammoniure d*or qui se pré*cipile dans* ce cas est ce que les chimistes appellent aussi or fulminant. Comme il ne jouit de cette propriélé que quand il est sec, il faut se garder de ramener à cet état, mais le prendre encore bumide^ et 1« mêler avec de l'essence de térébenthine; alors» sans 7 ajouter aucun fondant, on rétend avec un pinceau sur le vernis des poteries, comme on le fait pour les couleurs. On le passe au feu de mouffle; il adhère Bur les poteries, et prend un brillant métallique qu'on augmente encore en le frottant fortement avec un linge.

On peot reconnaître qu'une p\ëce % ^v^ ^qt^^^^x

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ce procédé, en remarquant que For qui en recouvre toutes les parties, tant extérieures qu'intérieures» offre partout le même éclat, le même poli» sans montrer nulle part la trace du brunissoir.

Cette dorure, extrêmement mince, n*a ni la solidité, ni surtout la durée de la dorure ordinaire.

a** Lustre de platine.

On prend une dissolution concentrée de platine, et on la mêle avec de l^essence de Lavande ou toute autre huile essentielle; et, sans y ajouter aucun fondant, on étend cette dissolution au pinceau sur le vernis auquel on veut donner un éclat métallique trës-approchant de celui de Targent. On p3sse la pièce au l'eu de ipouflle.

ht platine paraît âVéC tout fiôn éclat &écâuîqué; 2

a pris un poli aussi vif que 8*il Teut reçu du brunissoir. L^ciTet est fort beau.

3"* Lustre bargos.

Celui-ci a le chatoiement rosàtre et en même temps jaunâtre métallique de quelques coquilles précieuses; il n'est pas opaque; il laisse au cociraire trèS'bien apercevoir la couverte sur laquelle il a été étendu ; il participe de la couleur de cette couverte, et prend alors des tons très-différents et très-remarquables*

Il y a plusieurs manières de le faire.

Tantôt on fond ensemble du soufre, de l'or et de la potassej ou bien d^ l'or dans un sulfure- aloalin déjà

BBS ARTS ET MÉTIBBS. ,^0^

tj^iiiion di^soqt. d^nsTedu; OU précipite par un acide faible ; on recueille le précipité ^ que l'on conserve sous consistance d'un sirop épais dans de Tesseuce de lavande ou de térébenthine.

Quand on veut s'en servir sur la porcelaine dure, il faut Le broyer, avec une petite quantité de fondant vitreux,. et l'étendre avec beaucoup de propi'cté, et le plus miuQe possrble iiur la couverte ; on cuit à la moufflc) tt pour Je rendre encore plus beau, on pe\il reuoqvelIiÊr la couche de la même manière.

La cuisson suffît, pour lui donner^ sans qu'il soit besoin d'aucun frottement, l'éclat admirable et le poli qui le font rechercher à si juste titre ; niais on doit être averti que la moindre vapeur dans la mouffle,. les. étincelles cbarbontnausesr la moindre poustibrçi la trop d'épaissâurde la couehe, gâtent tout Teffet) r&ltèrent, le rendent terne et sale.

On le ^àit aussi avec 4e l'or fulminant, que Ton étend d*une minceur extrême ; couclié plus épais, ce Rëraîl le iWstre d'or.

Le lustre burgos peut se placer^ -comme les précédents, sur toute espèce de poterie, pourvu qu'elle soit couverte ou vernie.

4!* Lustre canfharide.

Celui-ci, malgré ses vives et brillantes cotilonrs métalliques, est peu usité, parce qu'il est très -difficile à coucher et à faire réussir.

C'est en général du éhiorure d*iirgeiit ^cn partie décomposé par des vapeurs combustibles^ et qui a pris

SyO LWÊ SEOtSTf KODB&RBS

l'eDdroit à percer, et qui a été entouré d'au matticr de manière à former une coupe dans laquelle on t mis de rémeri. Ces trous opposés servent au passage de la cheminée en verre de la lampe. Quand on rent que le réflecteur ne soit qu'hémisphérique^ on ooQpo le globe en deux sur la roue de graveur.

BHIJM.

Liqueur alcoolique obtenue par la fermentatioo de la mélasse ou du fus de canne, et la distillation de ce liquide vineux.

Le prodoit alcoolique est incolore et diaphane, pour lui donner la couleur jaune ambrée au'on lui connaît dans le commerce, et afin de lui cmimuuiquer le goût particulier que Ton est habitué à rencontrer dans le rhum des colonies, on fait infuser dans une partie du liquide des proportions variables de pruneaux, de raclure de cuir tanné , de goudron, y. etc. On complète ordinaireoient la coloration voulue, eu y ajoutant la quantité nécessaire de caramel.

Les proportions des ingrédiens que nous venons d'indiquer constituent dans les rhumeries européennes ce que l'on désigne sous le nom de sauces^ elles varient beaucoup dans les différentes fabriques, et de là il résulte les variétés de rhum, toutes fort inférieures d'ailleurs au vrai rhum do cannes auquel il n'a été ajouté rien d*étranger.

hl, Mvlloti qui a*eal beauconç-ecoufié dea mojess

...DBS 4EIS BT. métiers; 3^1

de tirer un parti avantageux des résidus de la fabri«cation du sucre de betteraves^ açsure avoir obtenu un irès-bon réâavUai de la tècettetiÂvaÂte :

On délaie ensemble laS kilogrammes de mélasse de betteraves, 5o kilogrammes de farine d^orge, et ao kilogrammes de pruneaux, dans aoo litres d*eau tiède. fL Taide d'un peu de levure, la fermentation alcoolique ne tarde pas à s'établir dans le mélange, dont la température doit être maintenue à ao""» Lorsque la production de Talcoel parait s'arrêter, on se hâte de procéder à la distillation dans un alambic ordi^ naire. *

D'un autre côté, on a fait iiifuser séparément 4 kilogrammes de ràpure de cuir tanné, i kilogramme de truffes noires écrasées, i3o clqux de giroffles, et ao grammes de zeste de citron, dans dix litres d'alcool à 35 degrés.

On ajoute cette infusion dans le premier liquide alcoolique obtenu, et Ton soumet une seconde fois la totalité à la distillation : ofi ro^mène aiopi tout VaU cool obtenu à 91 degrés»

. On introduit dans le baril destiné à contenir ce Vhum, la fnmée d'une poignée de paille imbibée de goudron, e;t qu'on fait. brûler; on ferme la bonde, a|iii de laisser à cette vapeur le temps de se condenser sur les parois du toi^ne.ajq ; on remplit alors avec )e rhum, préparé comme il vient d'être dit,, et qui aé* quiert en vieillissant un goût analogue à cslui dia rhum dçja Jamaïque, Oa Mlore d- Aiiteurs par le oa» ramd*

i^ LU SBCRBT8 MODUHU

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