‹ Sémiologie des affections du système nerveuxChapitre 136 sur 222 · PG\S3(PG · texte numérisé non relu

PG\S3(PG

Ligne coccy-trochantérlennè ^

N crural

Nerf do rsa! du clitoris (PG.)

N. crural

Nerf obturateur

nbéomrojgenita/

’0omjnojgenît^'l

N cutané post^~~

\ We la cuisse

\ / ( peïk^sciatiqué)

N.pmqrant , cutané ' (S 3,0) /

\N.pdrfbrant /cutané \ (PG.)

branches postérieures de So,5, 6

i g. 599 et 400. — Topographie sensitive radiculaire (H) et topographie sensitive périphérique (I’). du périnée de la femme. Mêmes colorations et différenciations que dans les figures précédentes 597 el598.

l’exposer, n’est- pas conforme aux descriptions de Kocher, Tliorburn, Allen- Starr, Seiflert, etc.

Le dennatorne L3 n’est pas figuré dans les dessins de Kocher. H. Ileatl et

Thorburn par contre lui donnent une extension considérable et le placent à la face postéro-externe de la cuisse, à la région antéro-externe de la jambe ainsi qu’à toute la face dorsale du pied et du métatarse. Les orteils reçoivent, d’après II. Head,leur innervation de la lre sacrée, ce qui semble conforme aux faits. Thorburn les fait innerver par la 5e lombaire, excepté pour la moitié interne du gros orteil. Allen-Starr retrouve la 5e lombaire sous lorme d’une bande à la région postérieure de la cuisse, <pii s’étend de la partie externe du pli fessier à la zone de la jambe.

Pour Thorburn, la Ve sacrée innerve la face interne du gros orteil, le bord interne du pied, les 2/5 internes de la plante du pied, le talon et la région du tendon d’Achille. Au pied, Rocher ne lui réserve qu’une petite rondelle sur la partie interne de la face plantaire. Pour Allen-Starr, l’innervation de tout le pied et de la région antéro et postéro-externe de la jambe se fait par la lre sacrée. A la cuisse, Rocher représente la lre sacrée sous forme d’un petit ruban, commençant vers le milieu du pli fessier contournant la jambe à la manière d’une spirale, pour fournir la zone que Thorburn fait innerver par la 5e lombaire.

D’après Rocher, la zone de la 2e sacrée descend sur la face postérieure de la cuisse et de la jambe jusqu’à la malléole interne, s’étale en dehors à partir du creux poplité, empiète sur la face antéro-externe de la jambe au niveau de la partie moyenne du jumeau externe et fournit la sensibilité à tout le pied (faces dorsale et plantaire), sauf la petite rondelle de la face plantaire interne qu’il attribue à la lre sacrée.

Pour Seiffer, la 5e lombaire innerve la face plantaire du gros orteil el la face dorsale du pied à l'exception du gros orteil. Celui-ci ainsi que toute la plante du pied et la face postérieure de la jambe appartiennent au domaine de la lre sacrée, tandis que la face antéro-externe de la jambe est commune à Ls et S,. Le territoire de S2 fusionne à la face postérieure de la cuisse avec celui de S, et ne dépasse pas le creux poplité.

2° Zone périnéale ou génito-fessière. -- Les trois dernières racines sacrées et les nerfs coccygiens fournissent le revêtement sensitif de la partie terminale du tronc. Cette région représente une surface de section sur laquelle les ceintures radiculaires sont disposées en forme de cercles concentriques. Il suffit par la pensée d’étirer dans le sens de la longueur la base du tronc, cYst-à-dire le périnée, pour que l’image de l'échelonnement des ceintures se présente à l’esprit. Les cercles périphériques correspondent alors aux ceintures supérieures et les cercles centraux aux ceintures inférieures.

La partie du derniatome S3, tributaire du plexus génital, occupe la partie antérieure du plancher périnéal, la partie moyenne du scrotum et la verge. (Voy. lig. 395 à 597.) Elle appartient au territoire cutané du nerf honteux interne par le nerf périnéal el ses rameaux externe et superticiel, et par le nerf dorsal de la verge (ou du clitoris). Le nerf périnéal externe se distribue aux téguments du triangle ischio-bulbaire, de la

S y MJ ROM ES SE NSI TIFS-

8ii5

région externe du périnée et au scrotum, en s’anastomosant en dedans avec le rameau superficiel du périnée et en dehors avec les rameaux périnéaux du nerf cutané postérieur de la cuisse. Le rameau superficiel du périnée, plus volumineux, se perd dans la peau de la partie postérieure du scrotum et de la face inférieure de la verge (Voy. fig. 596 et 398). Chez la femme, les filets terminaux ne dépassent pas la partie postéro-interne des grandes lèvres. (Voy. fig. 400.)

