POSTES
loin et s'exagérant quand le malade se mouchait, secouait la lête, entrechoquait les mâchoires. Ouïe éteinte. Ecoulement séro-sanguin du conduit auditif. Membrane ltympanique rouge sombre. La région mastoïdienne est rouge, ædématiée, non douloureuse au toucher.
Le lendemain, otorrhée franchement purulente, |
Dix jours après, l’ouie recouvrait ses fonctions, la douleur disparaissait et à l'examen on constatait l'existence d’une petite perforation siégeant à la partie antéro-inférieure de la membrane du tympan.
Au bout d’un mois, le malade sortait de l'hôpital entièrement guéri.
Ces observations nous montrent que, dans les deux cas, l’hémorragie de l'oreille a été précédée d’épistaxis abondantes et suivie d'écoulement purulent,.
Dans le second cas, l’otorragie à été peu importante, mais accompagnée de surdité, de douleur pulsatile s’irradiant dans le voisinage et de bruissements d'oreille. La membrane tympanique était hypérémiée, et la région mastoïdienne rouge et œdématiée.
$ VII. Cirrhose hypertrophique.
Les hémorragies dans les maladies du foie sont fréquentes, mais l’otorragie est certainement la plus rare.
Parmi ces hémorragies, et par ordre de fréquence, nous trouvons : les épistaxis (par la narine droite surtout), les hémorragies de la bouche, de l'intestin, de l'estomac, de la peau.
Dans la cirrhose atrophique, on a signalé les hématémèses, les gastrorragies, les mélœnas, les épistaxis, les hémoptysies, les pétéchies et la pleurésie hémorragique.
Dans la cirrhose hypertrophique, ce sont surtout les épistaxis et les hématémèses qui dominent. Quant à l’otorragie, elle n’a été mentionnée qu’une seule fois.
Dans cette observation que nous allons résumer et qui a été publiée par le docteur Leudet, il s’agit d’un homme atteint de cirrhose hypertrophique au cours de laquelie il eut des hémorragies abondantes et répétées par l'oreille gauche.