CHAPITRE IV
c'est la rêverie solitaire que Ton poursuit dans le sillage phosphorescent du navire ou dans les étoiles du tropique, et qui insensiblement, mais sûrement, transporte l'esprit, le cœur et la mémoire au milieu des amis et de la patrie. C'est, comme ce soir, la veille de*Noël ou quelque autre souvenir d'enfance ou de jeunesse que l'on tourne et retourne, que Ton rumine avec délices.
Maïs, si ces moments sont certes délicieux, ils ne sont, je le répète, que l'exception, et c'est toujours avec grand plaisir qu'après une traversée de douze jours on entend crier : Terre, terre!