Le nerf dorsal de la verge innerve par son rameau externe ou rameau pénien cutané, les téguments du pénis et du prépuce: il innerve la muqueuse balanique par son rameau interne ou rameau du gland et s anas-

Fig. 101. — Topographie radiculaire des muscles du périnée de l'homme.

Cette topographie ne se superpose pas à la topographie radiculaire sensitive. (Voy. lig. 597.

tomose au niveau du méat avec le filet urétral du rameau périnéal profond, branche de division du nerf honteux interne.

Chez la femme (Vov. fig. 400), le nerf dorsal du clitoris se perd sur la muqueuse du clitoris et du capuchon clitoridien ainsi que sur la partie supérieure des petites lèvres; quelques filets arrivent jusqu’à la peau de la partie antérieure et interne des grandes lèvres. La muqueuse du méat est innervée comme chez l’homme par le filet urétral du rameau périnéal profond.

Le dermatome S4 est inscrit dans le dermatoine précédent. Il comprend la partie interne des fesses, le sillon interfessier, la partie postérieure du plancher périnéal et s’étend en avant par une extrémité effilée, sur les téguments qui recouvrent le bulbe de l’urètre chez l'homme, et la fourchette du vagin chez la femme. Le dermatome S4 est tributaire des

Dejehixe. — Sémiologie. 55

SÉMIOLOGIE Dr SYSTÈME NERVEUX.

branches collatérales sensitives du plexus génital, à savoir du nerf perforant cutané et du nerf hémorroïdal ou cutané anal. Le premier perfore le grand ligament sacro-sciatique, se réfléchit contre le bord inférieur du grand fessier pour se distribuer au tiers interne de la fesse. Il s’adosse dans cette région, au niveau du sillon interfessier, au territoire cutané de la branche postérieure du quatrième nerf rachidien sacré (S4P, Voy. fîg. 575 et 598).

Le nerf cutané anal ou hémorroïdal s’anastomose avec le rameau périnéal superficiel du nerf honteux interne, et se distribue à la peau de la marge et de l’orifice de l’anus, et au plancher périnéal situé en avant de cet orifice. Il atteint chez l’homme le bulbe de l’urètre (Voy. fig. 598) et chez la femme la fourchette du vagin (Voy. fig. 400).

Dermatomes Ss et S6. — Les téguments qui avoisinent la pointe du coccyx, recouvrent sa face postérieure et s’étendent en avant jusqu'à l’anus, appartiennent aux dermatomes S3 et S6 ; ils sont tributaires, en avant, du nerf coccygien, nerf qui se distribue à la peau qui recouvre les muscles ischio-coccygien et releveur de l’anus et, en arrière, des branches postérieures des 5e et 6e nerfs rachidiens sacrés (Voy. fig. 597 à 400).

Caractères des anesthésies radiculaires. — L’anesthésie par lésion radiculaire peut porter sur tous les modes de la sensibilité. Cependant les observations de 11. llead sur deux malades opérés par Ilorslev (section de plusieurs racines cervicales pour névralgies rebelles), semblent montrer qu’on peut dans ce cas, comme à la suite de la section d'un nerf périphérique, observer un retour plus complet et plus précoce de la sensibilité profonde que de la sensibilité superficielle. (Voy. p. 817.)

Dans 1 e tabes, que l'on peut considérer comme une affection essentiellement radiculaire, les troubles de la sensibilité tactile et des sensibilités profondes, en particulier du sens des attitudes, sont en général beaucoup plus marqués que ceux de la sensibilité douloureuse et surtout de la sensibilité thermique. Celle-ci, et particulièrement la sensation de froid, est presque toujours la dernière à disparaître.

Ce mode de dissociation, caractérisé par l’anesthésie tactile, la perte des sensibilités profondes, l’altération beaucoup moindre des sensibilités douloureuse et thermique, constitue le caractère habituel des troubles de la sensibilité dans le tabes. En d’autres termes, ce syndrome, inverse de celui que l’on observe dans la syringomyélie, représente le mode de dissociation dit tabétique (Voy. p. 779).

