SCÈNE ir
SELHA.
Que Ezisaiebt les soldats dont j’étais escortée;
Et votre sœur... pourquoi m’avait-elle quittée?
A.CHBA1U ...
Ton escorte avait fui. Ton lâche ravisseur Aux brigands de sa suite avait livré ma sœur.
Tu me i’as dit vingt fois.
SELM A.
- ^ ' Eh bien! quel est mon crime?
^ l’infâme 'étranger dont je fus la victime Est père de 'mon fils, do mon jeune kmaêJ...
; - ACBBAB. , .
Malheureuse l tais-toi.
SELM A. ' . ■ ■
Quijdonc est criminel?
ACHBAB. • . •
G*est lui, ma fiUe. . .
- . SEL MA
• ' Eh bien ! à cette confidence Nadir eût, comme vous, connu mon innocence.
' ACHBAB. ' ‘
Ton père, comme époux, n’aurait point pardonné.
U m’aimait.
SELM A.
ACHBAB.
Sais-tu pas de quel sang il est né?
6 SELMA
Un Tirtare s’indigne, en son amour farouche,
Qu’un doute, un sou01e, un mot, dc^sbonore sa coucbo; Qu’un regard ait jamais terni la pureté Be celle qu’à son lit destine sa fierté.
Il t’aurait fuie.
SELMA
Eh l)ion! j’eusse été moins à plaindre.)
ACHOAR.
Mais ce n’est point sa fuite aujourd’hui qu’il &ut craindre; C’est la mort d’ismaél, la mienne. ^ fureur^, .
Dans le sang de ton.père expirait son erreur»
Te livrerait toi-méme aux plus sanglants outrages.' OubltraiS'tu nos nos lois, nos terribles usages?
Qu’une fille coupable est dans nos saints parvis Dévouée à l’opprobre, aux, plus vils des mépris;
Que, vivante, debout, jusqu’aux dents enterrée, -
Par la soif et la faim lentement dévorée,
L’aduitére subit un horrible trépas.
Que ton bai-bare époux ne t’épargnerait pas? ’ - . - ’
En vain la cour des czars, et leurs camps et leum villes Ont comprimé dix ans scs penchants indociles.
Sous le toit conjugal Nadir a reporté Des Scythes nos aïeux la sauvage âpreté;
Cacbe-lui ton malheur.
SELMA
. Mon père, il le soupçonne 5
ACHBAR. . ' '
Non, non. , .