‹ Séméiologie des Hémorragies Spontanées de l'OreilleChapitre 19 sur 56 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

après quelques semaines de séjour dans les salles, il fut pris tout à coup, el par l'oreille, siège de l'écoulement purulent chronique, d’une hémorragie presque foudroyante qu'on eut grand'peine à arrêler avec des tampons imbibés de perchlorure de fer et le pauvre malade exsangue rendit le dernier soupir le lendemain.

A l’autopsie, on trouva la membrane détruite, les osselets tombés et une carie du rocher. De plus, une nécrose de la portion de la trompe d'Eustache; deux petits sequestres, détachés et mobiles, avaient ulcéré la carotide. Pas

de tubercules dans le rocher; cavernes dans les poumons, elc.

Politzer a vu un cas semblable et a présenté au Congrès de Vienne de 1887 une préparation d’ulcération de la carotide interne due à une suppuration de nature tuberculeuse de l'oreille moyenne avec hémorragie mortelle (1).

Les caractères qui permettent de diagnostiquer la nature de ces hémorragies au cours de l’otorrhée des phtisiques sont généralement : l’absence de douleur, la grande quantité de sang qui s'écoule en jets saccadés isochronesaux battements du cœur. Toutefois ce dernier signe n’est pas constant. D’après Politzer (2) on n’a quelquefois qu'un léger suintement; d’autres fois le jet acquiert le volume du petit doigt, tellement le sang jaillit avec force;

La couleur rouge pâle de ce sang qui généralement est pur;

La syncope et le collapsus que produisent ces pertes considérables de sang;

Enfin l'arrêt de l’hémorragie par la compression de la carotide.

Ces signes ne sont pas, d’ailleurs, des caractères propres à l'otorrhée des phtisiques, Ils sont communs à toute hémorragie due à l’ulcération de la carotide (voir scarlatine).

(1) Revue de laryngol. et d’otologie de Bordeaux, mai 1887. (2) Politzer, Traité des mal. de l'oreille, p. 482.

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