J’ai aussi rencontré ce mode de dissociation à l’état d'ébauche dans quelques cas de radiculite. 11 s’observe parfois également au cours des tumeurs cérébrales qui produisent, par hypertension méningée et par distension des gaines radiculaires, une véritable compression des racines.

L’interprétation de ce syndrome de dissociation tabétique est encore obscure; mais sa signification clinique est assez précise pour qu’en le constatant, on doive penser à une lésion radiculaire et, en particulier, au tabes. 11 se distingue nettement du syndrome périphérique (Voy.

S l WD ROM ES SE NSI TI Fs.

sr, 7

p. 818) et du syndrome syringomyélique (Voy. p. 904 ainsi que du syndrome des libres radiculaires longues des cordons postérieurs avec intégrité des racines correspondantes et dont je parlerai plus loin. (Voy. p. 905.) Par contre, il se rapproche à certains égards du type de dissociation que l’on rencontre dans l'anesthésie cérébrale par lésion corticale, que j étudierai par la suite sous le nom de syndrome sensitif cortical. (Voy. p. 915.)

Le mode de dissociation tabétique n'est la conséquence que de certaines

Fig. 40-2 el 403. — Topographie des troubles de la sensibilité dans un cas de paralysie radiculaire supérieure — V" et VI’ — par radiculite syphilitique (malade de la lig. 2t>4) datant d'un an chez une femme de trente-cinq ans. Douleurs très vives augmentées par la toux et les efforts. Les troubles de la sensibilité, représentés par les bandes teintées (CY, CM et la partie brachiale de Cl V i portent sui le tact, la douleur et la température; ils sont très accusées au niveau du moignon de l’épaule et vont en décroissant d’intensité de haut en bas. (Salpêtrière, 1910.)

lésions radiculaires — tabes, certaines radiculites, — et, j insiste sur eo fait, il fait défaut dans les cas de lésions massives, complètes des racines postérieures où tous les modes de sensibilité sont également altérés.

Valeur sémiologique. — Toutes les fois que les racines postérieures sont atteintes par une lésion dans leur trajet intra-méningé ou au niveau de leur pénétration dans la moelle, la topographie de l’anesthésie correspond à la représentation cutanée de la racine lésée. L’anesthésie radiculaire peut encore traduire une compression des racines en dehors des enveloppes méningées, par tumeurs , luxations, fractures, mal de Pott, cancer de la colonne vertébrale.

L’anesthésie radiculaire accompagne les paralysies radiculaires de

> lïMlOLOGlt' DU SYSTÈME XEPIEUX.

cause traumatique atteignant les racines postérieures. On la rencontre également clans les cas de compression de ces racines par suite de esions intra-méningées, dans les paclnj méningites, les rndiculites, le Mhcs, les tumeurs et dans la méningite spinale kystique. — Elle traduit dans certains cas d e tumeurs cérébrales, l'hypertension du liquide céphalorachidien comprimant ou irritant les racines dans leur gaine radicufnirc. Hans le tabes, elle est constante. Enlin, on verra quelle traduit

Fi, met m. — Topographie des troubles de la sensibilité dans un cas de paralysie bilatérale du I lexus biaclual pai cotes cervicales supplémentaires (Voy. la radiographie, lig. 2i5). Dans ce cas cou- < ei nant une teranie de trente-trois ans, les premiers symptômes douloureux remontaient à un an. -es ti oubles para ytiques étaient moins marqués que les troubles sensitifs et prédominaient les uns ■ les autres dans le membre supérieur droit, l.a topographie des troubles de la sensibilité est limitée an domaine de la V et de la M- cervicales. A la suite d’une intervention chirurgicale la côte cervicale supp ementaire du cote droit ayant été réséquée, les troubles moteurs et sensitifs existant de ce co e. disparurent au bout d’un mois. (Voy. J. Dejerixb et I1. Armanu-Delilu: : Vu vas ,1e paralysie rndi- ‘ iilane supérieure bilaterale du plexus brachial, à symptomatologie surtou I seusitire, due à la prisse ne e rie cotes cervicales supplémentaires. Hernie neurologique. 1902, p. 1060. )

egalement la destruction des racines dans leur trajet intra-médullaire, par un foger hémorrhagique ou une sgringomgélie. (Voy. (ig. 480, 481 et 509 à 525.)

