V . ' PHARAN
A nos tribus on en prête toujours.
Notre race est maudite, et l’injustice humaine...
SELHA.
Laissons cela, Pharan. Une secrète peine,
Une ci’ainle à votre art me force à recourir.
PHABAN.
De votre cœur, Selma, puissè-je les bannir l Il me souvient encor de votre aimable enfance,
Nos tribus avaient part à votre bienfaisance.
Le bel âge est venu ; mais avec la beauté .
Arrivent les chagrins’, souvent l’adversité,
• , SELMA
Vous me faites frémir.
PHABAN.
Je ne sais rien encore.
Voire main me dii’a l’ennui qui vous dévore.
’ SELMA
La voilà.
PHABAN.
Je vois... oui, vous craignez votre époux, Vous soupçonnez Nadir.
SELMA
Son nom connu de vous...
- ACBBAB. , • '
Est-il dans la Crimée un nom qu’U ne connaisse?
PHABAN. ■ i ,
Dans les murs de Kaffa j’ai suivi sa jeunesse.
Ma fille a sous son toit quelque temps habité.
Sa mère à ma Fathmé prodiguait sa bonté, .