‹ Selected poems from Premières et Nouvelles méditationsChapitre 6 sur 34 · LE GOLFE DE BAIA · texte numérisé non relu

LE GOLFE DE BAIA

Vois-tu2 comme le flot paisible Sur le rivage vient mourir ?

Vois- tu le volage zéphyr Rider, d'une haleine insensible, L'onde qu'il aime à parcourir?

Montons sur la barque légère Que ma main guide sans efforts, Et de ce golfe solitaire Rasons timidement les bords.

Loin de nous déjà fuit la rive :

Tandis que d'une main craintive Tu tiens le docile aviron, Courbé sur la rame bruyante, Au sein de l'onde frémissante Je trace un rapide sillon.

Dieu ! quelle fraîcheur on respire !

Plongé dans le sein de Téthys,3 Le soleil a cédé l'empire A la pâle reine des nuits ;

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