SAVONS DIVERS
SoBon de résine f ou eavon jauMU^
La résine n'est pas susceptible de se saponifier complètement; sa combinaison a?ec les alcalis ne constitue qu'une simple dissolution, qui, tout eu rehanssant pour ainsi dire les propriétés du savon ordinairei qu^elle rend plus soluble dans Teau et plus propre à fe faire mousser, ne peut cependant pas être considérée comme un véritable savon. C'est ordinairement avec le savon de àuif qu'on mélange de la résine» on conçoit, d'après ce qui vient d'être dît, qu'il est tout au moi us inutile de faire passer la résine qu'où ajoute par toutes les phases de la saponification complète, et cela aurait d^autant plus d'inconvénient en effet, que la résine serait, à l'état de dissolution simple et non pas de ^rai savon^ nécessairement entraînée avec les lessives mortes que l'on soutire. On doit donc commencer par fdire le savon de suif à la manière ordinaire, puis au dernier service de lessive'i c'est-à-dire alors que celle-ci n'est plus absorbée par le suif, et qu'elle conservé toute sa causticité malgré une ébullition pro!ongée, il faut ajouter la proportion voulue de résine, et pour en bâter et en faciliter union, on doit préalablement diviser la résine tn etits grains, et faire braëser la pâte avec un redàble usqu'â ce (|ue l'incorporation soit complète. La pâte »'e colore en jaune et elle perd de son liant. On soutient pendant quelque temps rébullition avec uo es*-
DES AATS BT HéTlB&S. S^ï
Cet de lessire» et quand, par le refroidissement, la pâte acquiert une consistance solide, et que délayée dans la main avec un peu d'eau, elle ne laisse sur la peau aucun enduit résineux, on procède au coulage do savon dans les mises.
Le savon, dit de résine, quand il a été bien fabriqué, doit être d'un beau jnune de cire, surtout si l'on a ajouté au suif un peu d^huile de palme. Ses bords sont translucides; il se dissout facilement dans l'eati, et cette dissolution produit une mousse très-abondante par Tagîtation, même avec les eaux de puits.
DBS SAVONS DE TOILBTTB.
La fabrication de ces savons constitue une bran« ebe d'industrie toute npéctale, qui depuis quelque temps a pris une grande extension. Ces sortes de sa- Tons offrent la même composition que les savons ordinaires, à cette différence près qu'ils ont été prépa* rés avec plus de soin et qu'ils sont en général plus ou moins parfumés. Les savons dors sont beaucoup plus généralement employés pour la toilette que les sa- Tons mous. On en distingue principalement cinq espèces ; ce sont les savons à Taxonge ou graisse de porc, au suif, à l'huile d'olive, à l'huile d'amaudes el à rhuile de palme. Mélangés en proportions variables, et parfumés selon le goût dn consomma leur, ils constituent le nombre infini de» St^vonsdc toilette.
Rarement on parfume à part les savons mélangés* on a reconnu qu'il valait mieux parfumer le mélange.
Les savons à Thuile de palme on\ k v^^%^tA.\^^^>^-
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coujp d'emploi, et sont dUiue qualité trè$'-iiipérieiire9 très-tfdoncisiaiits et détersift pour la peau. Naturellemenl l'huile de palme leur communique une.odeor douce^ agréable, qui s'allie on ne peut mieux avec d'autres parfums. Souvent aussi on fait des savons à rbuile d^amandes; ils sont fort beaux et conservent bien le parfum, mais ils sont d*Yln prix 61evé.
Savon dit de Windsor.
Il y a quelques années encore» on le fabriquait avec du suif de mouton, comme en Angleterre; au- ^urd'hui les fabricants qui livrent au commerce les plus beaux produits, ajoutent au suif 25 à 3o ponr cent d'huile d'olives ou dégraisse de. poro; la première addition est préférable ; on perd un peu en blancheur, mais on gagne beaucoup en qualité.
On saponifie à la manière ordinaire par une lessive de soude caustique. Lorsque le savon quitte sa lessive^ que la pâte en se séparant d'elle devient grumeleuse, c'est alors qu'il faut cesser le feu, afin de faciliter la séparation complète de la lessive. Cette opération dure au moins douze heures ; au bout de ce temps, le savon, encore chaud, est tout fondu et parfaitement neutre; alors, pour 1,000 kilogrammes de pâte, 00 f verse 9 kilogrammes d^essences aiuf i mélangées.
Essence de carvi , 6 kilog.
de lavande fine , 1 , 5 de romarin» i. S
On agite alors oompiètemeat li| m^Uèr«, pour 7
bien incorporer le parfam : il fant éviter de ramener dans le haut les lessives mortes du fond ; on attend encore deux heures et Ton coule dans les mises.
Smon au, bouquêi.
Toioi les proportions :
5o idlogr* Savon de suif de moatoo.
/ a5o essence de bergamolte* 1 5o id. de giroffle.
Parfam. — 4^^ grammes. < s5 id. de néroli.
I 5o id« de sassafras.
V 5o id. de Ihjm.
Cooleor. — 4^0 grammes ocre bnin.
Le savon d*amandes amères est généralement re« cherchéy non seulement parce que Fodeur qui s^endâtelôppe est fort agréable^ mais encore parce qu'on imagine qu'il entre dans sa composition du son d*amand^samères, et par cela même qu'il doit être plus doux à la peau. G*est une erreur : par sa fobrication il ne diffère en rien des autres savons de toilette ; il suffit pour s'en procurer, défaire choix d'un beau s»* von blanc, et d'y ajouter par 5o kilogrammes» 6oo grammes d'essence d'amandes amères^
Savom légers.