Dans les /raclures et les luxations de la colonne vertébrale où, en général, il existe simultanément une lésion radiculaire et une lésion médullaire, la topographie radiculaire se présente avec une netteté pour ainsi dire -schématique et c'est à l’aide de cas semblables que Thorburn. suivi depuis par d'autres observateurs, a pu tracer les premiers lableaux de distribution cutanée des racines postérieures. (Voy. p. 890.)

s VX DROME S SEXSITIFS.

Paralysies radiculaires — Dans les paralysies radiculaires du plexus brachial, la topographie radiculaire de l’anesthésie est des plus nettes. Dans les trois types — type radiculaire supérieur ou type Duchenne- Erb, type radiculaire inférieur ou type Klumpke, type radiculaire total — les troubles sensitifs cutanés et à topographie radiculaire sont constants. Parfois ils sont plus ou moins complets, souvent aussi ils se présentent avec une netteté absolue. Dans le type supérieur, on observe une anesthésie sur le côté externe du bras et de l'avant-bras, empiétant en avant et en arrière sur les faces antérieure et postérieure correspon-

Fig. 406 et -107 . — Topographie des troubles sensitifs — tact, douleur, température — dans un cas de paralysie radiculaire inférieure gauche (type Klumpke) datant de six mois, chez une femme âgée de quarante-six ans, syphilitique et dù à une radiculite. Ici, la distribution des troubles sensitifs cutanés occupe la face interne du bras et de la main et correspond exactement au territoire de distribution des racines postérieures de la 8“ cervicale, de la 1” et de la 2* dorsales. Il existait en outre chez cette malade une atrophie marquée des muscles de la main — thénar, hvpothénar et interosseux — ainsi qu'un affaiblissement très marqué de la force des fléchisseurs des doigts. L’examen de la pupille ne fournit pas de résultats, car l'œil gauche était atteint de cécité. A l'autopsie, on trouva une plaque de méningite gommeuse de 5 millimètres de haut sur 3 millimètres de large, comprimant les racines antérieures et postérieures des 8* cervicale et 1" dorsale du côté gauche qui étaient très atrophiées (Voy. J. Dejerine et A. Thomas. Sur l'étal de la moelle épinière dans un cas de paralysie radiculaire inférieure du plexus brachial d'origine syphilitique. Contribution à l'étude du trajet intra-niédullaire , etc. Soc. de Biol., 18%. p. 67o.)

dantes (V et VIe cervicales) (Voy. tig. U) '2 à 405). Dans le type Klumpke ou radiculaire inférieur (Voy. tig. 406, 407. 412, 415, 414 et 415), l'anesthésie occupe la face interne de l’avant-bras (8e cervicale et l,e dorsale) et ne remonle sur la face interne du bras que si la lésion s'étend à la 2e dorsale. Enfin, dans le type radiculaire total (Voy. fîg. 408 à 41 1 ), les troubles de la sensibilité cutanée sont disposés comme suit (Mlle Klumpke) : « l'anesthésie absolue occupe toute la main et tout

SEMIOLOGIE DU SYSTÈME NEIG EUX.

STu

I avant-bras et s’étend le plus souvent à un ou deux travers de doigt audessus du coude. Au bras, elle occupe la région externe et postérieure jusqu'au niveau du Y delloïdien. La peau de l’épaule, celle de la face interne du bras, conserve sa sensibilité normale, et cette intégrité tient a ce que cette zone reçoit ses nerfs des branches perforantes des 2P et .">e nerfs intercostaux (2e et TE racines dorsales) ».

Un reste, dans les paralysies radiculaires du plexus brachial, les

Fig- 408, 409, 410 et 411. — Topographie des troubles de la sensibilité dans un cas de paralysie radiculaire totale du plexus brachial gauche d’origine traumatique datant de vingt jours, chez tin jeune homme de vingt ans. Paralysie totale et débit 1 d’atrophie musculaire avec abolition des réflexes tendineux, œdème et cyanose dans le membre supérieur gauche, abolition de tous les modes de la sensibilité superficielle et profonde dans les régions teintées — CW CVI, CVII, CVIII, DI. — Phénomènes oculo-pupillaires — myosis, enophthalmie — du même côté. Mort au cours d’une intervention chirurgicale trentersix jours après l’accident. Autopsie. Arrachement total des racines inférieures du plexus brachial — CVII, CVIII, DI — élongation du tronc radiculaire commun de CY et de CVI avec coloration grisâtre des racines correspondantes. (Salpêtrière, 1908.) (Voy. Mme Dkjemne-Klumpki : Paralysie radiculaire du /duras brachia/ arec phénomènes oculo-pupillaires , an lopsiée trente-six jours a/très l'accident . Renie neurologique^ 1908, p. 657.)

