‹ Selmours de FlorianChapitre 31 sur 120 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

l'art et du goût; c'est que nulle part les succès ne font autant de bruit; c'est qu'une jeunesse ardente et instruite fermente sur les bancs de ses universités; c'est qu'enfin, au milieu même de ses brillans salons, de ce77ï07if/e qu'on croirait superficiel à force d'élégance, on rencontre une foule choisie, femmes et hommes, dont l'âme est aussi poétique et aussi rêveuse que dans les montagnes de l'Ecosse ou sur les bords de l'Arno, et qui ne possèdent pas moins cette promptitude de conception, ce jugement sain, cette délicatesse de tact que rien n'égale et ne remplace chez les autres peuples.

C'estsurtout lorsqu'il s'agit de musique et d'opéras, que les célébrités étrangères sont avides de cette sorte de consécration française. Il faut croire qu'à toutes les époques ( et cela depuis Lulli) , les compositeurs ont trouvé dans les représentations de notre grand théâtre lyrique , des ressources, un ensemble, une convenance et une puissance dramatiques , qui compensent et au-delà tous les avantages et quelques supériorités spéciales des autres théâtres de l'Europe. Italiens ou Allemands , ils nous apportaient leur génie et leurs chefs-d'œuvre, et nous leur donnions en échange notre scène et toutes ses magnificences, n«of;ro salle et tous ses échos.

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