Ce ne sont que des savons montés, c'est-à-dire qui ont subi l'opération toute mécanique par laquelle, so«s la même volume, leur poids est diminué dé .moiliî&» .
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la couleur que cette altération lai fiait ordinairemeot acquérir.
Pour l'obtenir, on fait un mélange de vernis vitrifiable plombéfëre ou verre de plomb (cristal) , d'un peu d'oxide de bismuth et de murlate d*aiçent ; oo emploie ce mélange au pinceau comme une coulear, sur une poterie émaillée quelconque, soit en le mettant en fond, soit en dessinant des ornements. Oo passe cette pièce au feu de mcaffle , mais lorsqu'elle est rouge de feu on l'en sort pour Texposer à la fumés d*un combustible végétal ou animal, ou bien on io* troduit cette fumée dans la mouffle. Les parties de la pièce qui sont couvertes de ce lustre prennent des couleurs vertes, rougeàtres, jaunâtres, bleuâtres, enfin toutes les teintes métalliques que le muriate d*argent et le plomb sont susceptibles d'acquérir.
On voit que la grande difiQculté dans remploi de ce lustre résulte de Topération de Tenfumage de la pièce dans son état incaudescent, et du risque que Ton 1 court de la briser par le changement brusque de teni' pérature auquel il faut Texposer. «
5** Lustre de lithage.
* On connaît peu la méthode pour ce singulier lustre, que Ton trouve sur des poteries assez grossières fabriquées dans Test de TAUemagne.
C'est un lustre iaunâtre^ ayant Téclat métallique jaune d*or, verdàtre, bleuâtre, analogue au Initre canthàride, mais où néanmoins le jaune domine coos' tamment.
DBS ÀHTS ET MéxiBEf. 36f
BEFIiËCTEURS.
Appareils destinés à réflécliir la lumière et à Teaipècher de se répandre en tous stens, en la rejetant dans la direction oii elle est utile. La forme en est variée de mille manières, aussi bien que la disposition et la matière, selon les circonstances dans Ict' quelles les réflecteurs sont en usage. On les fait en papier blanc, en gaze, en toile, en porcelaine, en verre dépoli, en fer-blanc, etc. '
Lés globes en verre dépoli, inventés par les frères Girard, sont très-ustités pour les lampes en colonne, dont le réservoir d'huile est dans le pied. Voici une mani^fort économique de faire ces réflecteurs. On lessoumeà la verrerie en forme de matras; on y introduit des cailloux roulés, de Téméri en poudre et deTeau; on bouche la tubulure avec un bouchon. Ces globes sont ensuite couchés dans une caisse longne et étroite, oii ils sont protégés par du foin qui les maintient. A Taide d'une manivelle, on imprime à la caisse un mouvement di> rotation autour d'un axe longitudinal. La durée de ce travail de dépolissage n'est que de huit heures; pendant cet intervalle il faut renouveller trois ou quatre fois l'éméri. Le frottement des cailloux contre les parois intérieures des globes les dépolit avec la plus grande uniformité.
Pour' ettlei^r eMBuile la tubulure et les percer à rextrémité opposéfa,ton a un cylindre en cuivre roug^ d'un diamètre conforme A< l'ouverture qu*on veut faire; on fait toon|er 'rapidemeivX c^ c^Wx^^x^ v^"^
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a rareté; que cet art a fait de tout temps le sujet des recherches empressées des agriculteurs.
]^s gerbiers, les greniers, sont des moyens fort imparfaits de conservation des grains , parce que les animaux y causent des pertes notables, outre qu*il faut y donner d^s soins perpétuels.
Il y a des pays où Ton conserve très-bien le blé dans des espèces de puits creusés dans le roc : c'est sans doute ce qui a donné Tidée d'amasser le grain dans des fosses, qu'on garantit ensuite du contact de l'humidité et de l'air; ces fosses, appelées silos^ ont été reconnues très-propres à servir de magasins. Après avoir battu et nettoyé le grain^ on l'entasse dans une fosse profonde, de dimension calculée sur le volume qu'on veut conserver. Il faut, pour cela, faire choix d'un sol argileux, dur, homogène et impénétrable à Peau ; on y creuse la fosse, dont on soutient les terres latérales par un revêtement en pierre : par économie, on peut même se dispenser de cette bâtisse, et se contenter dé dessécher les parois en brûlant de la paille dans le trou, ce qui durcit le sol et le rend compact et imperméable.
On étend au fond de la fosse un lit de paille bien sèche, et l'on y verse le grain en le tassant. A mesure que le tas s'élève, on dispose de la paille sur le pourtour, de manière que le grain en soit de toute part enveloppé. Le blé doit être préalablement desséché le plus possible, et de bonne qualité. Les charançons et autres insectes qui pourraient s'y trouver meurent, ou du moins ne peuvent s'y reproduire. Quand la masse est arrivée à 66 centimètres en contre»-bas du oiveaa du terrain, on la recouvre d'un lit de paille
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seiche, et Ton tasse de la terre par- dessus, de maDière à former un monticule, afin que les eaux pluviales glissent et ne poissent s'y arrêter, ni s'inAltrer.
Le déchet qu*on éprouve sur le grain, dans ce pro« €é!dé> est presque nul, et la conservation peut facile* ment 8*étendre à plusieurs annexes; des expériences multipliées, qui toutes ont réussi, et Texemple des peuples de TEspagne, de la Hongrie et autres, doivent dissiper toute espèce d'inquiétude sur le ré« sultat.