ACTE V, SCÈNE III
ELVIUE.
O sacrilège !
DOJV JUAIV , lui présentant un verre.
Vous offrirai-je De prendre un siège Auprès du mien ?
/ ELVIRE, indignée.
Va, le ciel gronde ; Suis, dans ce monde, Le cours immonde De tes forfaits.
LEPORELLO
Que Dieu nous aide !
S'il ne lui cède , Plus de remède , Sourd à jamais !
DON JUAIV, se levant, une coupe à la main.
Aux Castillanes !
j A mes sultanes,
Aux nuits profanes \ De mon palais !
Elvire va pour sortir, mais apercevant la statue par la porte grillée du côté gauche , elle rentre en poussant un cri , et se sauve par la droite en traversant la scène.
ELVIRE
Ah!
112 DON JUAN
BON JUAN
Quel cri s'est fait entendre ?
(à Leporello.) Cours et reviens me l'apprendre.
LEPORELLO , à la porte.
Ah!
DON JUAN
Quelle infernale esclandre !
Saurai-je la vérité ^
LEPORELLO revient épouvanté.
Ah! seigneur, charité, N'allez pas de ce côté.
L'homme de marbre qui passe!...
L'homme blanc!... mon corps se glace ; Si vous voyiez cette face !...
Ecoutez ce qu'il fait là :
Ta, ta, ta, ta.
(// marche comme la statue.)
DON JUAN
Quelle est donc cette grimace?
LEPORELLO
Ta , ta , ta , ta.
DON JUAN
Dans quel accès te voilà?
( On entend frapper plus fort.)
LEPORELLO
Ah ! maître !