SCÈNE IV
PHAHAN, i part.
ACHBAR.
A Nadir il n’a point dû la vie.
FATHMÉ.
A Nadir cependant votre fille est unie.
ACHBAR.
Oui ; niais ils ne sont pas les auteurs de ses jours.
ISIIAEL.
Si, ma mère ; je veux que tu le sois toujours.
SELMA
Tu n’en es pas moins cher, enfant, à ma tendresse. Mais pourquoi m’affliger et m’alarmer sans cesse?
ISM A ET..
Ma 'mère, emhraase-moi, tes cha^ias vont finir.
SELUA.
Tu le crois, cher enfant !
ISMAEE.
Mon père va venir.
- ’ . SELMA
Qui te l'a dit? . .
PATHMÉ.
C’est moi qui me plais à lé croire.
Du sommet escarpé de l’altier promontoire Qm domme la mer et le port d’Yalta,
Nous avons vu passer le vaisseau d’Odessa.
SE LM A
ISMAEL
Celui qui va sans voile, et qui souffle sans cesse En jetant dans les airs une fumée épaisse.
Tu sais? ‘ >
SELlt A.
Oui, mon enfant;- j’embrasse ton espoir.
Viens au-devant de lui ; j’ai hâte de le voir.