troubles de la sensibilité sont plus ou moins durables, selon que les racines sont simplement distendues, comprimées, écrasées ou arrachées. Dans ce dernier cas, ils persistent indéfiniment, ainsi du reste que l’atrophie et la paralysie, et c'est ce que l’on observe d’ordinaire dans les paralysies radiculaires dues à de violents traumatismes, à une compression ou à une radiculite intenses.

Dans les paralysies radiculaires du plexus brachial, les troubles de la sensibilité sonl rigoureusement limités au domaine des racines lésées.

s VXD HOMES SE A'*/ TIFS.

Tou tdoi s dans ecrlains cas de paralysie radiculaire d'origine I ramiiali(|ue où les racines ont été fortement tiraillées, sinon arrachées et où la moelle est lésée, le traumatisme intra-médullaire peut s'accuser par des troubles de la sensibilité beaucoup plus étendus que les zones d'anesthésie dues à la lésion radiculaire. Tes troubles surajoutés de la sensibilité siègent au-dessus et au-dessous du domaine des racines traumatisées : ils ocru poêla moitié homolatérale du corps sur une hauteur plus ou moins grande

Fi*;'. i 12 <*t ilô. — Astéréognosic ù topographie radiculti ire dans un cas de r.idicnlite syphilitique, chez mie femme de cpiarante ans. La zone pointilléc indique l’hyperesthésie. (Voy. .1. Dkjkkink «*i M. Ciiikw. Hrviic neurologique , 1901, |». o()2.)

et sont à topographie également radiculaire. Ils sont la conséquence de Ihématoinyélie due au traumatisme des racines et se présentent avec les caractères de la dissociation syringomyélique tantôt parfaite*, tantôt avec une très légère atteinte de la sensibilité tactile. (Vov. fig. 470 et 477.)

Dans les cas de paralysie radiculaire par lésion du rachis ou par compression extra ou intra-dure-mérienne (mal de Pott, côtes cervicales supplémentaires, tumeurs, exsudats, radiculites), les troubles de la sensibilité peuvent présenter une topographie variable selon le nombre de racines postérieures atteintes et parfois dépasser le domaine du plexus brachial. (Voy. fig. 414 et 415). Il n existe pas toujours de parallélisme (*ntre la distribution de la paralysie et celle de l’anesthésie, les racines antérieures pouvant être moins comprimées que les racines postérieures et vice-versa. Il existe même des paralysies radiculaires purement motrices ou purement sensitives, aussi bien pour le plexus brachial que pour les plexus lombaire ou sacré.

8 ï: Ml 01. OU II: DU SYSTÈME XERTEI'X

Dans les paralysies radiculaires du plexus lombaire et du plexus sacré, ou peut distinguer trois types au point de vue de la distribution cutanée de l'anesthésie, types qui correspondent à des étages différents de racines |\oy. fig. 268, 380, 383, 383 à 387, 580 à 599) et que I on peut observer à la suite de compressions par traumatismes, tumeurs, exsudats, radiculites.

Si la compression siège au-dessous de la O1' vertèbre lombaire, c'est-àdire au-dessous du cône terminal et intéresse toute la queue de cheval.

Fig. U t et 1 1 — Topographie des troubles de la sensibilité dans un cas de paralysie radiculaire inférieure motrice et sensitive du plexus brachial droit, datant de cinq mois, et due à une radiculite de nature indéterminée chez une femme de soixante-dix ans. Douleurs spontanées très vives, augmentées par la toux et l’éternuement. Atrophie des muscles de la main et du groupe interne de l'avantbras, avec réaction de dégénérescence. État lisse et refroidissement de la peau de la main. Défi exe radial aboli, réilexe olécranien alfaibli. Enophtalmie droite avec myosis. Abolition des sensibilités superficielles et profondes dans toutes les régions teintées — domaine de CV 111. DI. DU. D11I. 1)1 V, avec astéréognosie à type également radiculaire et n'existant que dans les deux derniers doigts de la main. (Salpêtrière, 1911. < Ici les troubles sensitifs dépassent le domaine des racines du plexus brachial.

