SCÈNE VI
FATHMÈ, PHARAN/ ’
PHABAN. - • ■
Les vieillards sont conteurs. ‘ ' ' '
- ■ , FATBUÉ.
< Quand ils ont intérêt
A forger des récits quL voilent un secret.
Tu croirais.,.
FATHMÉ.
Que Nadir, aux bras de cette femme, N’a trouvé le bonheur, ni le repos de l’âme. 'î;
:: PH ARAS. v!: ' . ^
Que t’importe?
• ' ■ - pathmé, •
■' • Quel mot cruel, injurieux, *
Quend mon coeur tout ejitier est ouvert à vos yenil
SELMA
PHABAN.
Oui, de ton fol amour caresse la chimère.
Après sept ans d'oubli, d’exil et de misère.
Pense encor à l’ingrat qui irouWe ta raison.
Qui se rit de tes pleurs et de ton abandon.
PATHMÉ.
Que me fait cet oubli 7 M’a-t-il jamais fait croire Qu’il me sacriflrait sa naissance et sa gloire?
Qu’à ma race maudite il pourrait s’allier?
üne autre est son épouse ; il a dû m’oublier. - -
Riez..> Quelle promesse en avais-je reçue?
Mon àme s’est donnée, et ne s’est point vendue.
Mon amour de Nadir n’a rien à réclamer.
C’est ainsi que je l’aime et que je veux l’aimer. , . ■
PHARAN.
Adieu, follel , - ' . .