‹ Section du nerf radial: dans les fractures de l'extrémité inférieure de l'humérusChapitre 8 sur 19 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

+ Q U » TR Cas de double fracture oblique à l'extrémité inférieure de l'humérus, avec déchirure du nerf radial.

(D' Claus. — Dresde, Centralblatt f. Chirurgie, Leipzig, 1893, p. 836.)

Le cas suivant, observé à l’hôpital des enfants de Dresde, a été opéré par le D' Sprengel avec mise à nu secondaire et suture du nerf radial, avec résultat satisfaisant.

Ce n’est pas là cependant le motif de notre publicaton, les cas de suture nerveuse secondaire heureuse étant assez nombreux pour qu'il n'y en ait plus à désirer. Mais c’est le genre de lésion lui-même, ainsi que la possibilité offerte par l'opération d'étudier le mécanisme de la déchirure des nerfs, qui justifient notre communication.

B..., jeune garçon de dix ans, tomba, le 29 juin de l’année passée, des épaules d’un camarade où il était à cheval et se fractura le bras. Le médecin appelé y mit aussitôt un appareil à plâtre ; mais quand, trois semaines plus tard, il l’enleva, 1l constata une paralysie de la main gauche: il envoya l'enfant à l’hôpital, on l'y admit le 12 juillet et on constata l'état sui-

.Vant :

Garçonnet bien bâti et d'aspect sain ; organes internes

normaux.

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La main gauche est dans la position rephiée et relâchée, l'extension active et l’abduction sont impossibles.

Les doigts sont également tenusrepliés, et l'extension des phalanges terminales ne s'exécute que par l’extension passive du premier article.

Le pouce ne peut ni être étendu activement, ni subir d’abduction.

La sensthilité de la main et de l’avant-bras est normale.

L'excitabilité faradique du tronc du nerf radial est complètement supprimée.

Les apophyses osseuses de l'articulation du coude gauche sont en position réciproque normale, mais par rapport à l’avant-bras, elles sont déplacées vers le dedans d’une quantité assez notable. Les mouvements du coude sont parfaitement libres.

On établit donc le diagnostic d’une fracture de l’extrémité inférieure de l’humérus (fracture supracondy lienne) avec dislocation du fragment inférieur vers l'intérieur et paralysie du nerf radial, probablement par suite de l'inclusion de celui-ci dans le cal.

Le 15 août de cette année, pendant l'opération entreprise en vue de libérer le nerf des masses osseuses, qui vraisemblablement l’emprisonnaient, on constata en suivant une incision longitudinale correspondant au bord antérieur du muscle long supinateur :

1° L'extrémité interne de la ligne de fracture transversale est plus profonde que l’externe :

2° Les extrémités fracturées sont brisées en un biseau oblique d'avant en bas, vers le derrière en haut,

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En correspondant à peu près à la ligne des épicondyles :

3° Le fragment inférieur est en même temps disloqué en dehors vers l'intérieur el aussi vers le derrière et en haut ; |

4° Les deux surfaces de fracture antéro-postérieure même sont éloignées l’une de l’autre, de sorte que l'os apparaît en même temps comme retroussé d'avant en arrière.

Le nerf radial, qui a été découvert entre le muscle long supinateur et le musele brachial cutané interne et suivi vers le bas, se termine sur la partie externe du fragment supérieur et est fortement adhérent au bord aigu de celui-ci; mais sa partie périphérique qu'on a suivie vers le haut, en partant du rameau superficiel mis à nu au-dessous de l'articulation, se termine sur la surface antérieure de fracture du fragment inférieur. Elle y est profondément enterrée, et avec elle et quelques porlions de muscles, elle est déplacée vers lintérieur et derrière vers le dessus, au-dessous du fragment supérieur.

Pendant l'opération, le nerf fut délivré de ses adhérences, ses tronçons furent rafraichis et suturés au catgut ; les fragments d’os furent remis en position normale ; après nettoyage au couteau d’un coin osseux situé avec la base vers l’intérieur et rendant en même temps possible la conservation des surfaces obliques de fracture, après fermeture complète de la plaie, on mit un bandage au plâtre.

Le processus ne fut pas du tout simple, sans doute parce que, par confiance dans l’antisepsie, on avait négligé tout drainage, et, qu'après suture complète de

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