FAN NT
Ah!
ÉLISA , à Selmours.
Ecoutez , le temps presse.
Qu'elle était , entre nous , l'intention expresse î)e monsieur Mékelfort ? Il en eut deux, je crois; L'une de reverser tous ses biens à la fois Sur sa fille et sur vous, qu'il chérissait en père ; L'autre d'unir Jenny , par un hymen prospère , Au sort d'un homme aimable et qui puisse l'aimet : En faisant tout cela pourra-t-on vous blâmer ?
Non sans doute.
ÉLISA
Eh bien donc partagez l'héritagô
( 15) Comme »?ntre frère et sœur ; d'abord par ce partage Voilà le premier point rempli : qu'en pensez-vou»?
Mais Je second ?
ÉLIS A
Cherchez sans retard un ëpoux Qui présente à Jenny ces qualités de l'anie , Qui îeront avec vous le bonheur d'une fe.nme : Cela n'est pas aisé ; mais Jenny sur ce point Verra par d'autres yeux , ne vous connaissant point. Vous , jusqu'à ce moment, gardez en tuteur sage La dot qu'elle devra touciier en mariage ; Vous voyez, mon ami, si son père eût vécu , Qu'il n'aurait pas mieux fait.
♦ Oh ! non , je suis vaincu ; Rien n'est persuasif, je l'éprouve moi-même , Autant que la raison dans la bouche qu'on aime.
ÉLISA
De mon projet, je crois , le succès —
Est certain ; El chez mislriss Forward j'irai dès ce matin. Ainsi tout mon bonheur deviendra votre ouvrage.
ÉLISA
Que la tante d'abord ait un riche avantage. Avec cent mille écus de rente , miss Jenny ^e pourra ])as manquer d'avoir un bon mari ; Elle le choisira , ce sont là nos systèmes j Vous ferez deux heureux....
Nous le serons nous-mêmes.
Si mes offres pourtant ne lui convenaient pas , S'ilfaliaitL....
iLISA.
Terreur vaine !
Allons , dans tous les cas J'aurai fait mon devoir ; dois-je en craindre la suite ? Personne ne paurra reprendre ma conduite.