‹ Selmours de FlorianChapitre 101 sur 120 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

ANNA, seule.

Eédtatif.

Ton heure encor n'est pas sonnée

Don Juan ! — C'était folie à moi Que de vouloir lutter contre ta destinée.... Maintenant , si tu veux , mon père , venge-toi.

Oui la force manque à ma haine Ma vie est épuisée et le mal est vainqueui- , Mais du moins je souris à cette mort prochaine ,

Qui seule peut briser la chaine D'un froid hymen où je n'ai pas mon cœur. O mon père ! pardonne à la fille insensée Une flamme sans nom qui lui vient de l'enfer, Dans le fond de son cœur bien long-temps repoussée

88 DON JUAN

Et que, dans la tombe glacée, Elle emporte aujourd'hui pour mieux en triompher.

3ltr: j

Tu m'attends; je vais te suivre, Ombre sainte , dans ton séjour!

Par la tombe je me délivre

D'un fatal et triste amour

Avec moi , que sous la terre,

Soit caché tout ce mystère ,

Ce fatal et triste amour.

Ah ! pour ma douleur profonde , Pour les maux que j'ai soufferts, Peut-être au sortir du monde, Les cieux me seront ouverts.

Tu m'attends j je vais te suivre , Ombre sainte, dans ton séjour!

Par la tombe je me délivre

D'un fatal et triste amour.

Avec moi , que sous la terre ,

Soit caché tout ce mystère ,

Ce fatal et triste ^mour.

(Pon Ollaviy eiUre sur les dernières, mesures de Tair d'Anna.)

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