SYMPTOMES
Plusieurs faits particuliers à ces observations méritent d’être rappelés ; ils ont trait au siège de la lésion et aux symptômes observés.
Dans les deux cas, la section du nerf s’est produite ches des enfants et elle est due à une fracture supracondylienne de l’humérus. Il faut retenir le siège de la fracture ; en effet, le radial est en rapport presque direct avec l'humérus, en deux points, au niveau de la gouttière de torsion et au niveau de l’épicondyle huméral.
Au niveau de la gouttière de torsion, la section n’a pas élé notée sans doute parce que les déplacements osseux sont peu considérables à cé niveau; mais le radial n’a pas échappé à la compression en ce point; celle-ci est d'ailleurs le plus souvent produite par un cal englobant le nerf ou le lésant par contiguïté. Au niveau de l’épicondyle huméral, le radial n’est plus séparé de l'humérus par les fibres du brachial antérieur sur lesquelles Le Chaix a attiré l'attention. Cette couche musculaire forme un plancher au nerf radial dans son trajet entre ses deux muscles satellites : le
LR pes muscle brachial antérieur en dedans, et le long supinateur en dehors. Cette séparation, peu solide il est vrai, manque au niveau de l’épicondyle, et c'est à ce point, en effet, que le radial a été sectionné.
J'ai cherché à réunir les symptômes observés chez les deux enfants porteurs de la section du nerf radial. Dans l'observation du D: Nové-Josserand, une douleur vive s'est manifestée deux ou trois jours après
l'application de l'appareil de contention. Cette dou-
leur existait surtout au niveau de la face dorsale du pouce et du premier espace interosseux, mais les mouvements de flexion, de pronation et de supination
étaient encore possibles douze jours après. Il était
impossible d'affirmer à ce moment l'existence d’une paralysie des extenseurs.
Ce peu d'importance des troubles moteurs a continué jusqu'à l'entrée à l'hôpital où on a remarqué que l'extension presque complète était obtenue. Ce sont donc plutôt les troubles sensilifs qui ont attiré l’attenton et surtout la douleur au niveau de la région dorsale des 1°", »° et 3° espaces interosseux, contraire ment à ce qui se passe dans la paralysie radiale ordinaire. |
Dans les observations allemandes du D: Claus et du D: Finotü je n'ai pas relrouvé ces détails, la paralysie élait apparente, l'extension impossible. La sensibilité de la main et de l’avant-bras était normale. Mais les
renseignements antérieurs à l'entrée à l'hôpital ne sont
pas fournis par ces auteurs.
Il est donc difficile de tracer un tobleit symptomatique bien net de ces sections nerveuses: l'absence de
MAC UE LR ONE ET PARENTS NS se MA CHAN ESC AL
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documents antérieurs à l'entrée à l'hôpilal chez Îles malades du D Claus et du Dr Finottine permettant pas de juger de l’état des malades.
Un point semble pourtant hors de doute; chez ces malades on n'a pas songé, au début, à la paralysie radiale; le diagnostic de la fracture ayant été fait, le traitement par l’immobilisation a été institué immédiatement. Il est vraisemblable de songer qu'à ce moment la paralysie existait, mais on a mis sur lè compte de la douleur causée par la fracture l’impotence constatée. Le même fait ne se produit-il pas souvent, lors de la réduction des luxations de l'épaule. La compression exercée par la tête humérale cause une paralysie du plexus brachial, mais celle-ci reste méconnue ; le médeein réduit la luxation et c’est alors seulement que lon s'aperçoit de la paralysie du plexus que le malade est tenté d'attribuer alors à l'opération qu'il a subie.
Dans ce dernier cas, comme dans celui que nous c1tons, l'attention est attirée par la cause même; l'effet éloigné reste méconnu jusqu'au jour où des symptômes certains apparaissent.
Quoi qu'il en soit, les observations de la section du nerf radial amènent à résumer ainsi les symptômes de cette lésion
1° La section du nerf a donné lieu dans l’observaüon du D" Nové-Josserand, à des symptômes doulou- -reux, au niveau de la région du coude et de la région dorsale du pouce. Cette douleur tenace a été- très vive