PETRE
NES Se; COUR
entreprises par M. le professeur Oller, thèse du cal, Traité de régénération des os, 1. II, rendent compte des symptômes observés dans la compression.
En disséquant chez les animaux, dit M. le professeur Ollier, des membres sur lesquels nous avions cherché à faire développer un cal volumineux, en produisant de grands délabrements au moment de la fracture, nous avons (rouvé chez le pigeon (expér. XXX) un nerf traversant l'os nouveau après résection du eubitus.
Jamais nous n'avons observé de paralysie dans ces
cas-là.
Si le membre était moins mobile, c'était dû à l'agglutination des muscles entre eux, et, non à un défaut de l'innervation, les mouvements reparaissaient dès que le cal s'était résorbé.
Il se forme dans le tissu conjonctif environnant le foyer de la fracture une masse cartilagineuse ou même osseuse, mais celle masse ne se resserre pas sur ellemême quoique lraversée par des vaisseaux ou des nerfs; elle ne comprime pas ces organes, elle les englobe comme une substance molle sans les gêner dans leurs fonctions.
Les faits cliniques correspondent-ils aux données
expérimentales?
Duplay et Reclus divisent les symptômes observés en deux périodes.
La première correspond au stade d’augment.
Les fourmillements dans la région apparaissent les premiers puis viennent les sensations de brûlure et des crampes qui durent cinq à dix minutes,
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Puis survient une rémission momentanée suivie d'hyperesthésie et d’anesthésie; enfin, se montre la parésie musculaire.
Les diverses sensibilités disparaissent une à une isolément, et c’est toujours de l'extrémité du membre vers sa racine et de la superficie vers la profondeur que progressent l’hyperesthésie et l'anesthésie.
A ce moment, s1 les causes de compression sont levées, le retour rapide des fonctions s'effectue. Si la compression persiste, des phénomènes nouveaux apparaissent.
La douleur et les désordres sensitifs augmentent et le malade réclame souvent une intervention. La paralysie motrice apparaît rapidement et donne au membre supérieur son aspect caractéristique. Je rappellera, à ce propos, les caractères de la paralysie du nerf radial donnés par Duchenne.
La paralysie du radial est synonyme de paralysie des extenseurs. Flexion du poignet, impossibilité de la supination.
1° Le poignet est infléchi1 à angle droit ; il ne peut être relevé n1 se mouvoir laétralement lorsque l’avant-bras et la main reposent sur un plan horizontal (paralysie des radiaux et du cubital postérieur).
2° Le bras étant en extension et en pronation, la supination n'est obtenue qu'avec la flexion, le biceps remplaçant alors le court supinateur.
3° L’avant-bras étant dans la demi-flexion et la demipronation, si le malade continue avec force le mouve-
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Are de flexion, on ne sent pas le long supinaleur se contracter.
4° Si on fléchit les premières phalanges, le malade ne peut les relever (paralysie de l'extenseur commun).
9° À la longue, l'inaction et le raccourcissement continus des fléchisseurs et des interosseux finissent par les paralyser, aussi si on n’y remédie pasau moyen de l'électricité, de l'exercice d'un appareil qui tienne le poignet relevé, il se produit parfois une tumeur sur le * dos du poignet comme dans toutes les autres paralysies radiales. Cette tumeur est indolente, elle répond à un état fongueux des tendons et de leur synoviale.
De ces différentes données peut-on tracer le diagnostic de la section nerveuse. Il est bien difficile de répondre par l’affirmative dans les cas présents.
Deux procédés pourraient être employés pour ce diagnostic avec quelques chances de succès : Ja faradisation et le diagnostic radiographique.
La faradisation démontrerait la gravité de la lésion nerveuse ou sa bénignité. |
Duchenne a formulé les lois suivantes à ce POpOee
1° La gravité d’une paralysie consécutive à la lésion d'un nerf mixte est en raison directe de l’affaiblissement de la contractilité électrique des muscles auxquels le nerf distribue l’excitant nerveux.
2° La paralysie traumatique est beaucoup moins grave, quand la sensibilité électro-musculare étant
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éteinte, la sensibilité des museles est conservée ou seulement diminuée.
3° L'hyperesthésie musculaire, qui se développe sous l'influence de la faradisation dans un membre paralysé par lésion traumatique du nerf, est un signe favorable.
De pareilles recherches paraîtront à beaucoup superflues ; la faradisation pratiquée systématiquement après chaque fracture ne sera pas facile en pratique ; aussi, le symptôme douleur ne doit pas être négligé. S'il se manifeste avec persistance, il faut songer à une section
nerveuse possible et rechercher la susceptibilité élec- ‘
trique.
Je rappellerai, à ce propos, la formule de la réaction de dégénérescence qui sera si utile : « La réaction de dégénérescence est caractérisée par la diminution et la perte de l’excitabilité faradique des muscles, tandis que l'excitabilité galvanique de ceux-c1 persiste ou est augmentée parfois en proportion notable et varie toujours qualitativement d’une façon spéciale. Ces modifications qualitatives consistent en un changement dans la forme de la contraction musculaire provoquée ; celle-ci au lieu d’être instantanée, brève, rapide comme l'éclair,
présente une durée plus longue; elle apparaît et dispa-
raît lentement; elle est traînante, paresseuse, torpide, en même temps l’action du pôle négatif sur la contracülité du muscle, au lieu d’être prépondérante comme
à l’état normal, devient égale ou inférieure à celle du . pôle positif : 1l y a inversion de la formule normale de la loi des secousses musculaires (Huet, loc. cit...
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