‹ Selma drame en un acte et en versChapitre 12 sur 31 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

FATHMÈ, PHARAN/ ’

PHABAN. - • ■

Les vieillards sont conteurs. ‘ ' ' '

- ■ , FATBUÉ.

< Quand ils ont intérêt

A forger des récits quL voilent un secret.

Tu croirais.,.

FATHMÉ.

Que Nadir, aux bras de cette femme, N’a trouvé le bonheur, ni le repos de l’âme. 'î;

:: PH ARAS. v!: ' . ^

Que t’importe?

• ' ■ - pathmé, •

■' • Quel mot cruel, injurieux, *

Quend mon coeur tout ejitier est ouvert à vos yenil

SELMA

PHABAN.

Oui, de ton fol amour caresse la chimère.

Après sept ans d'oubli, d’exil et de misère.

Pense encor à l’ingrat qui irouWe ta raison.

Qui se rit de tes pleurs et de ton abandon.

PATHMÉ.

Que me fait cet oubli 7 M’a-t-il jamais fait croire Qu’il me sacriflrait sa naissance et sa gloire?

Qu’à ma race maudite il pourrait s’allier?

üne autre est son épouse ; il a dû m’oublier. - -

Riez..> Quelle promesse en avais-je reçue?

Mon àme s’est donnée, et ne s’est point vendue.

Mon amour de Nadir n’a rien à réclamer.

C’est ainsi que je l’aime et que je veux l’aimer. , . ■

PHARAN.

Adieu, follel , - ' . .

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