‹ Selmours de FlorianChapitre 115 sur 120 · ACTE V, SCÈNE III. n · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III. n

DON JUAM.

On frappe à la porte, Ouvre.

LEPORELLO

Je tremble.

DON JUAN

Qu'importe ?

Ouvre , dis-je.

LEPORELLO

Et s'il m'emporte. »*

DON JUAN

Qui frappe donc de la sorte ?

Moi-même , je vais ouvrir.

LEPORELLO» se cachant.

Pourvu que sa face morte , N'aille pas me découvrir !

Don Juan prend son épée sur le sofa , saisit un flambeau à deux bougies et sort par la porte de gauche. Quand il rentre , il a jeté son épée^ ses traits sont décomposés; il précède la statue en Téclairant. Au premier mot de la statue , il est tellement frappé de terreur qu'il laisse s'échapper le flambeau. Danseuses , musiciens, serviteurs, tombent ia face contre terre; les lumières s'éteignent. Un épais brouillard descend et voile tout le fond du théâtre , où sont tombés les assistans. Don Juan , la statue , Leporello, restent seuls visibles au milieu de ce brouillard fantastique. La statue est grandie par de hauts talons. i

DON JUAN

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