II Chroniques
Marc, et il sortit de cette nuée une voix qui fil entendre ces mots : Celui-ci est mon fils '. » Ce dieu aurait pu être représenté par une idole noire, comme le faisaient quelques tribues arabes. C'est lui qui lutte la nuit avec Jacob, et lui crie de le laisser partir parce que l'aube commence à poindre. Il était analogue au Camos des Moabites et des Ammonites, adoré sous l'image d'une étoile noire; et nous avons vu que les Arabes lui sacrifiaient des victimes humaines, le samedi, jour de Saturne, la planète la moins lumineuse; c'était leur Sabbat, dont héritèrent les Hébreux. Le livre d'Hénoch dit que le château où réside Jéhovah st situé au septième ciel, dans la planète aturne \
Mais les tribus sémitiques qui considèrent souvent en Moloch le souverain du londe souterrain, ne cessèrent jamais de voir
en lui le maître universel, le feu tout-puissant. Les Hébreux l'adorèrent principalement sous ce dernier aspect, ce qui était un retour vers la conception première des ancêtres. Le feu fut le dieu de toute la race, et l'idole une fournaise toujours avide de victimes. Jéhovah apparaît à Abraham sous l'aspect d'un four d'où sortait de la fumée *. C'est ce brasier qui était Jéhovah ; et c'est au feu que l'on offrait des holocaustes, car le dieu se nourrissait de leur chair en la consumant. « Un feu sorti du Seigneur, dit le Lévitique, dévora l'holocauste et les graisses qui étaient sur l'autel \ »
Au Sinaï, Jéhovah est un feu qui inspire l'effroi. « Alors le Seigneur apparut à Moïse dans une flamme de feu 3 . » « Le Seigneur vous parla à Horeb du milieu du feu 4 . » « Ce qui paraissait de cette gloire du Seigneur était comme un feu ardent au haut de la mon-