elle, peut déterminer une anesthésie complète et totale de tout le tégument cutané des membres inférieurs, limitée en haut et en avant par le pli inguinal et en arrière par une ligne horizontale correspondant à la limite supérieure du sacrum. Le périnée, l'anus, les organes génito-urinaires participent à l'anesthésie. Pour qu’une semblable topographie soit réalisée, non plus par une lésion radiculaire mais bien par une lésion médullaire en foyer, il faudrait une lésion siégeant au niveau de la H” vertèbre dorsale, c’est-à-dire beaucoup plus liant. Ce fait est la conséquence de l’obliquité, très grande en bas, des racines lombaires et sacrées. (Voy. fig. "268. ) Le diagnostic de lésion radiculaire dans un cas

N ) A ’DHOML'S S t'y SI Tirs .

semblable ne peut guère se faire que par la présence des douleurs indiquant la compression des racines, douleurs intenses, à caractère fulgurant, térébrant ou constrictif et que l’on n’observe pas à la suite de lésions médullaires en foyer.

Si la lésion siège au niveau do la oe vertèbre lombaire ou de la I"' vertèbre sacrée, on constate encore l’anesthésie du périnée el des organes génitaux et. en plus, des troubles de la sensibilité cutanée occupant les régions suivantes (Voy. b g. 416 et 417) : sur la face postérieure des fesses.

Fig. 41() ri 117. — Topographie des troubles de la sensibilité dans un cas de fracture des vertèbres lombaires avec luxation sur le sacrum (malade de la figure 80 1. Douleurs violentes dans membres inférieurs. L'autopsie montra l'existence d’une compression de toutes les racines sacrée.** ainsi qu’un écrasement du cène terminal. (Bicêtre, 1892 ) ?

il existe une anesthésie en forme de selle ou de fer à cheval ( Tf et 4'' sacrées) dont la convexité atteint le bord supérieur du sacrum et dont les deux branches recouvrent la partie moyenne des fesses et descendent sous forme d’une bande (2e sacrée) plus ou moins large le long de la face postérieure des cuisses et se prolongeant en bas plus ou moins sur les jambes. (Voy. tig. 416 et 417.) S il existe en outre une bande anesthésique occupant la région antéro-externe des jambes, le dos du pied, el empiétant plus ou moins sur sa face plantaire, on peut affirmer que la 5e paire lombaire, la lrc et la '2e paires sacrées participent à la lésion. (Voy. fig. 416.) Une lésion médullaire en foyer produisant une semblable anesthésie devra encore ici siéger beaucoup plus haut : c’est ainsi que dans le cas de Erb-Schultze, une esquille osseuse ayant sectionné la moelle d’avant en arrière entre la 12" vertèbre dm-

sale cl la 1 vertèbre lombaire, avait déterminé une anesthésie ■ topographie analogue, et, dans ce cas, on avait, pendant la Nie

^ i n • ÜS «*1 il 9. — Topographie dos troubles de la sensibilité dans un casde sciatique radiculaire datant de deux mois, et très douloureuse, .chez un homme de vingt et un ans, syphilitique depuis quatre ans. Ici, les troubles de la sensibilité qui sont caractérisés par une forte hypoesthésie, siègent dans le domaine de Si et Su. Pas de modification du réflexe achilléen (Salpêtrière, 1 90 i » .

(Voy. Houssellikii : Les

troubles de In sensibilité dans la radicalité sciatique si/pkilitique. Obs. S.

Thèse inaug. Paris, 1937. i

Fig. ilS.

Fig. 4111.

l ig. 120 et 421 . — Topographie des troubles de la sensibilité dans un cas de sciatique radiculaire d’origine syphilitique datant de quatre ans, avec paralysie et atrophie musculaire du jambier antérieur et de l’extenseur propre du gros orteil.

Homme de trente-huit ans. Leucoplasie buccale.

Ici les troubles de la mol i 1 i té corresponde]) t

«à une partie des territoires radiculaires Liv el Fv et ceux de la sensibilité aux territoires de Fv, Si et Su. (Salpétrière, 1906). (Voy. P. Camus et A. Skzary : Un cas de radicalité scnsiiivo - motrice. Revue neurologique, 1906, p. 117-2.1 J’ai revu ce malade en 1911, son état est toujours b* même.

Fig. i20.

localisé la compression à la hauteur de la I1" vertèbre sacrée. I.nlin un troisième type d anesthésie radiculaire par compression peut

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