‹ Selected poems from Premières et Nouvelles méditationsChapitre 5 sur 34 · L AUTOMNE · texte numérisé non relu

L AUTOMNE

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ! L'air est si parfumé ! la lumière est si pure ! Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie Ce calice mêlé de nectar et de fiel : Au fond de cette coupe où je buvais la vie, Peut-être restait-il 1 une goutte de miel !

Peut-être l'avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ! Peut-être, dans la foule, une âme que j'ignore Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu !...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ; A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux : Moi, je meurs ; et mon âme, au moment qu'elle expire, S'exhale comme un son triste et mélodieux.

MÉDITATIONS POETIQUES

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