SCÈNE H
SELMA
L’amour l’eûl retenu.
I ACHB AR.
SoQ orgueil inlraitakk ' T'eût livrée aux m^ris d’ua monde impitoyable.
■ •' sn.MA.
Mai$, j’étais innocente !
ACBBAR.
Il en aurait douté.
eELUA.
Eh bien t il apprendra toute la ^vérité.
■ • • ACBBA R. ' '
Crains, Selma.L
, SELMA
. Je ne crains que son indifTércnce,
Que les tourments affreux d’une étemelle absence... 5i Nadir de mon toit ne s’est pas exilé,
S’il revient, mon secret lui sera révélé.
Ma fille!
ACBBAR.
- SELMA."
Ce secret me pèse et me dévore. aChbar.
Ton honneur, ton repos exigent qu’il l’ignore.
4 SELMA
SELHi.
Mon père, il me croira. Ce dieu qui dans mon eœur Fit germer la vertu, l’innocence, l’honneur.
En mettra dans mes yeux, dans ma bouche sincère. L’irrésistible accent, le sacré caractère.
Je lui raconterai cette effroyable nuit,
Où, parmi les combats, le.désordre, le bruit.
Un infâme...
ACHBAIt.
Selma, réprime ce délire.
sli.ua.
Non, chaque Jour mon cœur voudrait se le redire. J’en ai besoin... J’étais sans fm'cc, sans chaleur, " Les yeux éteints,- le sang glacé par la terreur.
Le sentiment, la voix, la vie interrompue, . v , Comme une froide pierre, immobile, étendue, Morte...
ACHBAR.
Oui, ouij c’est assez.
. SEI.UiA. , . , y -
Et lorsque avec effort
Mon âme s'arracha de ce sommeil de mort.
Un homme, je le vis à la clarté naissante.
S’enfuit de mes côtés, s’échappa de ma tente;
Par un rire infernal répondit à mes cris.
acbbab.
Oui, Selma, je sais tout; reprends donc tes esprits. .