ÉGLOGUES
Page 213, note (a). — Sur dix églogaes de ^gile, il n'y en a que trois (2«, 8«, 10«) dont le sujet même soit l'amour. Des huit églogues vraiment bucoliques de Théocrite, une seule (la sixième) est tout à fait consacrée à l'amour; il est chanté incidemment dans les première, septième, huitième et dixième idylles. Il paraît à peine dans les quatrième et cinquième, et pas du tout dans la neuvième.
Page 219, note (a). — Rapin insiste avec raison sur cette simplicité natve du style pastoral : « Simplex candor et nativus.... sine pigmentis, sine ornatu.... sine phaleris..... Sed appareat in ea cujusdam gineouae simplicilatis candida et amabilis venustas.... Yerborum lux queedam adhibenda..;, non ea tamen tam splendida et illustris, sed quœ casti imprimis purique sermonis formam.... sequatur. »
(De Carminé, Past, III.)
Page 220, note (a). —Mettez en vers très-poétiques ces délicieuses paroles de Paul à Virginie : a Lorsque je suis fatigué, ta vue me délasse.... » etc., et vous en détruirez le charme attendrissant. Voilà pourquoi la tragédie peut à peu près se passer des vives couleurs de la poésie, ou du moins être poétique sans elles. La passion fuit les brillantes paroles, aussi bien que l'emphase.
Mais tout dort, et les vents, et l'armée, et Neptune. Voilà de la poésie.
Je né l'ai pas encore embrassé d'aujourd'hui. Voilà du sentiment.
Page 224, note (a). — Fontenelle, dans sa shdème églogue, a imité quelques traits de la pièce de Segrais.
Page 224, note (6). — L'allégorie fut à peu près inconnue de Théocri te (cf. Revue des Deux-Mondes, 1838, 4« série, article de M. Patin). L'abbé Genest trouve partout des allégories chez le poëte de Syracuse {Dissert, sw Ut poésie past), mais Genest a tort.
Page 230, note (a). — Segraisiana, p. 74. L'édition de 1755 (p. 10) reconnaît Molière dans le galant berger de Seine. Mais en 1645 Molière n'avait même pas commencé à parcourir la province. Ces vers désignent l'un des poëtes parisiens de l'hôtel de Rambouillet. Les Âpol- Ions nouveaux de VAusonie ne désignent pas les deux Corneille, qui, Dieu merci, sont Français, mais les poëtes de l'Italie moderne.