‹ Section latérale du PubisChapitre 10 sur 51 · Complications opératoires · texte numérisé non relu

Complications opératoires

Les accidents qui peuvent compliquer l'opération sont : l’hémorragie et les déchirures des parties molles. Quant aux autres complications : cystite (M. Meurer, obs. XIII), incontinence d'urine (Bar, obs. XL), phlébite (Van de Velde, obs. VI; Kuttner,obs. XLVII et Kannegiesser, obs. XLIX), elles ne sont pas causées par la pubiolomie et peuvent se produire après tout accouchement: c’est pourquoi nous nous bornerons à les mentionner sans les étudier davantage.

L’hémorragie de la pubiotomie est en général peu abondante, plus notable cependant lorsqu'on fait la section osseuse à la Gigli, c’est-à-dire en se rapprochant de la symphyse et par conséquent du plexus de Santorini, qu’en opérant à la facon de Van de Velde ; cette hémorragie n’est pas assez importante pour être considérée comme un accident de la méthode. Dans toutesles observations, en effet, les opé-

US

rateurs signalent ce faible écoulement sanguin et tous remarquent qu'il cède facilement, rapidement et définitivement au tamponnement ou à la compression.

Les déchirures des parties molles sontrares ; quand elles se produisent, elles sont la plupart du temps de faible importance ; il est des cas cependant où elles sont notables (Dœderlein, obs. XX VIT, la déchirure du vagin communique avec la plaie de l’hébotomie ; Bar, obs. XL, section de la vulve et de la paroi antérieure du vagin, ; Porack obs. XLIIT, plaie de la paroi vaginale ; Hohlweg, obs. XLVI, plaie de la grande lèvre longue de 6 centimètres). Ces déchirures, si importantes soient-elles, sont, au dire des opérateurs, rapidement guéries et ne laissent, après elles, aucune trace ni aucun malaise.

Ces accidentssont dus, en général, à la primiparité de la parturiente, à l’étroitesse de son bassin mou ou au volume trop considérable du fœtus (Dœderlein, obs. XXVII, fœtus de 4030 grammes). Pour les éviter, on aura recours aux ballons, aux dilatateurs (Van de Velde, obs. VI ; Bumm, obs. LXIV), ou même aux incisions prophylactiques du périnée ou épisiotomie comme le fait M. Reifferschied (obs. LXIT et LXIII).

On peut donc conclure que ces incidents postopératoires sont des complications sans portée, de courte durée et sans inconvénient pour l’avenir des

opérées.

Page 1