‹ Segrais, sa vie et ses œuvres: sa Vie et ses ŒuvresChapitre 135 sur 138 · ŒUVRES DIVERSES. 8E6RAIS CRITIQUE. ETC · texte numérisé non relu

ŒUVRES DIVERSES. 8E6RAIS CRITIQUE. ETC

Page 242, note (a). — Le jour même où Segrais ajoutait à sa gloire par ce discours, le candidat de Chapelain, c le petit Leclerc^ » comme disait Mme de Sévigné, prononçait le sien. La carrière à parcourir était la même; mais Leclerc la fournit à sa manière. H compara TAcadémie, « illustre et charmante société, » au véritable antre dt Apollon. Dès qu'on y a mis le pied, on sent venir Tinspiration et Tesprit. c Je me trouve tout changé dans ce moment.... » etc., dit l'orateur. Grâce à LeclerCy cette séance du 26 juin fut Toccasion pour Segrais d*un double triomphe.

Page 242, note (6). — Ces avis aux grands seigneurs n'élaient pas déplacés, si Ton en juge par les plaintes de Mlle de Scudéry (Pyrus^ X, p. 329 et sq.).

Page 245, note (a). — Vigneul-Marville la raconte de Brébeuf et de Tun de ses amis, Gautier, et il s'agit chez lui d'Horace et de Lucain. Brébeuf publie sa Pharsale entre 1650 et 1656, et Segrais son Enéide en 1668 et 1681.

Page 256, note (a). — Segrais la consultait volontiers. Je trouve dans une lettre de Mme de la Fayette à Huet, 12 février 1664 : c M. de Segrais, qui croit que j'ai profité dans la latinité toujours à proportion des commencements, et que je suis d'ailleurs un bon juge en matière de poésie, m'envoie son Virgile pour que je lui en die mon avis, en attendant celui de M. Ménage. Je crois que ce serait de plaisants avis que les miens. » (Manusc. de la Bibl. imp.)

Page 257, note (a). — La plupart des biographes attribuent cette jolie pièce à Lamonnaie. Elle est de Baillet. Mais Lamonnaie ne la lui rendra pas de sitôt, je le crains. (Baillet, Jug. des savants. Y, 400.)

Page 259, note (a). — Bayle ne trouvait pas de son temps d'autre traduction poétique de V Enéide à citer que celle de Segrais. Pour les Géorgiques, il cite encore une œuvre normande, celle des frères Daigneaux, veraion assez remarquable en effet. (Bayle, Continuation des pensées diverses, t. m, p. 200 et 332.)

Page 262, note (a). — En effet, la 11«, la 12* satire et la 12* épttre sont faibles. Cette dernière pièce surtout est froide et empreinte d'une tristesse janséniste. (Seg., 64.)

Page 262, note (6).— Seg., 44. On se rappelle le mot attribué à Boi* leau. Quels sont les poëtes de génie du siècle? c Corneille, Molière.... et moi. Racine n'était qu'un très-bel esprit à qui j'avais appris à faire des vera faciles difficilement. » (D'Àlerobert, t. YIII, p. 168.)

Page 268, note (a). — Ce dernier reproche est de l'invention de Segrais. Sénèque dît seulement : Quod consumpserit^ et sar ce grief mênae, il ne serait paâ difficile dé Id hite M coniredil^.

Pafi:e fi68, fi()te (6). ^ Eu 1678^ date de la dernière édition d6s Maœimt^^ M. Ettprit publia sur fo fausseté des i)ertus humcnnes^ des pen- 8é9i toutes pleines de ces calomnies jansénistes. Le paganisme y est, pat raison dértionstratiro, iromoié à l'esprit chrétien : c De tous les homtneA» il n*y a cpie l^s chrétiens cfui soipnt véritablement polis. > (I) p. 446.) L'ouvrsge entier est à peu près de la même forcer

Page 271, note (a). — Huet désirait vivement prendre connaissance du ms. de la 2« partie de la Pucelle, Il avait à plusieurs reprises écrit au P. de la Rue de prier Fléchier, évêque de Nîmes, de lui en donner communication ou copie. Flétihifet répondit au P. de la Rue : « Il est vrai cfiie j*ai en original la 2«» partie du poëme de la Puôellé de feu M. Chapelain. Nous en avons fait autrefois quelques lectures ensemble, d'un côté trop peu, de l'autre trop réjouissantes. Si les affaires de ce pays (Nîmes) nous laissaient quelque solide tranquillité, j'irais faire un dernier voyage 4 Paris et j*y porterais ce manuscrit. » Suivent des compliments pour AueJt, mais le précieux ms. ne fut pas communiqué. (Lettre du 30 juin 1705. Manusc. de la Bibl. imp.^ fk F, 15188.)

Page 2W, note (a), — « C'était un pauvre héros dans le paganisme, qui pourrait bien être un grand saint chez les chrétiens, fort propre à nous donner des miracles, et plus digne fondateur d'un ordre que d'un Ëtat. » {Réflexions sur nos traducteurs.)

Page 286, (a). — Ënée n'a jamais mis le pied en Italie (cf. la dissertât, de Bochart adressée à Segrais sur cette question); Virgile, en l'y faisant aborder, a recueilli et consacré la tradition populaire. Les Italiens modernes sont fiers de dire : c Semo Romani^ pet Diol semo sangue Troiano. » {Les Journaux chez les Romains ^ p. lèl.)

t^age 2â8, (a). ^ Sainl-Âmand avait fait partie du domestique de RetZ) comme Ménage, nourri chez lui pendant dix ans. Saint- Anuind, Sarrasin, Ménage et âegrais lui-même, sans aucun doute, se réunissaient souvent chez le coadjuteur.

Page 296, note (a). — Les comédies de Scarron eurent l'honneur â^égayer la jeunesse et la vieillesse de Louis XIV. De même Louis XV, presque enfônt (1721), se divertissait à là représentation doBom /aphet.

Page àô3, note (a). — Le 2^ avril 170l, elle écrivait à Huet : c J'ai été fort touchée de la mort de M. de Segrais. Il y a cinquante ans qu'il était de mes amis, et j'ai fait quelques vers pour conserver sa mémoire. » (Manusc. de la Bibl. imp.)

Page 303, note (6). — La correspondance de Huet est toute pleine de l*amitié mutuelle de Ménage , Segrais , l'évoque d'Âvranches , Mme de la Fayette, c M. de Segrais partit jeudi dernier, comme vous l'avez su. Ce jour-là, je donnai à souper à Mme de la Fayette au bois de Vincennes, où il nous manqua cruellement. Vous n^y fûtes pas moins souhaité.... Il me reste le Malherbe, pour Tédition duquel j'attends le retour de Fami Segrais. » (Manusc. de la Bibl. imp., S. F. 15189.)

Page 304, note (a). -* Scudéry était d'origine provençale, mais né au Havre.

Page 307, note (a). — Sepr., p. 29. Ménage nous apprend que Segrais fut bénéficier pendant quelque temps, mais sans dire à quelle époque. {Anti'BaiUet, II, 348.)

Page 310, note (a). — On pourrait écrire un chapitre intéressant sur les Normands (poëtes, hommes de lettres ou hommes d'affaires) à la cour de France. Ce serait une page à ajouter à l'ouvrage intitulé : VArt de parvenir.

Page 1