SCÈNE IV
AÇHBAR,^SELMA, ISMAEL, FATHMÉ, PHARAN.
• - FATHUÉ.
TeneÈ, Selma^ sans moi vous ne seriez plus mère. * \
s EL U A.
- IsmaCil quel péril as-tu donc affronté?
VATHMÉ.
Sur cet âpre rocher l’enfant était monté;
IS
SELMA
Et de son imprudence innocente victime,
Trahi par sa fàiblesse, il roulait dans l’abîme,
Si le tronc d’un cyprès ne l’avait retenu.
Ses cris me l'ont fait voir sur la mer suspendu :
Vers lui sur le rocher je me suis élancée;
Des rameaux du cyprès par un bras enlacée,
Je l’ai saisi de l’autre; et, calmant son effroi.
Par un heureux effort l’ai ramené vers moi.
SELMA
Oh 1 merci! qu’étes-vous? f
PHARÂN,
C’est Fathmé, c’est ma fille, Celle que de Nadir accueillait la famille.
, ACHBAB.
Qu’importent ces récits! épargne4oice'soin : ,
Notre reconnaissance en a-t-elle besoin?
SELMA
Oh! non! Comment payer ce généreux service.
Quand, risquant votre vie au bord d’ua précipice?..,
' 'eathmé.
L’enfant que j’ai sauvé m’en a payé le prix.
Comment?
FATHMÉ. • '
En me nommant celui dont il est fils.
Insensée!