OBSERVATION XVI
(GELLÉ, Clin. ololog. annexe. Statis. 1890, p. 50).
Le n° 216 présente une lésion olique et des troubles subjectifs auditifs indisculables ; des vertiges presque permanents, le sentiment d’une instabilité constante, une céphalée vive dès qu'il veut travailler, des bourdonnements dans les deux oreilles, mais surtout à gauche; il a de la lourdeur de
têle, de la somnolence après le repas, et de l'incapacité de travail. Il est
ACT On
court, gros et gras ; il s’essouffle au moindre exercice; on ne trouve rien dans ses urines ; mais l’examen du cœur montre l'existence d’une hypertrophie énorme du cœur, avec souffle profond, battements sourds, matité étendue; pouls inégal, toute une pléiade de signes de cardiopathie. Les oreilles sont bonnes, bien que la portée soit faible pour la montre (25 à 30 centimètres). Mais la gauche, dont le sujet se plaint et qui est le siège du bourdonnement le plus agaçant, présente une suffusion sanguine sur la paroi inférieure du conduit ; du sang noir s'écoule, au passage du spéculum, par gouttes, de la peau bleue et comme variqueuse en ce point, sans douleur aucune, au grand étonnement du sujet et de l'observateur. Teinte sombre et enfonçure des tympans normaux. La circulation de l'air par les trompes est facile. Il y a surtout congestion de la tête et des muqueuses naso-pharyn-
giennes sans état inflammatoire.
Pour que ce chapitre fût complet, il nous eût fallu poursuivre nos recherches.
Il existe encore, en effet, un certain nombre de maladies pouvant prendre place dans ce chapitre et dans le cours desquelles surviennent des complications auriculaires.
Peut-être aurions-nous pu y recueillir de nouvelles observations d’hémorragies.
Citons parmi ces maladies :
Le typhus exanthématique.
Les oreillons.
L’érysipèle.
La rougeole, qui peut revêtir, comme la scarlatine et la variole, la forme hémorragique, mais plus rarement.
D'autre part, l’otite de la rougeole revêt parfois un certain degré de gravité et la muqueuse de la caisse devient granuleuse et a tendance à produire des polypes. D'où possibilité
d’otorragies.
La diphtérie, où parfois le bacille de Klebs envahit le laby-
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rinthe, et y détermine des érosions des vaisseaux, des thromboses et des hémorragies (1).
La méningite cérébro-spinale épidémique où une otite moyenne analogue à celle de l’influenza fait souvent suite à l'otite purement labyrinthique.
La pneumonie, qui se complique parfois d’otite purulente.
La syphilis, où des gommes de l'oreille peuvent s’ulcérer et déterminer des pertes de substance considérables, et où parfois il existe des otites moyennes purulentes.
La goutte. |
Là maladie de Basedow, où des troubles vaso-moteurs du côté de l'oreille peuvent déterminer des désordres graves (2).
Enfin le scorbut et l’hémophilie, où on rencontre des hémorragies diverses.
(1) Garnault, Sem. méd., no i, 1894.
(2) Gellé, Clin. otol. ann., statistique 1890.